On ne lâche rien !

On ne lâche rien !

TÉMOIGNAGE

On ne lâche rien

Asten Event 2022 - photo de groupe

1 an après « Le poids à payer », j’avais envie de vous raconter la suite et vous partager mon état d’esprit et mon chemin.
Spoiler alert:// Le léopard n’a pas dégonflé.

TRIGGER WARNING : Je parlerai ici d’alimentation, de vision de mon corps et de Troubles du Comportement Alimentaire (TCA), sans tabou ni filtre. Certains passages peuvent être perçus comme intenses ou difficiles.

Nous sommes près d’un an après que je sois redevenue grosse. L’écriture de mon premier témoignage, mais surtout votre accueil chaleureux, m’a libérée d’un poids énorme. J’ai pu écouter vos histoires, lire vos encouragements et me rendre compte que, malgré la sous-représentation évidente des DT1 en surpoids sur Instagram, nous sommes BEAUCOUP. Vous avez été d’une bienveillance et d’une douceur rares. Je me sens profondément reconnaissante de vivre entourée d’une telle communauté. Merci encore.

 

Accepter la réalité

 

J’ai alors commencé à réapparaître en stories. Je n’aimais toujours pas ce que je voyais et j’essayais “d’arranger” le bazar au maximum. Au fond de moi, une petite voix me susurrait : mais arranger quoi ? ce que tu es ?
Oui, j’avais conscience que cela n’avait pas beaucoup de sens, puisque je suis comme je suis. Je n’ai jamais voulu utiliser de filtres, je n’allais pas commencer maintenant. Et puis pour quoi faire ? Me couper du monde jusqu’à ce que je ressemble à ce que j’aurais voulu être ?

Pourtant, selon le résultat, il m’était parfois impossible d’accepter la réalité. Je supprimais alors tout et passais à autre chose, avec un goût amer en bouche.

Je fais au mieux pour manger plusieurs fois par jour, toutes les trois heures maximum, comme mon suivi le préconise. Le principe est simple : peu importe ce que je mange, tant que je mange. J’ai vraiment essayé de déconstruire mes peurs et mes injonctions autour de la “qualité” des repas. Mais quand on est persuadée d’être en échec parce qu’on n’a pas eu envie de manger de la mâche, la tâche se révèle difficile. Surtout quand le corps, en état de stress permanent et souvent en sous-régime, réclame plutôt une alimentation industrielle, riche en graisses et en glucides.

Moi qui aimais tant la nourriture, j’ai commencé à redouter les repas. Passée la joie d’avoir retrouvé mes signaux de faim, une autre peur s’est installée : celle du moment où mon corps allait demander son dû. Lentement mais sûrement, j’ai créé des rituels de panique au moindre signal, puis la peur de n’avoir encore envie que de « bêtises ». Manger est devenu un cauchemar. Je déteste cuisiner. Je n’ai jamais envie de manger des légumes. Je ne sais plus me forcer à manger ce qui ne me fait pas envie, jusqu’à parfois me provoquer des vomissements. Puis je culpabilise. « Normal que tu n’ailles pas mieux si tu manges des chips et du saucisson », « si tu voulais vraiment mincir tu ne mangerais pas ça », « tu ne vas jamais t’en sortir ». Puis je me rappelle que l’important, c’est que je mange. Alors j’avale, avec dépit, ce que j’arrive à désirer.

En parallèle, j’enchaîne les mésaventures : financières avec ma maison et l’artisan des travaux, professionnelles avec mon activité de freelance, matérielles avec ma voiture et ses mille pannes, émotionnelles avec l’état de santé de mes chiens. Je suis profondément affectée par le cancer d’Archibald, mon grand chien de refuge. Je ne comprends pas comment la vie peut s’acharner ainsi sur un être aussi gentil et innocent. Je me sens en colère, impuissante, et surtout submergée. Les crises de panique et les crises de larmes s’enchaînent. J’en viens presque à oublier mon corps.

 

Mes refuges de survie

 

Dans ces moments-là, je me réfugie derrière mon blog. J’échange avec vous, je partage mon retour d’expérience sur le Diabète et les nouvelles technologies. Je me sens utile. Je retrouve une part de moi que j’aime. Le Diabète est un univers que je maîtrise, et le mien reste sous contrôle malgré mon mal-être. Je tiens la barre. Peut-être la seule de ma vie à ce moment-là.

Fin octobre, je perds Archibald. J’aime mes chiens, mais Archi avait une place particulière dans mon cœur. Il avait ce pouvoir fou de me faire sourire par sa simple existence. Avec sa mort, j’ai le sentiment de m’enfoncer encore un peu plus dans une vie sans vibration ni joie.

Vous l’avez peut-être remarqué : je souris beaucoup en photo. C’est ma manière d’invoquer la joie, dans l’espoir que ces sourires deviennent un jour plus vrais. Et certains l’ont été, dans des moments fugaces : une belle lumière pendant une promenade, ou la satisfaction de porter une tenue dans laquelle je me sens bien.

 

La descente aux enfers continue

 

Alors que je peinais déjà à m’alimenter régulièrement, tout s’aggrave avec le stress et le deuil. Yuca, mon premier chien, me quitte à son tour en fin d’année, suite à un accident tragique. Réussir à manger un simple plat de pâtes ou de riz devient une victoire. Je sais que je ne mange pas assez. J’ai souvent si faim que j’en ai la nausée, et paradoxalement, cela rend le fait de manger encore plus difficile.

Je mange par nécessité, triste de ne pas pouvoir faire mieux, avec le sentiment de trahir mon corps qui ne demande qu’un peu d’énergie.

Dans ces conditions, il m’est évidemment impossible de demander à mon organisme de gérer correctement les glucides. Maintenir une HbA1c stable devient extrêmement énergivore.

Depuis quelque temps, je ressens même des signaux d’hypoglycémie sans en faire réellement. C’est très perturbant, moi qui ai toujours relativement bien perçu mes glycémies. J’ai l’impression que mon corps ne sait plus comment me faire manger. J’ai également des hypoglycémies quotidiennes qui surviennent après avoir plusieurs fois ignoré les signaux de faim. Je perçois un point de rupture. Mon corps a manifestement besoin que mon esprit cesse de résister.

 

Un certain soulagement suite à l’impédancemètre

 

En cette fin d’année, ma diététicienne spécialisée en TCA m’a fait passer un test à l’impédancemètre professionnel. Beaucoup de choses en sont ressorties. Certaines m’ont laissé un goût amer, d’autres m’ont ouvert les yeux.

Il semblerait notamment que ma rétention d’eau soit liée au stress, et non à mon alimentation. Découvrir que je n’avais ni problème de tension ni inflammation m’a soulagée d’une culpabilité énorme. Je n’aggravais rien en mangeant gras ou salé. Cela expliquait aussi pourquoi ma parenthèse désespérée sans sel n’avait donné aucun résultat.

Encore une fois, je mesure le pouvoir destructeur du stress et de la culpabilité chroniques sur ma santé physique et mentale.

