Diabète & psychologie part II : l’image de soi

Diabète & psychologie part II : l’image de soi

Diabète & psychologie part II : l’image de soi

On continue cette série d’articles avec « L’image de soi’. Comme le précédent, « L’annonce », cet article a été réalisé en collaboration avec Line Dumasdelage, qui est psychologue et aussi diabétique de type 1. (Petite présentation en fin d’article)

Je vous laisse parcourir les thèmes, dans lesquels vous trouverez à chaque fois la vision de Line selon mes mots, ainsi que mes propres interventions, en gras italique.

N’hésitez pas à me faire vos retours. Si cela vous a touché, interpellé, ou si au contraire, vous ne vous êtes pas reconnus dans cet article et pourquoi.

Je parle de la découverte de notre Diabète. Un grand sujet plein d’émotions, une étape très importante, et un tout nouveau monde qui se force à nous.

Que ce soit le traitement en lui-même, où tous les dispositifs avec lesquels on doit vivre au quotidien, le Diabète change notre image de nous.

Et comment aborder le Diabète sans mentionner la fameuse charge mentale. Une nouvelle vie, organisation, responsabilités… et inquiétudes.

L’image de soi

L’image de soi est également un grand sujet concernant le Diabète de type 1 (ou tout autre maladie chronique d’ailleurs).

J’ai eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles, notamment mon fameux « Le Diabète sur la peau », ou encore « Porter une pompe à tubulure » et « Comment porter un capteur ». Ici, nous parlerons exclusivement de l’aspect psychologique.

Le Diabète change notre image, notre reflet et surtout notre perception de nous. Une fois l’annonce plus ou moins digérée, il va aussi falloir accepter et travailler cette nouvelle image de soi. Cette nouvelle vision de nous, malgré la maladie bien sûr, mais surtout tout ce que cela implique : les injections, porter des choses sur soi, une nouvelle organisation, etc.

Et oui, le cerveau doit s’adapter, mais également notre petit corps ! (puis notre cerveau de nouveau, tout est lié…)

On apprend finalement à « faire mal à notre corps pour le soigner ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas banal comme démarche, non ?

Apprivoiser son traitement & matériel

S'habituer à ses dispositifs

La relation à notre Diabète

Le regard des autres

1- Apprivoiser son traitement

Vivre avec le Diabète de type 1, c’est porter un capteur de glycémie pendant une dizaine de jours, se piquer le bout du doigt pour vérifier sa glycémie capillaire, porter une pompe à insuline ou se faire des injections. C’est intrusif, c’est brutal, et cela laisse des traces, que ce soit en nous ou sur nous. Il y a forcément une adaptation.

Puis vous avez beau avoir réussi à devenir le roi/ la reine des piqûres et changement de capteurs, le corps lui, ne s’habitue pas. Il s’use. Vous allez devoir varier les zones de pose de capteurs pour éviter les cicatrices, et comprendre comment éviter les allergies avec votre cathéter, ou les bleus avec vos injections. Le temps où le Diabète était strictement invisible est révolu.

Gisèle : J’ai réellement compris ce que ça impliquait de vivre avec un capteur de glycémie lorsque j’ai dû réapprendre à passer les portes. Au début, je les mettais exclusivement sur les bras, comme préconisé en hôpital, et je me l’arrachais régulièrement dans les embrasures de portes. J’ai dû apprivoiser ce nouveau volume. J’ai dû changer ma façon de faire une action aussi naturelle pour moi que respirer…

2- S’habituer à nos dispositifs

Tous nos dispositifs, qu’ils soient directement sur notre corps ou à proximité (hello à tous nos sacs à main, sacoches, sacs banane et poches en tout genre…), font partie de notre quotidien. Ce n’est pas donc pas une surprise : la façon dont on cohabite avec notre Diabète touche notre estime de soi et l’image que l’on a de nous.

Gisèle : J’ai mis beaucoup de temps à accepter le premier FSL sur mon bras. Le changement me terrifiait bien sûr, mais surtout, je n’avais jamais porté le Diabète sur ma peau. Aujourd’hui, le fait de ne plus pouvoir ranger mon Diabète dans une pochette, car je porte une pompe à insuline, a complètement changé ma manière de le vivre.

