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Le Diabète & la famille

Le Diabète & la famille

Le Diabète & la famille

En ce beau vendredi du WE de l’Ascension, je vous propose de réfléchir au Diabète et à la famille ! La famille, c’est déjà compliqué, mais lorsque le pancréas d’un des membres décide de faire grève, cela devient tout un art !

Je me sens coupable

“Je ne veux pas que mon Diabète devienne un poids pour ma famille.”

En famille, ce qui impacte l’un impacte les autres. Lorsqu’un des membres de la famille découvre qu’il est diabétique, que ce soit la mère, le père ou un des enfants, au final, la nouvelle concerne toute la famille.

Il n’est pas facile d’accepter son nouveau quotidien tout chamboulé, et encore moins lorsque les nouvelles “règles” peuvent avoir des conséquences sur sa famille. Chacun gère alors la situation comme il le sent.

Certains vont préférer prendre sur eux et s’appliquer à ce que le quotidien des autres ne soit aucunement changé. C’est souvent le cas lorsqu’un parent devient diabétique, considérant que ni son conjoint, ni ses enfants ne doivent modifier le cours de leur vie.

D’autres acceptent que la nouvelle puisse avoir des impacts sur chacun des membres, et toute la famille s’adapte, naturellement et par amour.

Dans tous les cas, sachez que votre famille vous aime, et que pour vos beaux yeux, ils n’auront aucun mal à s’adapter et vous aider à mieux vivre votre Diabète. Ils seront sûrement d’accord avec moi sur ce point : le plus important, c’est votre santé ! Et la famille, c’est sacré.

Mon expérience personnelle :

Étant diabétique de type 1 depuis mes six ans, nous n’avions pas à l’époque le même encadrement et les mêmes technologies pour soigner le Diabète. Lorsque le diagnostic est tombé, ce fut un drame dans ma famille. Pour commencer nous étions en Guyane, alors rapatriement immédiat avec ma mère, et le traitement était très strict. Je devais sensiblement manger la même chose à la même heure et à moins de fournir un effort physique intense, pas de gâteau d’anniversaire.

Ainsi, fatalement, mon frère alors âgé de 10 ans et ma sœur 14 ans sentaient des regards très envieux dès lors qu’ils mangeaient le moindre biscuit. Évidemment, ma mère ne les a guère mis au régime, les pauvres, ils n’avaient pas à subir ça (mais moi non plus héééé hooooo). En faisant les courses, on tempérait l’orgie de glucides dans le placard à bonbons et biscuits, pour éviter de me faire vivre un véritable calvaire. Lentement mais sûrement, ma mère s’est arrêtée de nous faire des desserts maison, et ce moment très animé pour savoir qui allait sucer la cuillère de Nutella est devenu gênant, avant de complètement disparaitre. (je vous laisse imaginer ma tête à chaque fois que je voyais la cuillère pleine de chocolat dans le lave-vaisselle… j’aurais nettement préféré voir mon frère la dévorer sous mes yeux avec un sourire)

Un Diabète fait grandir plus vite un enfant, et du haut de mes six ans, je me rappelle distinctement m’être demandée comment prendre moins de place. Mon frère, petit garçon turbulent entre deux filles, a très mal vécu (ma naissance pour commencer ah ah) mon Diabète. En même temps, non seulement j’avais poussé ma mère à “l’abandonner” pour m’accompagner à l’hôpital de Paris tout un mois, mais en plus on s’occupait deux fois plus de moi… Ahhhhhhhh.

Concernant mes parents, ils ont tout fait pour moi. Je n’ai jamais eu à renoncer à quoi que ce soit concernant mon Diabète, et ce n’était pas une coïncidence. Par exemple, lorsque je me suis mise à faire de la compétition de gymnastique, ils ont passé l’examen pour devenir juge, afin de pouvoir m’accompagner sur n’importe quelle compétition. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la performance, mais c’est tout simplement énorme. Ce sont vraiment des héros. (Ah… que c’est beau l’amour parental…)

Aujourd’hui, j’ai retrouvé une relation tout à fait normale avec mon frère, je mange ce que je veux, et ma mère s’est même remise à faire des gâteaux pendant le confinement : on s’en est tous bien sortis au final !

On parle peu de Diabète

“Je n’aime pas parler de mon Diabète avec mes parents, ça dérape vite…”

Comme pour tout sujet sensible qui implique de fortes émotions, parler de Diabète avec ses parents peut vite devenir explosif.

Vous n’êtes pas en train de partager votre indécision quant à votre prochaine paire de chaussures, vous parlez de votre santé, de votre avenir, de votre vie au sens propre du terme.