Un autre point a retenu mon attention : mon métabolisme de base. Cela correspond aux besoins énergétiques incompressibles de notre corps. Autrement dit, le nombre de calories dont on a besoin, juste pour exister. Et bien le mien est HAUT. Je n’ai jamais compté mes calories (entre DT1 on est plus team glucides hein, ça suffit bien). Mais j’ai commencé à m’y intéresser vaguement quand il fallu m’assurer que je mangeais assez. Je savais déjà que les croyances populaires étaient éclatées, mais découvrir que j’avais besoin du double, rien que pour exister, ça m’a fait un choc.

Toute ma jeunesse, on m’a dit que je mangeais trop. Que je ne savais pas faire la différence entre faim et envie de manger. J’ai vécu plus de quinze ans avec une faim monstrueuse que je pensais imaginaire et illégitime. Lire cette donnée m’a donné envie de pleurer. De soulagement. D’amertume. De tristesse aussi, en réalisant que je ne sais même plus aujourd’hui me nourrir suffisamment pour permettre à mon corps de fonctionner correctement.

Quelle ironie. Cette jeune fille affamée, qui se restreignait par peur du jugement, a aujourd’hui enfin la liberté de manger à sa faim. Et elle n’y arrive plus.

Plus jeune, j’avais un poids en tête. Très loin du mien. Sans qu’il ne soit non plus une obsession, il me maintenait en échec. Et bien j’ai découvert que ce poids idéal correspondait à peine à ma masse musculaire additionnée à ma masse osseuse. Encore une fois, je me retrouvais face au ridicule de mes exigences.

 

Le rôle du psychiatre

 

Aujourd’hui, le chemin vers la guérison passe par mon accompagnement psychiatrique. Je dois apprendre à ressentir, vraiment. Les émotions fortes, positives comme négatives. Mes anciens mécanismes de défense, autrefois nécessaires, m’étouffent désormais.

Les émotions débordent. Je ne sais plus contenir ce chaos qui n’en aurait jamais été un si j’avais simplement laissé couler, en continu, ne serait-ce qu’un filet. Peu de personnes comprendront sans doute ce que je veux dire, mais aujourd’hui je dois oser exister. Ressentir. Et accepter de ne pas pouvoir tout contrôler, comme j’écrirais minutieusement un personnage de fiction.

C’est long et très douloureux. Et ce n’est que par ce chemin que je pourrais ensuite quitter cet état de vigilance permanent, de survie, et VIVRE, tout simplement.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai hâte d’écrire le tome III du petit léopard.

Merci pour vos lectures, vos témoignages et votre confiance.

Si vous n’aviez pas lu la partie I, la voici :

N’hésitez pas à venir échanger sur le sujet :
Facebook et Instagram.

J’ai toujours aimé manger

J’ai toujours aimé manger

Cet article a été publié dans la revue professionnelle Diabète & Obésité du mois de janvier 2026. Il s’adresse donc essentiellement aux diabétologues et endocrinologues. Je suis très fière d’avoir eu cette opportunité car je pense que c’est important de faire entendre nos voix. Ainsi, nos professionnels de santé restent connectés à notre quotidien et savent comment nous vivons la prise en charge. C’est aussi un moyen puissant de faire passer des messages et militer pour notre santé.

J’ai toujours aimé manger

DIABÈTE & TCA

J’ai toujours aimé manger.

 

Enfant, j’avais le sentiment que la nourriture me donnait de la force. Adolescente, c’était mon plus grand plaisir. Puis est arrivée l’Insulinothérapie Fonctionnelle, et avec elle une forme de libération des glucides. Mon plus grand bonheur est alors devenu de dévorer un gros beignet au Nutella. Rien n’était plus magique. Je ressentais des frissons dans les tempes, mes yeux s’illuminaient. Le petit déjeuner était littéralement ma motivation pour me lever le matin.

Et j’avais faim. Tout le temps.

On me répétait souvent que je ne savais pas faire la différence entre la faim et l’envie de manger. Pendant ce temps, je prenais du poids. Comme une fatalité que je ne pouvais éviter.

C’est à ce moment-là que la culpabilité s’est installée.

Si l’IF me semblait salutaire pour ma liberté alimentaire, il n’en fut rien pour mon Diabète de type 1. Alors que ma mère avait consacré une grande partie de sa vie à maintenir mon hémoglobine glyquée autour de 6 %, cet équilibre a rapidement volé en éclats. J’avais toujours mangé des féculents, mais la réintroduction massive de gras et de sucre a provoqué des hyperglycémies postprandiales incontrôlables.

Peu à peu, j’ai perdu ma sensibilité à l’insuline.

Franchement, je n’ai jamais été plus radieuse qu’en tenant ce beignet. C’était avant tous les problèmes.

À cette époque, quelque soit mes efforts, je n’arrivais pas à dompter mon Diabète. Je n’attribuais donc pas tout à mon alimentation, mais plutôt à ma prise en charge lors de mon passage sous IF. J’avais perdu espoir de gagner cette bataille. On me parlait souvent de la pompe à insuline, mais c’était inenvisageable. L’idée même d’une tubulure me donnait la nausée.

J’ai grossi & culpabilisé.

 

J’ai essayé tous les régimes bien marketés des librairies. J’ai détesté mon corps. J’ai cru que mon Diabète me condamnerait à mourir à quarante ans dans d’atroces souffrances. Et j’avais toujours faim.

Quelques années plus tard, on sent que je voulais disparaître, ça me brise le cœur…

Puis un jour, j’ai réussi à perdre du poids. Je mangeais peu de féculents, énormément de fibres, et je compensais mes craquages par une activité physique intense. CrossFit, course à pied, boxe Muay Thaï. J’avais toujours faim, mais à force de lutter contre, je me suis dissociée de mes sensations.

Les hyperglycémies postprandiales sont restées, dès que je mangeais plus de féculents que d’habitude ou des féculents « blancs », que j’avais classés comme aliments à éviter.

Lentement, j’ai cheminé vers l’idée de la pompe à insuline. Les capteurs de glycémie m’avaient permis de visualiser le chaos permanent entre mes repas, chaos que je ne pouvais pas réellement corriger avec mes stylos.

Le passage sous pompe

 

Je suivais beaucoup de créatrices de contenu DT1 sur Instagram. Le jour où j’ai trouvé que le pod n’était pas si moche sur l’une d’elles, j’ai compris que j’étais prête. Prête à essayer une pompe, sans tubulure.

En trois semaines, je suis passée de 10 % à 6 % d’HbA1c. Je corrigeais sans cesse, j’expérimentais. Je me souviens de la satisfaction immense ressentie lorsque j’ai compris comment gérer une pizza chèvre miel avec un bolus prolongé massif.

Un sentiment de toute-puissance s’est installé.

Mais au lieu d’affiner mes réglages pour adapter mon traitement à mes besoins, j’ai commencé à ne plus tolérer la moindre sortie de cible glycémique. J’ai arrêté de manger le matin pour prolonger la courbe parfaitement plate de ma nuit jusqu’au déjeuner. J’ai jeté mon micro-ondes pour éliminer la tentation des aliments industriels. Je privilégiais les féculents complets, entiers. Même la farine intégrale me semblait provoquer des hyperglycémies postprandiales.

Je n’ai pas spécialement perdu de poids, mais le sport m’avait musclée, tonifiée. J’avais le sentiment d’un contrôle absolu sur mon corps et sur mes glycémies. J’aimais toujours manger, tant que ma glycémie restait dans la cible.