3- La relation à notre Diabète

Comment traitez-vous votre Diabète ? Lui parlez-vous ? L’insultez-vous ? Le considérez-vous comme une menace ? un ennemi ? un monstre ? un compagnon ou un coloc ?

IL arrive qu’on en veuille à notre corps. Ce corps que l’on vit comme « désorganisé » ou même « cassé » : même pas foutu de nous fournir l’insuline nécessaire !

 
Mais attention, nous avons beau personnifier notre Diabète, il n’en reste pas moins…nous-même.  Autrement dit, si vous manquez de bienveillance, de douceur ou de respect pour votre Diabète, n’oubliez jamais que c’est VOUS, que vous traitez mal.

Gisèle : J’ai commencé à personnifier mon Diabète en utilisant un capteur de glycémie. Une fois les courbes sous les yeux, je lui reprochais de me mener la vie dure. À chaque alarme, je l’insultais très violemment. Je n’avais pas conscience de l’énergie que ça me prenait et encore moins des ondes négatives que j’installais.

Depuis que je suis sous boucle fermée, je suis en paix avec mon Diabète. Je ne dis pas qu’il est sage, mais ayant davantage le contrôle, je suis moins en colère, moins angoissée et plus sereine. J’ai clairement ressenti la différence lorsque j’ai arrêté d’insulter mes appareils.

 

4- Le regard des autres

Devoir encaisser le « je suis malade » touche déjà considérablement à notre confiance. Mais le fait de devoir manipuler, utiliser et porter tout ce matériel
en remet une couche. Le regard des autres peut nous terrifier.

 

Va-t-on me regarder bizarrement ? Serais-je finalement défini.e que par ça ? Va-t-on me poser des questions ? Comment préserver ma féminité / masculinité ? Pour un enfant, il arrive même qu’il se demande si ses copains voudront toujours être ses amis…

C’est quelque chose de fort, qu’il est normal de ressentir, mais auquel il faut faire attention pour ne pas se laisser pourrir la vie.

Emprisonnés dans un préjugé

Et vous savez ce qui n’aide pas non plus ? La représentation complètement faussée que les non
diabétiques ont de cette maladie. Lorsque les gens entendent « Diabète », il y a une banalisation de la pathologie, comme s’il suffisait simplement qu’on se reprenne en main et arrête de manger n’importe quoi. Le grand public ne connait pas les différents types, et encore moins les aspects techniques qui mettent en pièce ce genre de préjugés. Pour eux, on est coupable.

 

Sans même avoir à le verbaliser, ils nous font ressentir ce jugement. Et on pourrait presque se sentir honteux, comme si c’était de notre faute…

Il n’y a qu’une solution à cela : communiquer, informer, sensibiliser et corriger.

Glamouriser le Diabète

Depuis pas mal d’années maintenant, il existe des moyens pour donner un peu de couleur à son Diabète. Dé-médicaliser son matériel, le rendre plus festif et davantage l’intégrer à notre quotidien.

 
 
Je parle bien sûr des stickers pour capteurs, pompes, appareils de glycémie, des coques d’Omnipod, des jolies pochettes de rangement optimisée pour les diabétiques, etc.

Ils constituent également un prétexte pour briser la glace et échanger autour du Diabète. « C’est quoi cette licorne sur votre bras ? », « Elle est trop belle votre pochette, mais c’est quoi qui dépasse ? ».

Gisèle : J’ai des amies qui me suivent sur les réseaux sociaux, et elles me font souvent la blague « Gisèle, sérieux, des fois, on regretterait presque de ne pas être diabétique pour pouvoir porter tous ces accessoires ». Évidemment, à ne pas prendre au premier degré. Mais je préfère largement ce genre de discours que le bon vieux « Je trouve que tu manges très sucré pour une diabétique ».

Et il y a mon coach de boxe. À chaque fois que j’arrive avec une nouvelle ceinture, un stickers, ou un patch sympa, il le remarque immédiatement et me fait un compliment. Je ne vais pas vous mentir, ça me fait immensément plaisir.

Et vous ? Votre Diabète a-t-il changé votre image de vous ?

Laissez-nous un commentaire sur Facebook ou Instagram, ou un message privé ! 😉

Line DUMASDELAGE

Psychologue clinicienne depuis 16 ans et DT1 depuis 20 ans, je me suis dit que mixer les deux pouvait être intéressant. J’ai choisi de développer une spécialité « diabète ».