Même si cela vous exaspère parfois, vous comprendrez facilement que votre mère/père puisse trahir son inquiétude avec de l’insistance, des mots maladroits et ce regard de cocker qui finalement, en dit simplement long sur leur amour…

Lorsque les parents ont dû gérer eux-même le Diabète de leur enfant, la passation est souvent compliquée. On ne peut pas leur demander d’arrêter de s’inquiéter du jour au lendemain, juste parce qu’on reprend le flambeau…

Maintenant que j’ai 28 ans, j’en parle quotidiennement avec ma mère (je doute qu’elle comprenne vraiment tout, vu tout ce qui a changé mais elle écoute très attentivement ah ah). Mais adolescente, c’était le sujet principal de dispute avec ma prise de poids : que des sujets sympas !

J’ai entendu de nombreux retours similaires, mais je suis toujours curieuse de découvrir vos témoignages, n’hésitez pas à m’écrire en commentaires ou messages privés.  =)

La culpabilité des accompagnants

Je me souviendrai toujours de cette horrible fois où, comme d’habitude, je me disputais violemment avec ma mère sur mon HBA1c trop haute, et j’ai fini par hurler à plein poumon “MAIS C’EST MON DIABÈTE, C’EST MOIIII QUI SUIS DIABÉTIQUE”. Et là, j’ai pu contempler toute la tristesse du monde dans le regard de ma maman, qui m’a répondu “je te promets que si je le pouvais, je deviendrais diabétique à ta place”… J’en ai encore des frissons rien qu’en l’écrivant. Je n’ai pas d’enfant (mes responsabilités s’arrête à garder le husky de mes voisins en vie quand je le promène), mais je ne peux que deviner combien cela doit être dur de voir son enfant galérer et se débattre avec un Diabète mal équilibré.

Je ne partage pas TOUT avec elle, mais j’ai pris l’habitude de lui faire part des bonnes nouvelles. Des fois, je lui envoie une photo de belle courbe avec un message positif, et je me dis qu’elle l’a bien mérité la pauvre… (je parle rarement de mon père car mon Diabète le dépasse un peu, cependant il est très présent pour tout le reste #Ilovemydadtoo #fathersmattertoo)

Et sinon, il y a la famille d’Elise. Vous savez, Elise, de l’association Diab’aide. Et bien là plus de prise de tête, votre soeur jumelle est également diabétique, votre père aussi et vous pouvez partir tous ensemble faire des marathons en parlant courbes glycémiques… ah ah

Plus sérieusement, cet article est long, mais je tenais également à vous livrer le témoignage d’Elise qui est FORT intéressant, et conclura cet article.

Elise prend la parole

La famille et le diabète ?

Voilà un vaste sujet sur lequel Gisèle me demande de travailler.
En fait, je dirai que la famille c’est le diabète, et que le diabète c’est comme une grande famille.
Et quand Gisèle m’a demandé d’écrire sur le diabète et la famille, je me suis tout de suite dit que j’allais fait ça par chronologie puisque pour moi, le diabète c’est toute la vie, tout comme la famille.

On m’a découvert mon diabète de type 1 à 8 ans, 3 ans après ma soeur jumelle et 12 ans avant mon papa. Le soutien familial est très important, surtout quand tu es jeune puisque ce sont mes parents qui ont tout géré au début. C’est important d’être là, présent, de ne pas en faire un drame bien sûr, mais de ne pas non plus le banaliser (combien de fois on a bouilli d’énervement à la phrase « oh un diabète de type 1, ça va aller ! »). En fait, tout est question de mesure.

Quand est venu mon adolescence, le soutien familial a été difficile, c’est le principe même de l’adolescence : « on a besoin d’aide, mais si on vient nous aider on se braque !!! », un vrai volcan.
En même temps, j’ai eu envie d’être adulte très vite, de le gérer seule alors même que je n’y comprenais absolument rien ! Donc autant dire que rien n’était bon, HbA1c à 12%, et plus aucun suivi médical bien évidemment.
Et c’est là que la famille s’est ramenée à moi, puisque quand mon papa a été découvert diabétique cela m’a ramené vers le suivi médical qui me manquait pour avancer.

D’une famille de diabétiques, j’ai voulu en créer une pour tous. En effet, je mesurais alors ma « chance » (et celle de ma soeur et mon père) d’avoir dans ma famille plusieurs personnes diabétiques, et me rendais compte de la situation difficile que cela pouvait être, d’être seul diabétique dans une grande famille, à se sentir presque comme le vilain petit canard si on peut dire…
J’ai alors considéré le diabète comme un animal de compagnie (à apprivoiser et à dresser) afin que l’on se sente intégré dans une famille de façon « normale » tout en ayant avec soit quelque chose en plus.
D’ailleurs, en repas de famille, malgré le fait qu’il y a souvent plus de diabétiques à table que de non diabétiques (AHHHHH des Moldus !!!), on ne parle pas beaucoup de diabète (sauf quand on me demande les glucides des plats…).