L’ère de la Boucle Fermée

 

Lorsque j’ai commencé à ne me nourrir qu’une fois par jour, voire une fois tous les deux jours, la boucle fermée CAMAPS FX m’a littéralement sauvée. J’ai accepté une pompe à tubulure pour en bénéficier. Je voulais retrouver une forme de souplesse alimentaire sans sacrifier mes résultats. Et l’algorithme a tenu ses promesses. Il a allégé ma charge mentale, m’a permis quelques écarts. Pourquoi me priver de burgers si la boxe maintenait mon poids et que l’algorithme gérait cela comme un plat de quinoa ?

Puis mon corps m’a rappelé que la vie ne se résume pas à un contrôle permanent, même avec quelques « cheat meals ».

Quand le corps dit STOP

J’ai commencé à grossir, sans comprendre ce qui m’échappait.

 

Était-ce des écarts devenus plus fréquents ? Un corps affamé qui stocke sans concession ? Le passage de la trentaine ? Quand j’ai vraiment perdu le contrôle, je l’ai perdu totalement.

En deux ans, j’ai pris plus de trente kilos. Je suis suivie pour une boulimie compensatoire depuis deux ans également. Mes besoins en insuline ont augmenté, évidemment. Malgré quelques mois en roue libre, j’ai réussi à redresser la barre et à rester sous les préconisations. L’expérience et les avancées technologiques m’y ont aidée. Je me suis détendue vis-à-vis de mes glycémies, mais l’équilibre reste fragile.

Quand je suis à 100 % dans la cible, je ressens une pression immense, la peur de faire exploser ce chiffre par une hyperglycémie. Quand le 100 % s’effondre, je ressens à la fois du soulagement et une profonde déception.

Et le plaisir de manger ?
Je l’ai exterminé.

 

Aujourd’hui, ressentir la faim peut déclencher une crise d’angoisse. Que vais-je manger ? Vais-je encore vouloir un aliment industriel ? Mon chemin vers la guérison se résume désormais à accepter de manger, quoi que ce soit, tant que je mange régulièrement et suffisamment. Et pourtant, si je n’ai pas envie de légumes ou de graines, je me dégoûte moi-même et je culpabilise.

Manger est devenu une corvée dès que la charge mentale de la préparation m’incombe. Je suis incapable de me forcer à manger un aliment qui ne m’attire pas, sous peine de le vomir. Cela m’attriste profondément d’en être arrivée là.

Pour cette année 2026, j’aimerais simplement réapprendre à vivre. Ressentir sans juger. Accepter et respecter mon corps. Sortir de ce besoin viscéral de contrôle qui ne me protège plus.

Quand j’échange avec d’autres personnes diabétiques de type 1 et que j’entends : « j’ai peur des hypers », « je n’achète plus de chocolat », « je ne mange qu’IG bas », « l’insuline me fait grossir alors je mange moins », je souris tristement. Parce qu’ils ne sont peut-être pas prêts à entendre que ce n’est pas normal. Parce que même accompagnée par des soignants spécialisés dans les TCA, on en sort lentement.

Parce qu’il n’existe aujourd’hui aucune formation obligatoire en diabétologie pour sensibiliser aux troubles du comportement alimentaire et en repérer les premiers signes. Parce que derrière des résultats parfaits et une routine impeccable, certains d’entre vous ne voient pas toujours la détresse.

 

Si j’avais un seul vœu pour cette année, ce serait que la prise en charge du Diabète continue d’évoluer dans ce sens.

Quand tout part en sucre

Quand tout part en sucre

Murphy 1 – Gisèle 0

Quand tout part en sucre

Asten Event 2022 - photo de groupe

Nul doute que vous la connaissez cette histoire. J’imagine que vous aussi, vous vivez des périodes où le karma semble vous en vouloir personnellement. Tout s’enchaîne, et il devient de plus en plus difficile de rester calme.

Bienvenue dans mes 10 jours de chaos logistique, glycémique, postal et émotionnel.

Prologue :

Conseil : ne vous relâchez pas pendant un déménagement

Tout commence il y a quelques mois, lorsque j’emménage dans ma nouvelle maison. Comme une grande, je prépare une petite valise DT1 pour tenir 20 jours, car la maison est encore travaux et je ne pourrais pas investir ma chambre de suite.

Spoiler : j’ai passé trois mois dans ma chambre d’amis avec 35 cartons en vrac.

Résultat, je pioche dans mes 3 cartons différents au fur et à mesure de mes besoins, sans mettre à jour mes stocks. « Plus tard », « ça va aller »… Je vis ma vie. Jusqu’à ce fameux dimanche.

Le jour où mon transmetteur Dexcom G6 rend l’âme.
Sans prévenir. Pas de message d’alerte en amont. Nada. Juste une alerte « bon chance » un peu brutale.

Je cherche dans mes cartons : pas de transmetteur de secours. Et ce n’est pas tout. Plus de capteurs non plus. Presque plus de cathéters.

Mais 4 boites de réservoirs.

Apparemment, on est nombreux à avoir un tiroir entier de réservoirs. Peut-être un jour aurons-nous le fin mot de ce phénomène, mais ce n’est pas le sujet.

Semaine 1 :

Collissimo de l’enfer

Honteuse et embêtée, je contacte mon prestataire de santé. Nous sommes dimanche, bien sûr. Encore une règle d’or, visiblement. Les galères, c’est toujours le soir tard ou les week-ends. Je mesure ma chance d’avoir des prestataires toujours disponibles et soucieux de m’aider au plus vite.

Un colis d’urgence est prévu pour le lundi matin, avec livraison prévue mardi ou mercredi. Sauf que… mercredi après-midi, rien.

Je rappelle mes prestas. Et là, ils m’envoient l’avis de dépôt : “Le colis a été livré à l’adresse indiquée.” Mais l’adresse… c’était mon ancien logement.

J’avais oublié de faire le changement.

S’ensuit alors une quête absurde, entre appels à mon ancien proprio (occupé bien sûr), traque du numéro du nouveau locataire (j’avais un numéro depuis un raté avec les croquettes de mes chiens, mais il n’est plus attribué!!), et messages vocaux dramatiques pour motiver les troupes.

Je parviens enfin à récupérer le colis.

Je rentre chez moi et dispose tout le matériel sur la table. Et là, angoisse pendant 30 min car je ne retrouvais plus mon téléphone dédié au Dexcom (le bougre s’était glissé entre la portière et le siège de la voiture) Je suis en sueur, mais je suis vivante et je vais enfin avoir ma glycémie !

Jour de répit

… avant l’apocalypse

Je change mon capteur. Il se connecte, il préchauffe. Je suis à 0.88 g/L. Une glycémie si poétique.
Je souffle. J’y crois.Je célèbre ce moment de calme.

Puis vient le lendemain.

Une hyper gigantesque débarque sans prévenir : 4 g/L +++.

J’ai pourtant mangé un repas correct. J’ai fait une correction. Je vais dormir, confiante.
Rien ne redescend.

Je passe la nuit à plus de 4 g/L, nauséeuse, déshydratée, à faire des corrections toutes les trois heures.

Quel dommage de ne réussir une courbe si plate qu’en de telles circonstances…

Après le capteur

…la pompe à insuline

Le lendemain matin, je suis au bout de ma vie. Toujours en méga hyper. Je me dis : « C’est le cathéter. » Je le retire. Et là… je saigne. Le cathéter était bouché.