L’annonce de la maladie est un choc qui n’est pas toujours simple à dépasser. La gestion du diabète est un effort plus ou moins important selon qui nous sommes, à quelle période de notre vie nous sommes, le cheminement que nous avons parcouru depuis l’annonce. Toutes ces périodes peuvent être sensibles et amener saturations, doutes, et épuisement.

Un accompagnement peut être bénéfique !

Diabète & psychologie part I : l’annonce

Diabète & psychologie part I : l’annonce

Diabète & psychologie part I : l’annonce

L’article d’aujourd’hui est un peu spécial. Il s’agit d’une série de trois articles, qui parleront de certains moments clés que nous vivons avec notre Diabète. J’ai décidé d’écrire ces articles en collaboration avec Line Dumasdelage, qui est psychologue et aussi diabétique de type 1. (Petite présentation en fin d’article)

Je vous laisse parcourir les thèmes, dans lesquels vous trouverez à chaque fois la vision de Line selon mes mots, ainsi que mes propres interventions, en gras italique.

N’hésitez pas à me faire vos retours. Si cela vous a touché, interpellé, ou si au contraire, vous ne vous êtes pas reconnus dans cet article et pourquoi.

Je parle de la découverte de notre Diabète. Un grand sujet plein d’émotions, une étape très importante, et un tout nouveau monde qui se force à nous.

Que ce soit le traitement en lui-même, où tous les dispositifs avec lesquels on doit vivre au quotidien, le Diabète change notre image de nous.

Et comment aborder le Diabète sans mentionner la fameuse charge mentale. Une nouvelle vie, organisation, responsabilités… et inquiétudes.

La découverte du Diabète

Il s’agit d’un moment souvent violent. Cette annonce survient en général dans un contexte d’urgence et le cerveau est déjà submergé de stress. Quand une maladie chronique se déclare, passé le choc, il va falloir intégrer de nombreuses étapes dans nos cerveaux. Et //SPOILER ALERT : bien souvent, nous ne sommes pas préparés du tout.

Oui, je suis diabétique

Le Diabète de type 1, c'est pour toujours

Faire le deuil de son ancienne vie

1- Je suis diabétique

Cela peut paraître évident, mais faut-il encore l’accepter. Nous ne sommes pas tous égaux face à l’annonce du diagnostic, et certains refuseront de l’intégrer avant un certain temps.

Gisèle : Je vis cela comme une chance : je n’ai pas de souvenir avant mon Diabète, lorsque j’avais six ans. Pour moi, la vie, c’est mon Diabète. Je n’ai pas de regret ou de réelle colère à ce sujet. Je fais au mieux, avec ce que j’ai, comme pour tout le reste.

2- Maladie chronique = pour toute la vie

Il s’agit sûrement du plus dur dans l’annonce du Diabète de type 1. On nous explique tranquillement qu’il n’y a pas de guérison possible. Pas de recette miracle, pas de petit cachet magique, RIEN. Il faut se traiter à l’insuline par injection ou pompe à insuline, apprendre à connaître son corps et utiliser tous ces outils pour profiter au maximum de notre vie, malgré les contraintes. C’est dur à digérer, non ?


3- Tout réapprendre

Un nouveau monde s’ouvre à nous, et tout est à découvrir. Le Diabète, c’est de l’apprentissage, de l’expérimentation, et de l’analyse. On apprend à reconnaître les signes d’une hypoglycémie, d’une hypergycémie, et des variations glycémiques. On découvre le concept de calcul des glucides dans le cadre de l’insulinothérapie fonctionnelle… On décide de nos doses en fonction de notre sensibilité à l’insuline… On apprivoise notre matériel médical tels que les capteurs de glycémie, les appareils de glycémie, les pompes à insuline, les stylos à insuline, etc.

Dans un second temps, lorsqu’on se sent plus à l’aise, on va plus loin dans les observations et on sort de sa zone de confort ! On teste le sport, les repas spéciaux, les apéros à rallonge et j’en passe. Vulgairement, on teste « la vraie vie ».