Et finalement, le diabète c’est comme une grande famille, on s’aime, on se retrouve, on s’éloigne, on rit puis on s’engueule. Ses glycémies pourraient être comme des liens familiaux à resserrer et entretenir perpétuellement, parfois ça monte, on corrige, puis une hypo, on se resucre, et cela toute la journée.

Et vous, comment vivez-vous le Diabète en famille ?

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Le Diabète sur la peau

Le Diabète sur la peau

Le Diabète sur la peau

Le Diabète, on l’a tous dans la peau, c’est un fait.
Mais aujourd’hui j’aimerais parler du fait qu’on aie également à le porter, sur nous, sur notre peau. Jadis si invisible, le Diabète peut désormais se reconnaitre très facilement l’été sur quelqu’un, de par les capteurs de glycémie et les pompes à insuline…

Parlons du Diabète sur la peau.

C’est quoi sur ton bras ?

Si vous portez un capteur de glycémie, que ce soit un FSL, un Dexcom ou un Guardian Connect, vous avez sûrement déjà entendu cette remarque, qui se décline sur toutes les parties du corps, selon où vous préférez mettre votre dispositif…

Si le FSL fait penser à un patch pour arrêter de fumer, les autres capteurs eux laissent perplexes. Rares sont ceux qui résistent à la tentation de vous interroger à ce sujet. Vous pensiez que les gens étaient timides et n’osaient pas s’adresser à des inconnus dans la rue ? Vous allez vite déchanter !

Il est en de même pour les pompes à insuline, qui se voient peut-être plus rarement, car souvent masquées par nos vêtements.

En soit, ils sont curieux, ce n’est pas bien grave. Mais pour les diabétiques qui ont du mal à accepter ce rapport étroit avec leur corps, de devoir porter leur Diabète sur eux, cela peut s’avérer gênant.

Le regard des autres

 Nous vivons tous notre Diabète d’une manière différente, et pour certains, le regard que peuvent porter les autres est un facteur embarrassant concernant leur Diabète.

Cela peut être vécu comme intrusif, et dans les faits, il est vrai que de devoir porter une quelconque maladie directement sur soi, ce n’est pas toujours agréable.

Bien sûr, il y a plus important que l’opinion de votre voisin, ces dispositifs vous permettant tout de même… et bien de rester en vie !

Je pense que tout le monde s’accordera à dire que le plus important, c’est votre santé ! Mais cela ne veut pas dire que vous arriverez à vous affranchir facilement de ce malaise. Je ne vais pas vous mentir, il n’y avait pas encore les capteurs lorsque j’étais adolescente, mais je refusais catégoriquement de porter une pompe à insuline. Pour moi, cela revenait à me balader avec une perfusion, à la vue de tous. Cela m’était inconcevable.

Pourtant, aujourd’hui, ce genre de pensées me passe à mille lieues au dessus de la tête… Quelle importance…? Quelle genre de personne se permettrait de juger un dispositif de santé ? De quoi pourrions-nous avoir peur ?

Le rapport aux autres

Parmi toutes les raisons qui pourraient nous amener à donner de l’importance à ce que pensent les autres, la peur d’être perçu comme quelqu’un de malade ou de faible est sûrement la plus commune.

Avant l’arrivée des capteurs, j’étais fière que personne ne puisse se douter de l’état de mon pancréas. Cela ne se voyait guère sur ma tête, et si je n’en parlais pas, personne ne savais que j’étais diabétique.

Avec le concept de porter son Diabète sur la peau, tout change. Les curieux restent parfois irritants lorsque vous les enchaînez sur la même journée, mais ils ne sont pas le problème à mon sens. Le soucis, c’est plutôt tous ces gens qui vont faire une association directe entre votre capteur / votre pompe, et tous ces préjugés sur le Diabète, qui leur donneront une image fausse de ce que vous êtes, pouvez faire et avez le droit de faire.

Ce genre de personnes, très souvent sûres de détenir LA vérité, ne s’embarrasseront jamais de vous poser des questions pour confirmer leur idées reçues, et deviendront ces gens qui vous font vous sentir mal.

Heureusement, si cela vous gêne, vous pouvez les éduquer, les éviter, les ignorer… Sincèrement, ils n’en valent guère la peine. En revanche, votre capteur et votre pompe, eux, méritent LARGEMENT une place dans votre vie.