Au moment de le changer, ma pompe m’échappe des mains et se démonte. Littéralement. Le socle s’ouvre, j’arrête de respirer.

J’essaie de rester calme. Mais la nausée de l’acidocétose me rattrape et je pars vomir.

Lorsque je reviens, je cherche ma pompe de secours. Mais c’est un ancien modèle qui fonctionne avec des piles au lithium.
Sur 12 piles : aucune ne fonctionne.
Certaines ne démarrent même pas, les autres sont déjà faibles.
Si proche du but…

 

Le retour si craint des stylos

Il est 7h30, je suis en acidocétose, j’ai vomis 3 fois et je suis énervée. Je n’ai pas le choix, je repasse au stylo à insuline, chose que je n’avais pas faite depuis 4 ans.

Mon corps n’est pas fait pour ça. J’ai besoin de débits variables heure par heure, de bolus fractionnés… Bref, je sais que ça sera l’enfer. J’envoie le rapport à mes prestataires, qui m’appellent et envoient un nouveau colis en urgence avec une nouvelle pompe.

Mais on est en plein week-end de Pâques. L’espoir de recevoir ma pompe avant mardi est très mince.

Et là, miracle, le colis arrive le lendemain matin. C’est terminé.

Et sinon,

…les heures miroir ?

Je vous ai dit que je voyais 4 à 6 heures miroir par jour depuis deux mois ? (10:10, 11:11, 12:12, etc.)
Sur mon téléphone, mon four, mon thermostat et aussi dans ma voiture… On dit que cela porte chance. J’ai déjà entendu des gens me dire « Gisèle, les anges te parlent ! ».

Les anges ne me parlent pas, ils me préviennent que ma vie va être un enfer. Ils hurlent depuis des mois !

Je me confie un instant… Depuis 2 mois :

  • j’ai découvert que la restanque de mon jardin menace de s’écrouler
  • je suis tombée en panne de voiture un vendredi à 20h
  • on m’a annoncé qu’un de mes chiens avait un cancer du poumon

Voilà. Si les heures miroir sont réellement l’annonce divine d’un futur évènement merveilleux, qu’il se manifeste maintenant !

Pourquoi

je vous raconte tout ça

Évidemment, comme tout bon français, j’aime me plaindre. Mais au-delà de cela, je trouve que cette semaine, c’est aussi la vôtre. Peut-être l’avez-vous vécu, peut-être la vivrez-vous un jour (je vous la souhaite moins riche quand même)…

Ce genre d’accumulations, ça arrive. Même quand on est organisé. Même quand on connaît tout par cœur.
Parfois, tout part en sucre.

Des soucis logistiques, du matériel défectueux, des arrachages de capteurs ou de cathéters, des allergies, un équilibre glycémique parti en fumée… Ce sont des choses qu’on peut tous·tes vivre.

Et malgré tout, on se relève, on fait ce qu’il faut. On assure. Et, quand c’est terminé, on peut même en rire.

Et toi, c’était quand, la dernière fois que tout est parti en sucre ?

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Le poids à payer

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Avant toute chose, j’aimerais rappeler qu’il s’agit d’un récit personnel. Il ne relate donc pas d’une vérité universelle, ni d’une analyse objective et complète du sujet et encore moins de conseils. Je vous confie ici mon histoire, certaines de mes émotions, et mes interrogations. Libre à vous d’en faire ce que bon vous semble, tant que vous ne manquez de respect à personne.

TRIGGER WARNING : Je parlerai ici d’alimentation, de vision de mon corps et de Troubles du Comportement Alimentaire (TCA), sans tabou ni filtre. Certains passages peuvent être perçus comme intenses ou difficiles.

Et dernière chose : c’est long, très long. Encore plus long que d’habitude. Bonne lecture si le cœur vous en dit.

J’ai toujours eu peur de la différence physique. Cette gêne quand quelqu’un vous fait remarquer que telle ou telle chose est bizarre chez vous. Je n’ai jamais oublié la première fois qu’un garçon s’est moqué de mes poils sous les aisselles, lorsque je n’avais que 10 ans. J’ai ressenti une honte physique pour la première fois, et je me suis alors intéressée à ce qu’il fallait être. Mais les poils, c’était facile. Cela pouvait s’enlever.

Lorsque j’avais 12 ans, mon professeur d’EPS m’a fait remarquer que « j’avais une grosse carrure pour une fille ». J’ai été très vexée, d’autant plus que je n’avais jamais considéré mes épaules comme un problème, notamment car je faisais beaucoup de gymnastique. Elles étaient mes alliées. Depuis ce jour là, j’ai toujours été intimement persuadée de ressembler à un camionneur dès lors que je levais les bras.

Mais j’imagine que nous ne sommes pas tous égaux face aux injonctions de la société envers les femmes. Même dans mon entourage, je dois reconnaître que je suis une des seules à être si dépendante du regard des autres. C’est quelque chose qui m’a toujours terrorisé, jusqu’à considérer les autres comme une potentielle menace. Aujourd’hui, je réalise que je suis devenue cette menace, à maltraiter mon corps, et exiger toujours plus, toujours plus fort.

Avant l’IF…

Le Diabète s’est invité dans ma vie lorsque je n’avais que six ans. À l’époque, on appliquait un régime strict, et je devais manger la même chose à la même heure. J’utilisais des seringues, dans laquelle on mélangeait de la lente et de la rapide, à raison de deux fois par jour, matin et soir. Si je voulais manger un éclair au chocolat, je devais le mériter, en courant par exemple, suffisamment pour provoquer une hypoglycémie. J’étais frustrée, et j’ai durablement altéré mon rapport à l’alimentation. Si je voyais un gâteau sur la table, il m’était impossible de me contrôler, et je me précipitais pour le dévorer avant de ne plus pouvoir. Encore aujourd’hui, les apéritifs me sont difficiles par exemple, car ils sont en nombres limités, à la portée de celui qui les mangera en premier.

Après l’IF…

Lorsque j’ai eu 14 ans, je suis rentrée du Mali (mon père était militaire), et j’ai été affectée à un service de diabétologie adulte. Je venais de vivre deux ans de tranquillité à l’étranger, et avant cela, j’étais en pédiatrie à l’excellent service de Robert Debré. Ce fut un choc énorme pour moi, et j’ai détesté mon diabétologue. Il a traité mes seringues de « traitement préhistorique », et m’a formé à l’insulinothérapie fonctionnelle (IF). Ma mère et moi avons suivi le même stage et aucune de nous deux n’a bien compris. Ce que j’avais bien retenu en revanche, c’était que du jour au lendemain, j’avais le droit de manger tout ce que je voulais, tant que je m’injectais l’insuline nécessaire pour compenser.

Le verdict fut sans appel, j’ai pris 20kg en moins d’un an, et mon HbA1C 3 points, avant de stagner entre 10 et 12% pendant près de dix ans.