Gisèle : Je parle en toute conscience de « la vraie vie », car une fois sortis de l’hôpital, vous remarquerez bien vite que rien n’est pareil. Le rythme est moins régulier, la nourriture a bien plus de relief, il y a le stress, les imprévus, etc. N’ayez pas peur de continuer votre apprentissage. Nos professionnels de santé nous donnent des bases pour survivre, et c’est à nous de les perfectionner pour « bien vivre ».


4 – Plus jamais comme avant

Le traitement du Diabète de type 1 ne se limite pas à la prise d’un cachet et un peu de salade (ni le type 2 d’ailleurs, mais nous ne nous attarderons pas sur les préjugés aujourd’hui…)
Il va falloir faire le deuil de ce que nous étions avant. Bien entendu, cela dépend de l’âge que nous avons au moment de l’annonce, et de notre environnement et personnalité.

Le deuil de notre vie avant la « reconstruction » ou la « construction », selon l’âge. Comment s’accommoder de ce nouveau colocataire encombrant, mal élevé, et intrusif ? Chacun avance a son rythme, mais finalement, ce deuil, c’est un peu comme faire connaissance avec ce coloc’ et voir comment on va cohabiter ensemble tout en sachant qu’il va nous mener la vie dure.

Pour ma part, mon Diabète a toujours été une entité à part entière. Aujourd’hui, j’ai transféré cela sur mon algorithme CamAPS FX. Mon application mobile incarne donc à la fois mon Diabète, et le précieux allié qui m’aide à le dompter. (pratique pour leur parler en même temps ahaha)

L’option du déni

Il y a bien sûr « l’option déni ». « Non merci, je vais faire comme s’il n’existait pas ». Bien qu’il s’agisse d’une fuite (vouée à l’échec), nous sommes beaucoup à être passés par là. Mais tôt ou tard, le corps et la réalité nous rattrapent, et bien souvent, si on est allé loin dans le concept, c’est une ambulance qui nous ramène…

L’option WELCOME

L’option « WELCOME », c’est quand vous lui dites : « OK,  je vais tout faire pour que vous vous sentiez bien Mr. Diabète ». Cela se fait parfois au détriment de qui nous sommes, de nos rêves et de nos aspirations…

Votre diabéto sera sûrement tenté de vous encourager dans cette voie, mais attention : poussée à l’extrême, elle vous fera vriller. Vous essaierez rapidement de rompre avec Mr. Diabète (bah oui hein, on n’a le droit de changer d’avis) et vous risquez de vous retrouvez à la première option, qui n’est guère mieux.

L’option intermédiaire

Cette dernière option est celle que beaucoup d’entre nous on choisi ou fini par choisir. Il s’agit d’accepter les contraintes et ce charmant petit boulet (soyons honnêtes ce n’est pas toujours un cadeau), sans pour autant renoncer à nous-même. Autrement dit, on fait le deuil de la facilité, et on décide de faire ce qui nous fait envie, même si nous devrons y consacrer plus de temps, d’énergie, d’organisation, de patience et créativité.

Gisèle : J’ai longtemps fait l’autruche avec mon Diabète, notamment parce que quoi que je fasse lorsque j’étais sous stylos à insuline, ça ne changeait rien. Je voulais vivre et lui me rappelait constamment que je n’étais pas en sécurité.

La solution pour mon profil était clairement la pompe à insuline, mas il m’a fallu plus de 20 ans pour accepter de la choisir (mon cheminement ICI) Je suis ensuite passée par la phase « maniaque du contrôle », et lorsque j’ai atteint le point de non retour, j’ai accepté la pompe à insuline À TUBULURE (oui, j’étais au bout de ma vie), et suis passée en boucle fermée.

Aujourd’hui, j’ai rejoint la team « option intermédiaire » et je n’ai jamais été aussi heureuse.

Et vous ? Quel a été votre cheminement et vers quoi tendez-vous ?

Laissez-nous un commentaire sur Facebook ou Instagram, ou un message privé ! 😉

Line DUMASDELAGE

Psychologue clinicienne depuis 16 ans et DT1 depuis 20 ans, je me suis dit que mixer les deux pouvait être intéressant. J’ai choisi de développer une spécialité « diabète ».