Le rapport à notre corps

Là, on parle de ma catégorie ! Pour ceux qui ont pris l’habitude de se piquer manuellement, et de rassembler leur Diabète dans une petite trousse, porter un capteur et une pompe, ce n’est pas une mince affaire ! Surtout quand les rougeurs, petites cicatrices et allergies peuvent s’en mêler…

Lorsqu’on me demandais pourquoi je ne portais pas de pompe à insuline, je répondais simplement que je ne souhaitais pas porter le Diabète sur moi, que je ne le supporterais pas, car ce n’était pas le rapport que j’entretenais avec mon Diabète.

Pour vous donner un exemple concret, je n’ai que faire du regard des autres sur mes dispositifs, par contre, les traces qu’ils laissent sur mon corps est un sujet très sensible pour moi. Cela me met dans une colère noire contre… et bien c’est là tout le problème, je n’ai personne contre qui la diriger… À qui la faute si on dirait que je m’écrase des mégots de cigarettes sur les bras ? (bon si je dois être honnête j’avouerais aussi que les traces de bronzage ne m’enchantent guère non plus)

Me faire une balafre lors d’une sortie extérieure ne me fait ni chaud ni froid, par contre, la moindre petite cicatrice laissée par mon capteur de glycémie m’est insupportable. C’est une véritable TRAHISON.

Vous êtes des bombes !

Tout cela étant dit, il n’y a aucune raison de se sentir mal à l’aise de nos dispositifs médicaux ou des traces qu’ils peuvent faire subir à notre corps.

Nous sommes des guerriers, mais surtout, nous sommes bien plus qu’un simple corps.

Je vous l’accorde, dans une société où règne le dictat de la beauté physique et de la perfection, c’est parfois difficile de se souvenir à quel point tout ceci est RIDICULE. Les publicités et les médias nous amènent constamment à vouloir changer notre apparence, et s’amusent à nous donner l’illusion que nous sommes réduit à notre image. Il faut être jeune, mince, et avoir une peau si lisse et uniforme qu’elle en perdrait son aspect vivant.

Et vous dans tout ça ? Je veux dire, VOUS, VRAIMENT : vos envies, votre passé, vos expériences, vos rêves, vos aspirations, vos qualités et vos défauts, etc.

Au fond, qu’est-ce qu’une petite cicatrice, une rougeur ou une trace de bronzage ? Nous sommes tellement plus que cela…

Et vous, comment vivez-vous votre Diabète sur votre peau ?

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Ces dt1 libres de tout

Ces dt1 libres de tout

Ces dt1 libres de tout

Cet article sera écrit sous le signe de la tolérance et de l’amour. 
Aujourd’hui j’aimerais vous parler des diabétiques libres… Mais pas n’importe lesquels : les dits “hors du système”, “rebelles”, “je m’en foutistes”… Bref, vous l’aurez compris, ces dt1 qu’on ne peut pas qualifier de “modèle” selon les critères de… Les critères de qui d’ailleurs ? C’est une bonne question !

Cette catégorie fascinante dont je fais partie, ne m’empêche nullement de vivre ma vie pleinement et de vous écrire de beaux articles. Parce que la perfection, ça n’existe pas.

Contrôler c’est bien, vivre c’est mieux !

Le Diabète est une maladie assez complexe à vivre au quotidien, car elle chamboule et concerne tous les aspects de notre vie. Il y a autant de Diabètes que de diabétiques, et nos expériences sont si personnelles et uniques que nous avons une manière propre à chacun de le vivre. Il faudra presque une vie à certains pour pardonner à l’univers tandis que d’autres sauront rapidement transformer cette colère en énergie positive.

Certains seront très sensibles à l’insuline tandis que d’autres auront une insulinorésistance. Il y aura des diabétiques qui gèreront facilement le sport et d’autres qui devront s’armer de courage et de patience. Certains diabétiques se sentiront soutenus et compris au sein de leur entourage, pendant que d’autres peineront à se faire respecter. Tout le monde est différent. Alors cela va de soi, avec autant de paramètres, on ne peut pas tous arriver au même résultat.

Nous avons tous l’objectif de rester en bonne santé et de réussir à vivre notre vie sans que le Diabète ne vienne ombrager quoi que ce soit, mais nous ne voulons pas pour autant vivre de la même manière.

Mathilde, une blogueuse voyage & lifetsyle diabétique.
www.lesaventuresdemathilde.fr

Le poids de l’imperfection

Comme beaucoup, je suis perfectionniste. Et je ne vais pas vous mentir, ne pas remplir les objectifs avec lesquels on me bassine depuis mes 6 ans, ça ne me rend pas particulièrement heureuse. Cela doit faire facilement 15 ans que mon HbA1c n’est pas descendue en dessous de 8.

Au delà des médecins et du corps médical qui nous laissent parfois patauger gaiement dans cette poursuite de l’hémoglobine glyquée parfaite, il y a cette pression personnelle que nous nous infligeons seuls.