À partir de là, j’ai maltraité mon corps. Comme tous ceux qui ne savent comment procéder, j’ai suivi des régimes tendances, acheté des livres, des crèmes, des appareils de massage, et surtout, je me suis affamée. J’avais faim tout le temps. À force d’aller contre mes sensations et faute d’avoir été accompagnée par une Anaïs Gaillot (elle était adolescente elle aussi après tout ahahah), j’ai complètement perdu confiance en mon corps. Et bien sûr, je craquais souvent, et je compensais après (dans mon cas je mangeais peu jusqu’à ce que je me sente moins coupable).

La f(a)im de mon ostracisation

Six ans plus tard, avec l’aide de plusieurs nutritionnistes, beaucoup de plans alimentaires et une haine extrême de mes rondeurs, j’ai réussi à perdre 15 kilos. Mais j’avais toujours faim. Tout le temps. Et je devais me contrôler, très fort, et tous les jours. Je me disais que si je perdais le contrôle, je redeviendrai grosse et dégueulasse. J’avais la vingtaine, et j’étais ravie de peser moins lourde sur le dos des chevaux. Une part de moi était également satisfaite d’attirer l’attention de mes pairs masculins, tandis que l’autre les haïssait de m’avoir écarté de toute romance jusqu’alors (parfois les mêmes, d’ailleurs…je vous hais toujours).

J’étais contente d’avoir minci, mais inquiète de perdre le contrôle. De plus, j’étais toujours insulino-résistante, et je ne parvenais pas équilibrer mon Diabète. Je refusais aussi catégoriquement la pompe à insuline. Je venais à peine de me trouver potable, je ne tenais pas à me balader avec « ma perfusion » comme je le disais avec finesse.

La genèse de mon blog

En 2016, je créais la page Facebook La Belle & le Diabète, puis mon site internet. Je peinais à maintenir mon poids, et malgré de nombreux stages d’IF, je n’arrivais toujours pas à gérer mon foutu Diabète. À l’époque j’étais en colère contre les diabétologues, qui ne m’étaient d’aucune aide, et je détestais les diabétiques bien équilibrés qui prêchaient que c’était pourtant facile. On n’avait pas la même vie, de toute évidence.

L’ivresse de l’effort

En 2018, une rencontre fortuite m’a propulsé dans le monde des Spartan Races, enterrant peu à peu la cavalière pour réanimer l’ancienne gymnaste qui était en moi. Je me suis jetée dans le sport, y voyant l’opportunité de sécuriser ma silhouette et même de l’améliorer. J’ai couru, rampé, nagé, fait des squats et beaucoup de burpees.  J’ai aussi souffert, car je ne prends pas de plaisir lorsque je sors de ma zone de confort.

J’ignore si cela est dû à mon Diabète, mais lorsque j’entre dans cette fameuse zone rouge, c’est un véritable système d’alarme qui s’enclenche dans ma tête. Je ne sais pas me forcer alors et je ralentis ou m’arrête.

Pour moi, vomir après du fractionné revient à m’infliger une après-midi d’acidocétose, et je m’y refuse. C’est trop éprouvant. J’avais honte, mais ne pouvant me pousser aussi fort, j’ai dû accepter d’aller plus lentement que les autres. Aussi, et cela était prévisible, je me sentais obèse parmi les athlètes. J’étais fière, et insatisfaite à la fois.

Dans les rouages de l’optimisation

En 2020, j’ai eu un déclic et ai accepté de porter une pompe à insuline : l’Omnipod. En 3 semaines, je suis passée de 10% à 6% d’Hba1c (c’est très mauvais pour la santé, par ailleurs). Tout à coup, j’avais les armes pour combattre. Le plaisir d’aplatir ma courbe, mêlé à mon perfectionnisme m’a cependant rapidement mené sur un chemin bien sombre. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai commencé à être obsédée par le contrôle de ma glycémie. Je passais littéralement mes journées à jongler entre les débits temporaires, les arrêts et les correctifs. Quand j’ai commencé à voir les limites de mes actions, j’ai décidé d’attaquer mon alimentation.

Le début de mes dingueries alimentaires

Fascinée par les impacts positifs d’une alimentation pauvre en féculents et en graisses saturées sur mes glycémies, j’ai priorisé les courbes plates aux besoins de mon corps. Lorsque j’ai découvert la boucle fermée CamAPS FX en 2021, je ne mangeais de vrais repas que tous les 3 jours, et uniquement parce que je craquais. J’avais arrêté de petit déjeuner, pour admirer plus longtemps la continuité de la courbe plate de ma nuit (et ne pas rappeler à mon corps que je CREVAIS LA DALLE). Je limitais mes quantités de féculents et j’avais arrêté de manger du pain, qui rentrait ma catégorie sucre inutile. J’étais obsédée par ma sensibilité à l’insuline, et j’ai même passé 3 mois à éradiquer complètement la nourriture transformée, les sucres industriels, la graisse saturée et les féculents blancs. Au début, mon Diabète s’était complètement incliné face à ma folie. Puis vers la fin de mon expérience, mon corps ne fonctionnait plus correctement et ce délire s’est arrêté sur des patates douces à la vapeur qui m’ont provoquées un HI (plus de 5g).

Tout sous contrôle… ou presque

Entre temps, je m’étais mise à la boxe Muay Thaï, et de 2022 à 2023, j’étais à mon apogée en matière de physique. De mon côté, je me considérais passable, mais j’étais contente. Je n’avais plus à rougir devant mes selfies (intelligemment cadrés bien sûr) en brassière ou toute autre vidéo où on voyait partiellement mon corps, notamment pour montrer mes dispositifs ou les accessoires.

Par contre, je me trouvais toujours énorme. Surtout, à tout hasard, sur cette photo de groupe lors d’un entraînement de boxe à la plage, sur laquelle mes cuisses étaient presque deux fois plus larges que le reste des boxeuses. Et j’avais peur de grossir. Je faisais régulièrement des cauchemars, durant lesquels je me levais magiquement avec 20kg de plus. Il m’arrivait d’avoir peur d’aller dans ma salle de bain le matin.

Quand j’ai vu la lumière (mais en fait c’était le Dr.Bekka)

En 2023, j’ai eu l’immense plaisir de rejoindre l’IDNC pour un séjour de 3 semaines. Mon objectif était bien entendu d’optimiser mes réglages et améliorer ma sensibilité à l’insuline par une autre méthode que mon dernier délire alimentaire en date. J’ai appris beaucoup, (je vous laisse lire tout cela ici, mon article est déjà BEAUCOUP trop long) repris les petits-dej, les féculents, (même les blancs), et triplé mes quantités. Là-bas, j’avais même perdu 1kg que de gras ! Je réalisais combien j’avais fait fausse route, et j’étais pleine de belle résolutions et de projets.

Puis j’ai raté la marche

En septembre 2023, j’ai quitté la Provence pour vivre dans Centre-Val-de-Loire ! Je voulais des saisons, du vert (fluo), et une maison avec jardin à un prix abordable pour mes chiens. J’étais sûre d’atteindre le nirvana de mon bonheur. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que mon corps était fatigué de mon contrôle (je m’excuse pour ceux que ça perturbe que je parle de mon corps comme d’une entité à part entière, mais c’est comme ça que je le vis). Et que ma nature anxieuse allait prendre un nouveau tournant en terre inconnue. Et j’avais aussi lourdement sous-estimé les dépressions hivernales.

Bref. J’ai brisé ma belle et précieuse routine, et j’ai atterri à Saint-Hilaire-La-Gravelle stressée, fatiguée et perdue. Il n’y avait pas mon magasin de fruits et légumes ou la boutique bio en face. Il y avait Intermarché. Le lieu où j’allais pour craquer et acheter tout ce que je considérais comme sale. J’ai commencé à grossir.

Quelques mois plus tard, j’ai décidé de débuter un accompagnement avec Anaïs Gaillot, une diététicienne spécialisée en TCA (Troubles du Comportement Alimentaire). Je savais qu’il y aurait de la matière dans mon histoire, et le timing me semblait bien choisi puisque j’avais quelques kilos à perdre.

Et mon TCA kiffa sa life

J’étais complètement dans le déni les amis… Rapidement, Anaïs m’a fait prendre conscience de mon état réel. N’étant plus protégée par ma routine et mon (monstrueux) contrôle d’antan, je suis partie en cacahuètes. Dès lors que quelque chose me contrarie, d’une erreur au travail à un coup d’œil dans le miroir en passant par une bêtise de mes chiens, je décide naturellement de me punir en sautant le repas suivant. Ce que je croyais être le résultat de ma flemme de cuisiner ou d’une mauvaise gestion de mon temps était en réalité bien plus grave. Il y a un pattern. Et la plupart du temps, c’est si naturel que je ne m’en rends pas compte. Résultat, je m’affame, avant de craquer, puis de culpabiliser, et on recommence. Pour résumer grossièrement, mon corps s’est mis à stocker à mort à chaque calorie, afin de faire des réserves. Pour me sortir de cela, il me faut reprendre une alimentation régulière et en quantité suffisante. On m’avait prévenu, la prise de poids était inévitable vers le chemin de la guérison. Du moins le temps que mon corps reprenne des forces, se détende en comprenant que la famine par intermittence est finie, et se déleste naturellement du trop plein. Un superbe programme n’est-ce pas ?

Surpoids et DT1 : pas le couple de l’année

Nous sommes en janvier 2025, et j’ai pris 20kg. Ça ne vous rappelle rien ? Oui, oui, les 20kg que j’avais réussi à perdre en 6 ans après mon passage sous IF. Le message est clair et fait mal. Contrairement à ce que j’avais pensé toutes ces années, ce n’était pas si réussi et durable que cela. Mes besoins en insuline ont doublé, et après plus de 5 ans à tourner autour de la même Hba1c irréprochable, j’ai pris plus d’1%. J’ai la sensation de perdre le contrôle sur TOUT, et ce n’est pas positif. La durée moyenne de guérison d’une boulimie compensatoire est de 3 ans, mais on ne peut prédire quand et si je perdrai du poids.

Mon cauchemar est devenu permanent, et je vois ce corps que je peine à reconnaître chaque jour dans le miroir. Je suis celle qui l’a malmené au point d’en arriver là. Et pourtant, je suis en colère contre lui. Je le déteste, il me dégoûte et je ne peux rien faire de plus que tout ce que j’ai déjà mis en place avec une armée de professionnels de santé spécialisés. Je ne sais pas si je vais retrouver un jour un corps que j’arriverai à (peu près) à aimer.

Le chemin à parcourir

On m’explique désormais en toute bienveillance que le respect et l’amour de mon corps ne devraient pas être conditionnels. Que je peux accepter mon corps sans renoncer à vouloir le changer. Que la haine de soi ne résout rien et ralentit même le processus. Que mon poids ne définit pas ma valeur en tant que personne. Que même avec 20kg de plus, je mérite toujours d’exister.

Mais moi, je piétine

Et moi, j’ai arrêté de me montrer en stories comme je le faisais, je ne prends plus que mes chiens en photo, j’ai dû arrêter la boxe car je suis aussi en état inflammatoire avec une belle rétention d’eau, et que c’est devenu trop douloureux. J’ai des jours entiers où je peine à m’asseoir et je ne supporte aucune pression sur mon ventre. J’ai pleuré en écrivant cet article et je suis tout à fait capable de vomir si je me regarde trop longtemps dans le miroir. Il y a des personnes que je refuse de revoir tant que je n’ai pas perdu du poids. J’ai perdu le goût du sport car je ne supporte plus de sentir mon corps.

DT1, surpoids et amalgames

Et j’aborde le sujet ici, en prenant le risque de vous choquer (vous n’êtes plus à ça près après tout), mais j’ai le sentiment d’avoir perdu ma légitimité à sensibiliser autour du Diabète de type 1. Je suis triste et mal à l’aise de contribuer malgré moi à la confusion entre le DT1 et le fait d’être en surpoids. Je n’ose plus reprendre les gens. Je n’ose plus parler de nutrition, de sport ou de bien-être. Depuis que j’ai repris mes 20kg, j’ai le sentiment de ne plus avoir le droit d’exister.

La conclusion qui pèse dans le game

Alors non, ce témoignage n’est pas très joyeux, et il n’est pas non plus un appel au secours ou une demande silencieuse de conseils et d’avis inopinés. Il est là parce que c’est ce que je ressens, et que peut-être en laissant exister cette réalité, cela me permettra d’aller de l’avant.

Un peu différent de mes témoignages habituels, hein ?
J’ai essayé de vous prévenir en stories, mais vous aviez tous l’air enthousiastes en sondage.
Peut-être que certains d’entre vous se reconnaitront dans mon récit. Peut-être même que quelqu’un cherchera à son tour sa propre Anaïs Gaillot et empruntera aussi le long chemin de la guérison… Sachez-le, en tant que diabétiques, nous sommes beaucoup plus à risque de développer un TCA. Prenez bien soin de vous !

N’hésitez pas à venir échanger sur le sujet :
Facebook et Instagram.

Diabète, humeur et Instagram

Diabète, humeur et Instagram

Diabète, humeur et Instagram

Aujourd’hui, je vous propose un format plus personnel pour cette sorte de… billet d’humeur !
La thématique : l’impact de nos émotions lorsque nous naviguons au sein de la sphère Diabète d’Instagram !

Pourquoi je ne « veille » plus

Cela fait plus de 6 ans qu’Instagram est devenu mon outil de prédilection pour me connecter aux autres diabétiques. Je m’y informe, m’inspire, me motive, m’énerve et trouve sans cesse de nouvelles raisons de détester les gens (quoi ? je suis honnête…). Instagram fait partie de mon quotidien, et sur @labelleetlediabete, il n’y a QUE des comptes autour du Diabète.

Étant community manager, j’avais tendance jusqu’à très récemment à faire de la veille. C’est à dire faire un tour d’horizon de tous les comptes, y compris ceux que je n’aime pas, afin de rester connectée aux tendances, découvrir les nouveaux arrivants mais aussi rester attentives aux besoins de la communauté. Comme vous l’avez peut-être lu dans cet article cinglant (LUI), cela ne m’as pas très bien réussi.

J’ai détesté et je déteste toujours comment notre sphère du Diabète a évolué sur Instagram. Et je ne peux rien y faire.

THE question, les ami·es

Aujourd’hui, je suis revenue à une utilisation plus…personnelle, dira-t-on, (et saine ?) d’Instagram, c’est à dire que je suis des comptes que j’aime et discute avec des gens que j’apprécie. J’ai lâché prise sur les dérives et dingueries que l’on trouve de plus en plus sur Instagram, et me suis alors posée cette question essentielle : qu’ai-je envie de voir ?