J’imagine bien que je ne suis pas la seule à m’en vouloir lorsque je me trompe, et que cette erreur me coûte quasiment une journée entière en hyperglycémie… La colère, la culpabilité et l’angoisse nous poussent à être durs envers nous-même.

Pourtant, je pense sincèrement que nous ne devrions pas être aussi jugeants et intraitables. Apprenons à devenir nos propres alliés. Encourageons-nous, pardonnons-nous, aimons-nous.

Les je m’en foutistes, moutons noirs du Diabète

Derrière ce vilain mot se cache de nombreux diabétiques qui ont choisi de privilégier leur liberté et leur bonheur.

Bien sûr, la limite se trouve le jour où votre santé se dégrade et que votre corps vous rappelle à l’ordre. Je ne fais nullement l’apologie du n’importe quoi, il y a des règles de base pour survivre avec un Diabète.

Mais il est également possible de trouver son propre équilibre, entre le contrôle de votre Diabète et le fait de vivre votre vie comme vous l’entendez. Et si vous êtes un dt1 à l’esprit libre et rebelle, cet équilibre ne se trouvera probablement pas dans une HbA1c à 6.

Cela pourrait être une HbA1c acceptable, qui ne vous mettrait guère en danger, sans pour autant vous donner envie de la crier sur tous les groupes de diabétiques de Facebook.

Si vous faîtes ce choix, vous risquez de devoir parlementer avec votre mère, votre diabétologue, votre compagnon et sûrement votre entourage qui vous rappellera à la moindre occasion que vous n’avez pas l’air de toujours faire de votre mieux. Et pourquoi ? Je ne sais pas, ce n’est guère quelque chose qui me choque, et pourtant, cela semble être tabou. Peu en parlent, peu le revendiquent, alors qu’il s’agit pour moi d’une manière tout à fait légitime de vouloir vivre son Diabète.

De la même manière que je ne me permettrais pas de juger les diabétiques dont l’objectif principal est une HbA1c à 5, et qui estiment que tous les sacrifices nécessaires en valent la peine. Si cela les rassure, les rend heureux et qu’ils se sentent bien ainsi, quel serait donc le problème ? Chacun devrait être libre, sans culpabilité, de choisir quels sont les sacrifices qu’il/elle accepte de faire pour rester en bonne santé.

Je trouve que c’est effrayant combien le Diabète peut nous rendre jugeants, intolérants mais aussi très enclin à la culpabilité. (Si vous ne comprenez pas pourquoi je parle de jugements et de non ouverture d’esprit, je vous invite à faire un tour sur des forums de discussions entre DT1, ça peut être très violent)

Je ne compte pas mes glucides

Un petit mot également pour les “mauvais élèves” de l’insulinothérapie fonctionnelle, c’est à dire le traitement du Diabète par le calcul des glucides afin de s’injecter la bonne dose d’insuline. Si vos résultats n’exigent pas de mesures immédiates, qu’est-ce que cela peut bien faire que vous ne calculiez pas vos glucides comme il faudrait ?

Certains se débrouillent à la perfection, alors même qu’ils le font au pifomètre ! Et bien ma foi, si cela fonctionne, continuez… Si cela vous chagrine, faites un stage d’IF et perfectionnez-vous… C’est aussi simple que cela…

Il n’y a qu’une seule règle dans le Diabète : Cela fonctionne ? Alors c’est parfait, il faut continuer.

Un diabétologue, vraiment ?

On ne va pas se mentir, avoir un diabétologue c’est tout de même mieux. C’est un spécialiste, et si celui que vous avez ne vous semble guère utile, changez-en, il y a aussi des très bien !

Ceci étant dit, si votre Diabète est stable et que vous vous en sortez bien, il est clair que votre généraliste peut remplacer le rôle de votre diabétologue en vous prescrivant vos ordonnances. Ce n’est pas une voie qui est conseillée car cela vous fait “sortir” du système et perdre un soutien intéressant, mais restons sérieux : rien ne va vous arriver si vous le faites. Vous ne brulerez pas en enfer, et votre vie n’en sera probablement que peu changée.

Personnellement j’ai grandi en connaissant de nombreux diabétologues différents, car nous déménagions souvent avec ma famille. Depuis que je suis dans le sud de la France, j’en ai essayé six différents en 10 ans. Je ne les aime pas, ils ne me comprennent pas (je ne m’attarderai guère sur celle qui lisait ma fiche devant moi.. je veux dire.. au cas où j’ai oublié mon nom et ma date de naissance, c’est vrai que c’était pertinent…) et c’était toujours l’angoisse d’aller les voir.