Et c’est là que je me suis rendue compte de la complexité de la chose ! Cela dépendait… de mon humeur, de ce que je vivais dans ma vie et aussi des jours de la semaine…

 

Aujourd’hui, je veux…

Bien sûr, il y a des choses qu’on ne veut pas, qu’on soit de bonne humeur ou non. Mais pour ma part, il m’est difficile d’apprécier un compte en continu. Ceux que je consulte constamment se comptent sur les doigts de la main, et pour vous donner une idée de mon degré d’exigence, je parle d’un level de qualité à la Coco&Podie, ou digne d’un Anaïs Gaillot pour ceux et celles qui s’intéressent aux TCA (ouai, la barre est haute) !

 

Quand je vais bien

Quand le soleil brille, que mes chiens chantent et que ma glycémie est stable, j’aime rire. Je regarde les Reels, je lis les posts de meme, je jette un œil rapide aux innovations et je like toutes les good vibes.

La semaine, je consomme du léger, pour me détendre lors de mes pauses. Du drôle, du touchant, parfois de l’inspirant mais je souhaite que ce soit rapide et sans effort.

Le week-end, j’aime m’engager davantage. Je lis les articles, je regarde des vidéos youtube sur les nouvelles technologies, et je prends le temps de voir ce qui a été fait en termes de sensibilisation autour du Diabète.

Quand je vais bien, je peux tout regarder, tout apprécier et même si ce n’est pas le cas, je ne vais pas dégager le compte tout de suite (déjà, j’ai une règle : les 3 flops : au 3e je masque si j’étais fidèle, je dégage si je m’en moque).

Quand je vais bien, j’aime à peu près tout.

J’apprécie les contenus inspirants, qui sont là pour nous redonner le smile et l’envie de nous battre pour obtenir la vie que nous méritons. Les visuels et vidéos qui nous rendraient presque fier·e d’être DT1, comme elle/lui.

Enfin, j’aime aussi ceux qui abordent les facettes moins glamour du Diabète, et qui acceptent, sans se victimiser, que notre quotidien, c’est aussi de la déception et des moments difficiles. Mais nous sommes là, toujours debout, et on avance. #T1DWarriors

Confidence : je SURKIFFE les photos de @diabadass_nina

Mais des fois, je vais mal

Et là, je me rends compte que j’aime consommer des contenus spécifiques. Et que ce qui ne me dérangeait pas plus que cela avant, m’est alors INSUPORTABLE.

Si je suis fatiguée, découragée ou en pleine crise existentielle, je déteste tous les comptes qui me rappellent que ma routine pourrait être mieux : que je pourrais faire davantage de sport, cuisiner plus sain, être plus belle, avoir de plus belles glycémies, que mes chiens pourraient être plus cools (naaan je rigole, c’est impossible, ça).

Je deviens acerbe et cynique face aux contenus que je juge alors hypocrites…

Tu veux des exemples ? C'est ici ahah

Les posts sur le sport, avec une esthétique digne d’une pub pour Gymshark, avec un petit « Naan mais y’a pas que le sport dans la vie, il faut kiffer ce qu’on fait » (les mêmes que je like parce que je trouve la photo canon, d’habitude).

Les glycémies ou HBA1C super propres, avec une légende du genre « Ce n’est qu’un chiffre, l’important c’est de faire de son mieux, moi je m’en fous ». Là, l’ancienne DT1 frustrée et mal équilibrée refait surface et je m’esclaffe, quelque soit mon HBA1C du moment : « BLAGUE. Moi aussi je lâcherai prise si j’avais ces résultats ! »

=> D’ailleurs, si quand je publie mes courbes, (généralement pour parler d’un sujet précis), vous ressentez ça, osez me le dire, ça sera pour mon bien, et le vôtre, car je m’améliorerai dans ma com.

• Et le petit dernier de ma triade de l’enfer : les corps parfaits. Si, si, vous voyez très bien de quoi je parle. Je n’évoque pas les posts de sensibilisation réalisés avec finesse pour mêler Diabète, poésie et corps. Je parle de ces photos qui ne font du bien qu’à la personne qui la poste. Mais c’est tout de même le strict minimum de reconnaître que cela n’a jamais « aidé ou inspiré » les gens. Ce sont des photos qui transpirent la satisfaction de l’auteur·e. (J’en ai sur mon grid, je vous mets au défi de les pointer du doigt, mais va falloir scroller un peu…)

Au mieux, elles sensibilisent les non diabétiques au fait que le Diabète ne touche pas que les personnes âgées et en état d’obésité, et glamorisent le Diabète. Au pire, elles peuvent donner des envies de meurtres et énerver ceux·celles qui n’ont pas l’énergie d’ignorer cette criante demande d’attention / reconnaissance.

À vous de me le dire en commentaire, mais personnellement, ce qui me touche, c’est le réel, l’authentique, le vivant ! Pas une illusion parfaite à l’instant T. Je me sens portée et motivée par des personnes solaires, qui me montrent la perspective d’une vie plus douce, plus fun, plus riche. Du VRAI feel good.

Et NON, je ne peux pas facilement y échapper !
• Parce que les narcissiques ne le sont pas forcément 100% du temps, et des fois ils ne le sont pas tout court et c’est nous qui projetons notre mal-être. Ça ne vaut pas toujours le coup de dégager le compte…
• Parce qu’il y a les stories partagées (c’est un vrai phénomène !)

Bref.

C’est quelque chose qui arrive sûrement à tout le monde, mais je trouvais amusant de s’y attarder en tant que diabétiques sur les réseaux.

Il y a-t-il des choses que vous vivez aussi ?
Quelque chose à ajouter ?

N'hésitez pas à venir en papoter en MP, ou en commentaires avec les autres lecteurs ! À bientôt.

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Mon Diabète, cet immense chaos

Mon Diabète, cet immense chaos

Mon Diabète, cet immense chaos

Ah… l’article que j’aurais voulu lire à l’époque, quand j’étais coincée entre 10 et 12% d’HbA1c et que je n’osais plus espérer. Et puis aussi lorsque j’ai failli étouffer sous la charge mentale, une fois sous pompe à insuline.

Et bien je vous l’écris aujourd’hui, s’il peut vous aider, j’en serai vraiment ravie et émue !

Glycémie hors-contrôle

Sérénité, où est-tu ?

Vivre avec un Diabète chaotique peut vite devenir un cauchemar. On ne sent jamais vraiment bien, et à chaque activité, on se demande ce qui va encore nous tomber dessus. Entre montagnes russes glycémiques et galères logistiques et techniques de matériel, on ne voit plus le bout du tunnel.

Je ne vais pas vous mentir, lorsque que j’étais adolescente et jeune adulte, je ne faisais pas de plan après mes 50 ans.

BREF. Je ne vais pas m’attarder sur ce qu’on ressent, si vous êtes ici, c’est que vous savez parfaitement de quoi je parle.

La quête de la perfection

J’ai parlé plus haut de chaos glycémique, mais le chaos peut aussi être un ressenti et mettre en lumière une détresse émotionnelle intense.