Aujourd’hui je suis suivie par un diabétologue qui me plait bien, et il m’a aidé à passer à la pompe à insuline. Il est curieux et se tient au courant des dernières tendances, je ne pensais pas dire cela un jour, mais je le trouve très utile. Pour tout vous dire, j’étais complètement sortie du système avant lui pendant 2 ans. Je voyais les spécialistes qu’il fallait régulièrement (ophtalmo, dermatologue etc.), mon généraliste me faisait mes ordonnances… Bref, cela ne me manquait pas du tout. Pour autant, maintenant que je l’ai trouvé et même si je me sens capable de gérer seule, cela ne me déplait pas de continuer les consultations avec lui.

Chacun son avis sur la question ! Mais il faut être très indépendant pour vouloir sortir de la boucle. Ne prenez pas de risque si vous ne vous en sortez pas vraiment seuls.

Et vous, avez-vous trouvé votre équilibre ? Vous sentez-vous parfois coupables ?

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Diabète et préjugés

Diabète et préjugés

Diabète et préjugés

Je suis sûre que vous savez de quoi je parle…
Dans ce triste monde, les médias ne font pas grand effort pour la cause du Diabète. Alors, si ni vous, ni personne de votre famille ou de votre entourage n’est concerné, le Diabète pour vous, c’est : des gens âgés et obèses qui ont mangé trop de sucre et devraient se mettre au sport (et à la salade verte) ! Ah oui, et maintenant on peut rajouter que vous savez aussi qu’ils sont à risque pour le Covid19 ! Merciiiii les médias ! <3

INCROYABLE MAIS VRAI : il n’en est rien les amis !

NON, je n’ai pas mangé trop de sucre.

Déjà, rappelez-vous qu’il y a deux types de Diabète. (principaux, je vous épargne ici le LADA, MODY etc.) Je vous laisse jeter un œil à cette merveilleuse infographie pourtant si simple, mais qui pourrait faire toute la différence si elle était partagée en masse…

On ne le répètera jamais assez, mais le Diabète de type 1 n’est pas causé par une mauvaise alimentation. C’est une maladie auto-immune, et le pancréas ne produit plus d’insuline. Un diabétique de type 1 aura beau devenir la vitrine jemangesupersainement.fr et faire du sport, son pancréas ne se remettra pas miraculeusement à fonctionner.

Je tiens également à informer que le Diabète de type 2 n’est pas non plus forcément causé par une mauvaise hygiène de vie puisqu’il s’agit d’une maladie héréditaire…

De toute façon, quelque soit l’état de santé d’une personne, qui a envie d’entendre qu’elle a mangé trop de sucre et qu’elle devrait juste manger de la salade et arrêter de creuser le trou de la Sécu… Pourquoi en plus ? Parce que les médias illustrent les news sur le Diabète avec des morceaux de sucre et que vous avez entendu qu’aux États-Unis il y avait beaucoup de diabétiques obèses ?

Alors dans le doute, abstenez-vous non ?

Moi je dis ça, je ne dis rien…

Vous entendez toujours…

Mesdames, et Messieurs, aujourd’hui et pour vous tout spécialement, voici les principaux préjugés que vous entendrez probablement toute votre vie… Ces phrases sympathiques qui vous donnent des pulsions meurtrières !

Restez calme, courtois, inspirez un grand coup et décidez selon votre interlocuteur si cela vaut la peine de lui expliquer ou non !

Briser les clichés

 La raison pour laquelle La Belle & le Diabète existe à la base était pour informer sur le Diabète sous forme d’illustrations.

Il parait que pour faire passer un message, le plus efficace est de mettre du gros texte et des couleurs… 😉

Aussi, je compte sur vous pour les partager ! Montrez cet article, partagez les images ! Je vous mets le lien de l’album Facebook avec toutes ces affiches :

Ces phrases qu’on adore !

STOP les préjugés !

Retrouvez toutes les images de cette campagne Blue November de sensibilisation au Diabète de type 1 sur Facebook :

Et vous, qu'entendez-vous au quotidien ?

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Émotions et glycémies

Émotions et glycémies

Émotions et glycémies

Et si on parlait de nos émotions ?
Il est scientifiquement prouvé que les émotions influent sur la glycémie. Le stress par exemple, est célèbre pour faire monter la glycémie. Nous ne réagissons guère de la même manière, et certains sont plus sensibles que d’autres, mais de manière générale, nos émotions ont un impact sur notre taux de sucre.

Le coeur s’emballe, les glycémies aussi !

Vous l’avez sûrement remarqué, lorsque vous stressez, vos glycémies ont tendance à s’emballer. Que ce soit le stress d’un examen, d’un passage en public, d’une compétition, ou d’une urgence boulot, le résultat est même : votre cœur s’emballe et votre adrénaline monte.

Pour ma part, ma glycémie monte immédiatement, et il est possible de retracer mes émotions en regardant ma courbe de glycémie ! Le seul soucis, et cela ne concerne que moi (en tout cas je vous le souhaite), c’est que ma glycémie peut monter pour une multitude de raisons :

– je suis heureuse/excitée : ça monte
– je suis anxieuse/stressée : ça monte
– je suis en colère : ça monte
– j’ai faim : oui oui, ça monte aussi, je vous jure.

Véridique les amis : je peux me provoquer une hyperglycémie rien qu’en regardant de la nourriture avec envie… Et vous ?

Restez zen !

Surtout, restez zen. Il arrive que l’on perde notre sang froid, lorsqu’on fait des hypoglycémies consécutives alors qu’on essaie juste de réviser / travailler, ou qu’une vague de colère nous submerge lorsque notre glycémie ne veut PAS redescendre. Faites au maximum pour ne pas vous emporter, car cela empirera les choses. En tant que diabétiques, nous avons des décisions importantes à prendre au quotidien : que ce soit nos doses, notre resucrage, ce que l’on doit emporter au cas où avec nous… Gardez votre calme, car chacune de ces décisions ne  méritent d’être prises sur un coup de tête.

Nous avons mille choses à penser, et une charge mentale plus importante que les autres : prenons soin de nous.

 J’en parlais dans mon article La charge mentale des diabétiques (lien disponible cliquez dessus), nous ressentons cette fatigue là en plus, et pouvons donc facilement nous sentir acculés.

Parfois, nous pouvons nous sentir las, découragés, en colère, ou même profondément tristes de ne pas réussir à réguler nos glycémies. C’est important de garder le cap, de se reposer si besoin, mais de ne jamais abandonner. Parce que vous le valez bien, et que vous pouvez le faire.

Bien que cette illustration soit inspirée de véritables témoignages, (oui c’est triste) elle est bien entendu à prendre au second degré. <3

Bref, les émotions, vos sentiments, votre petit cœur, c’est très important ! Vous êtes précieux(se), prenez soin de vous, apprenez à écouter votre corps !

Et si vous avez envie de vous faire plaisir, et bien faites-le, vous le valez bien !

Et vous, vos émotions influent-elles sur vos glycémies ?

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Du resucrage de nos hypoglycémies

Du resucrage de nos hypoglycémies

Du resucrage de nos hypoglycémies

Le sujet de ce vendredi concerne le resucrage de nos hypoglycémies ! Oui, j’ai nommé ce moment clé durant lequel nous avons le choix entre le bien et le mal : gérer calmement notre hypoglycémie, ou succomber à cette abominable envie d’avaler notre frigo (tout entier) et vider nos placards…! C’est parti ! Vous verrez, à la fin de cet article vous vous trouverez normal(e) finalement. De toute façon, niveau craquage en hypoglycémie, vous pourrez difficilement m’égaler.

En hypo, je passe du côté obscur.

Si certains diabétiques réussissent à faire face à leurs hypoglycémies de manière rationnelle et raisonnable, comme de nombreuses personnes, je ne fais pas partie de cette catégorie. Pour ma part, je suis plutôt de celles qui succombent au côté obscur de la Force… Parce que personnellement, je ne parviens pas vraiment à contrôler mes envies de sucre à ces moments-là…

Dans cet article vous trouverez un bref rappel théorique, des conseils personnels, mais surtout, je vous laisse apprécier que vous n’êtes pas seul(e)s à craquer quand cela arrive. On passe tous par là, et vous ne devriez pas vous en vouloir plus que de raison. Nous sommes humains après tout, et rappelez-vous que c’est votre cerveau qui vous hurle qu’il a besoin de sucre !

Et si vous êtes l’élite des diabétiques en hypoglycémie, (ceux qui sont raisonnables) vous pourrez vous délecter de ces anecdotes tout en vous félicitant d’être un DIABADASS de classe supérieure. (Je me demande ce que ça fait, mais je suis sûre que c’est génial)

L’hypoglycémie, qu’est-ce que c’est ?

Définition

Vous êtes en hypoglycémie lorsque votre taux de sucre dans le sang est trop bas : inférieur à 0,60 g/L. Votre corps tout entier vous réclame du sucre (enfin surtout votre cerveau) car il n’y a plus assez de carburant pour vos muscles et vos organes : vous êtes raplapla, vous tremblez, êtes en sueurs, bref, ce n’est pas le meilleur moment de votre vie.

Le plus efficace, c’est d’ingurgiter du sucre RAPIDE ! Oubliez le chocolat, même si le pot de Nutella vous appelle de votre placard…!