Dans les chiffres, vous allez bien, ou à peu près. Mais vous n’allez pas bien. Pas du tout. La moindre variation vous inquiète et vous épuise. Alors vous êtes constamment en recherche d’optimisation de réglages et de lissage de courbes. Vous manquez d’air. Mais il s’agit de votre santé, alors comment lâcher prise ?

Certains préféreront faire des concessions quant à leur routine alimentaire, ou abandonner telle ou telle activité. D’autres travailleront d’arrache-pied à trouver le meilleur système et les meilleurs réglages pour matcher avec leur style de vie, quitte à passer en DIY.

Je ne pense pas qu’il ait de bonnes ou de mauvaises décisions (pardooon ahah). Je pense que chacun fait comme il peut et souhaite pour essayer de vivre en bonne santé et heureux.

Le corps et l’esprit

En échangeant avec de nombreux diabétiques, j’ai vite remarqué que nous vivions tous notre Diabète différemment, malgré des problématiques semblables. Nous n’avons pas la même tolérance à la douleur ou à l’inconfort, et avons chacun nos propres limites.

Une des choses les plus difficiles avec un Diabète est de réussir à réguler son Diabète tout en préservant notre santé mentale et joie de vivre. C’est très fastidieux de choisir entre notre envie de liberté et de plaisir et la satisfaction sécurisante d’une courbe lisse.

 

Un souci de réglages ?

Si vous pensez que vous manquez de connaissances, de pratique ou de compréhension concernant vos besoins en insuline et vos réactions :

Tournez-vous vers les professionnels de santé et la communauté de patients via les associations et réseaux sociaux.

Parfois, on ne se rend pas forcément compte qu’on est mal accompagnés, ou pire, on pense qu’aucun professionnel de santé ne peut nous aider. C’est FAUX. Ils existent, et ils peuvent vraiment apporter une valeur ajouter à votre vie. Mais je vous l’accorde, il y a une véritable disparité de qualité de soin en France, et il faudra peut-être s’armer de patience pour dénicher votre perle. Mais accrochez-vous, car cela en vaut la peine.

Vous pouvez être formés en IF et réapprendre vos réglages en insuline dans un bon centre hospitalier. Vous pouvez réussir votre passage à la pompe à insuline sans que vous ayez l’impression d’avoir été puni·e. Vous pouvez trouver un bon diabétologue que vous aurez envie de revoir tous les trois mois. Votre prestataire de santé peut être un allié précieux. Si vous n’avez pas eu la chance d’en jouir jusqu’à présent, saisissez ce qui vous revient de droit : une bonne prise en charge de santé. Soyez acteurs·rice de votre santé.

Rejoignez la Comu !

La communauté des patients diabétiques est aussi une ressource incroyable, ne la négligez pas. À titre personnel, j’ai appris l’essentiel grâce à elle. Malheureusement j’ai trouvé MON diabétologue un peu tard, et j’avais déjà atteint mes plus gros objectifs (dans la douleur et beaucoup d’hypers). J’ai connu 12 autres diabétologues, et je les ai tous détesté de toutes les fibres de mon corps. Aujourd’hui, lorsque je sors de nos séances, je me sens parfois frustrée de ne pas l’avoir connu plus tôt. Lorsque j’avais besoin de plus que de l’optimisation.

BREF. La communauté, c’est beaucoup d’entraide, de soutien, de belles rencontres, et de partage d’expérience. Je vous recommande plutôt Instagram, dont les utilisateurs semblent aujourd’hui plus bienveillants que sur Facebook. Les associations comme les comptes patient autour du Diabète sont très présents et accessibles. Tentez votre chance. Si vous préférez les contacts « réels », rapprochez-vous des associations de patients de votre ville. Votre hôpital pourra vous renseigner.

Les limites du diabétologue

Bien sûr, un bon diabétologue et un prestataire de santé sympathique ne suffiront peut-être pas à solutionner vos problèmes. Notamment parce que les consultations ne durent que 20 min, et qu’elles ne se déroulent qu’une fois tous les 3 mois. J’entends bien.

Et puis selon vos problèmes, vous avez peut-être besoin d’un professionnel pour vous accompagner dans un changement alimentaire, la reprise d’un sport ou encore la gestion de votre stress.

Avez-vous pensé à…?

Comme toute maladie chronique, le Diabète de type 1 impacte tous les aspects de notre vie. Aussi, si vous avez identifié le problème majeur dans la gestion de votre Diabète, pourquoi ne pas essayer de consulter un autre professionnel comme :
• un·e diététicien·ne ou nutritionniste
• un·e psychologue ou psychiatre
• un coach sportif APA ?

Mais easy sur le low carbs

Attention aux régimes & compléments

Moi aussi, j’ai vite remarqué qu’en mangeant peu, ma vie était plus simple. J’ai longtemps cru que les féculents étaient mes ennemis, (découvre ICI pourquoi c’est FAUX) et que si j’arrivais enfin à me nourrir de quinoa et de légumes, je serai plus heureuse et en meilleure santé. J’ai aussi jeûné de nombreuses fois rien que pour le plaisir de regarder une courbe plate (oui, c’était bien stupide).

Je pensais que tant que ma glycémie était bonne, mon corps serait en bonne santé. Mais ce n’est pas forcément le cas. Pour commencer, si vous maîtrisez vos réglages, il vous sera tout à fait possible de manger n’importe quoi en toute impunité glycémique.

Ensuite, gardez à l’esprit que de se priver d’une famille d’aliment peut avoir de sérieuses conséquences sur la santé. Si vous voulez partir dans un délire alimentaire, je vous invite VRAIMENT à vous faire accompagner par un professionnel de santé dans la nutrition.


Cela s’applique également à la prise de compléments alimentaires. Sachez qu’il arrive fréquemment qu’une mauvaise prise entraîne des conséquences sur les reins par exemple, déjà fragiles chez nous. On ne peut pas tout savoir. Faites appel à des professionnels de santé.

Les solutions alternatives

Si les professionnels de santé sont tout indiqués pour vous aider à Réguler votre Diabète, les solutions alternatives elles, peuvent vous aider à Mieux Vivre avec votre Diabète, ou Mieux Vivre tout court, d’ailleurs !

Je suis moi-même suivie par une excellente Naturopathe, (hello Amanda Velez <3) qui m’a permis de mieux comprendre mes besoins nutritionnels et comment je pouvais travailler ma sensibilité à l’insuline grâce à mon alimentation.

Il existe de nombreux professionnels passionnés, que ce soit des coachs sportifs, spécialisés ou non dans le Diabète, des naturopathes ou tout autre profession tant qu’elle nous aide à vivre plus heureux et détendus. Si vous avez la possibilité financière de vous offrir cette belle attention, faites-le. Vous ne le regretterez pas.

Il n’y a pas de recette magique dans cet article, mais j’espère que certaines pistes t’auront donné envie de creuser. Sache que tu n’es pas seul·e. Nous sommes nombreux à galérer, et c’est aussi ce qui fait que notre communauté est si solidaire.
J’espère que tu t’en sortiras vite, quelque soit la manière dont tu t’y prendras !

J’en profite pour écrire que je suis sincèrement reconnaissante envers toutes ceux et celles qui ont croisé ma route et m’ont aidé à m’en sortir.
Vous aurez toujours une place spéciale dans mon cœur.

Force et courage à nous !
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