Du sucre rapide, c’est du sucre en morceaux, ou en poudre mais je vous le déconseille, surtout si vous êtes essoufflés ou enrhumés (on sent l’expérience de la pauvre fille qui a éternué dans son sucre en poudre…). Les jus de fruits, le sirop, la pâte de fruits, le miel, la confiture, sont aussi de bons sucres rapides pour stopper une hypoglycémie.

Tout ce qui est gras, comme le chocolat, est moins rapide à faire remonter votre glycémie. Alors bien sûr, qui suis-je pour juger, si votre pot de beurre de cacahuètes se dandinait devant vous et que vous n’avez rien pu faire pour résister à cette provocation, ce n’est pas dramatique…

Si ce n’est que :
1- ça ne sera pas grâce à lui que vous serez remontés (ou alors trèèès longtemps après)
2- il va vous faire une surprise plus tard, car le gras ralentit l’absorption du sucre : en gros vous aurez une belle hyperglycémie à retardement.

MON CONSEIL ULTIME : Le sirop dédié aux hypoglycémies ! Le sirop, c’est ultra efficace. Et avoir un bouteille de sirop qui ne sert qu’aux hypoglycémies vous permet de ne jamais être à court, et de constater combien de temps elle dure.

Typiquement, lorsque je fais une hypoglycémie, ça se termine en orgie de glucides…

Vos hypoglycémies et vous !

Tout spécialement pour vous, j’ai recueilli quelques témoignages de resucrage. N’hésitez pas à nous partager les vôtres en fin d’article !

J’en profite pour vous dire que le grand gagnant des remontants pour hypoglycémies est… (roulement de tambour) LE SIROP ! Les bonbons spécial hypo sont juste derrière, puis on retrouve les jus de fruits !

Les raisonnables :

“Je déteste l’idée de devoir me sucrer alors c’est toujours au compte goutte, et même des fois, ça remonte tout seul la nuit.” – Marine J.

“Je remonte vite et en général, un petit verre de jus de fruits et ça repart !” – Vanessa D.

“Le mieux, c’est la nuit. Je prends un peu de sirop et je retourne dormir.” – Mathieu L.

“J’essaie de garder la ligne alors si je fais une hypo, je prends un fruit et c’est tout. Ça finit toujours par remonter.” – Léa B.

“Pour moi le re sucrage au mini.. un petit stick de sucre ou 2/3 fraises et chrono j’attends 20/25 minutes pour voir comment cela agit .. j’essaie de faire juste pour ne pas tomber dans l’excès et avoir une hyper .. je n’aime ni les bonbons ni le chocolat ni le sucre …” – Katia C

Les autres :

“Je fais au mieux… En général ça veut dire  qu’après avoir entamé tous les jus du frigo et mangé quasiment tous les biscuits de la maison, je me calme. – Sophie K.

“C’est compliqué, j’ai toujours tendance à trop me resucrer mais l’important, c’est que ça s’arrête vite. Après si besoin, je fais un bolus correctif” – Marc F.

“Moi c’est toujours digne d’une crise de boulimie… Et après forcément, c’est l’hyperglycémie… Mais je ne sais pas faire autrement. – Gisèle N.

“Avec le confinement j’essaie de moins manger pendant mes hypos, parce que c’est galère de faire les courses ah ah Mais franchement, je mange tout ce que je trouve.” – Pierre N

Ne prenez pas de risques !

Je comprends tout à fait que parfois, on n’a vraiment, mais alors VRAIMENT pas envie de se sucrer. Que ce soit parce que l’on n’a pas faim, qu’on essaie de perdre du poids ou même par manque de temps, il faut pourtant le faire. Si vous discutez parfois entre diabétiques, vous avez déjà dû entendre que certains ne se sucrent pas la nuit, parce que “ça remonte tout seul”.

C’est vrai pour certains, mais je vous appelle à rester prudents, parce que le coma hypoglycémique, c’est également une vérité, et plutôt cher payé si l’objectif était d’éviter un verre de jus de fruits…

Faites attention et ne prenez pas de risque, le plus important, c’est surtout que vous restiez en bonne santé. Apprenez à vous connaitre : sentir vos hypoglycémies arriver, savoir combien de sucre prendre et en combien de temps vous remontez votre glycémie.

Jamais au bon moment !

Une véritable hypoglycémie se caractérise par son timing abominable : en pleine urgence de boulot, alors que vous aviez rempli vos objectifs minceur pour cet été… C’est rarement le bon moment, et c’est ce qui fait toute sa beauté cruelle…

Bref, les hypoglycémies, ça vous change un personne, ça donne des bourrelets et ça vous apprend la patience et le contrôle de soi (ou pas ah ah).

Et n’oubliez pas, vous êtes insulino-génial(e)s ! <3

Dites-nous comment se passent vos resucrages d'hypoglycémies ?

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