L’annonce de la maladie est un choc qui n’est pas toujours simple à dépasser. La gestion du diabète est un effort plus ou moins important selon qui nous sommes, à quelle période de notre vie nous sommes, le cheminement que nous avons parcouru depuis l’annonce. Toutes ces périodes peuvent être sensibles et amener saturations, doutes, et épuisement.

Un accompagnement peut être bénéfique !

La pompe Medtrum : enfin un concurrent à l’Omnipod

La pompe Medtrum : enfin un concurrent à l’Omnipod

Peut-être en avez-vous entendu parler ? La pompe à insuline patch Medtrum va bientôt arriver en France ! Et oui, INSULET, avec son fameux Omnipod va enfin avoir un concurrent !

Dans cet article, je vous parle de cette nouvelle pompe à insuline sans tubulure ! Et bien sûr, je vous ai préparé un petit comparatif en termes de caractéristiques, histoire de comprendre les différences avec l’Omnipod.

L’histoire d’une jeune entreprise

Medtrum est une entreprise d’origine chinoise fondée en 2008 par des ingénieurs qui ont à cœur de simplifier la prise en charge des patients diabétiques.

Notamment, l’un d’entre eux connait bien leur quotidien car sa mère vit avec un Diabète de type 1.

Il n’a pas fallu beaucoup de temps à l’équipe pour déterminer les principaux points faibles des pompes à insuline : la difficulté de la tubulure, le volume important des pompes à insuline, même patch, ainsi que le prix.

Innovation

Transparence

Respect

2018

Medtrum s’implante en Europe : France, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark et Suède.

2020

Medtrum met en place une étude clinique (dans 8 établissements hospitaliers : MedInPS-Medtrum Versus InsuletPumpStudy), destinée à soutenir le dépôt d’un dossier de remboursement pour la pompe insuline patch TouchCare®.

Juillet 2021

Les premiers résultats de l’étude MedInPS démontrent de la non infériorité de la pompe TouchCare® en comparaison à la pompe de référence sur le segment de marché des pompes-patch: la pompe Omnipod®.

Octobre 2021

Medtrum dépose le dossier de remboursement de la pompe à insuline TouchCare® auprès des Autorités de Santé.

 

2022

Sera-t-elle l’année du remboursement de la pompe à insuline patch TouchCare® en France ?

 

2023, etc.

Medtrum a également développé un capteur de glycémie : le CGM TouchCare® Nano, et travaille sur un système de boucle fermée.

Affaire à suivre pour leurs remboursements en France.

 

La pompe TouchCare®

Petite & légère pour un 200u

La Pompe TouchCare® est une pompe à insuline patch, c’est à dire sans insuline ! Elle est vraiment petite, et pourtant, elle propose bel et bien un réservoir de 200 unités. Dites-vous que la pompe Medtrum est 50%* plus petite et légère que l’Omnipod !
*(49,90% pour être précis).

Enfin une app mobile pour régler la pompe

Non, vous ne rêvez pas, on nous propose ENFIN la possibilité de piloter la pompe avec un smartphone. Un PDM sera tout de même mis à disposition. L’application mobile s’appelle : EasyPatch®.

Une canule en acier

Comme toutes les pompes à insuline patch, sa canule est tangentielle. La nouveauté réside dans le matériau choisi pour cette canule : il s’agit d’une canule en acier.

Petit plus : Medtrum n’est pas opposé à l’idée de développer un produit qui serait adapté pour de plus gros besoins en insuline. Affaire à suivre, mais cela serait génial que les diabétiques qui dépassent 60u/jour puissent aussi jouir d’une pompe patch, même si elle devra être légèrement plus volumineuse !

Et je sais ce que vous vous dites :

Quelles différences avec l’Omnipod ?

La pompe TouchCare®

Le Pod
Dimensions du Pod : 4,05 x 3,15 x 1,15 cm
Poids du Pod sans insuline  : 13,8 gr
=> La Pompe TouchCare® est 50% plus petite et légère que l’Omnipod
Capacité du réservoir d’insuline : 200u
Durée  : Jusqu’à 3 jours
Pompe étanche : IP28 (jusqu’à 1h  à une profondeur de 2,5m)
Le PDM n’est pas étanche.
Système d’insertion : Auto-insertion de la canule
Canule en acier tangentielle (en biais)
Système propre pour chasser les bulles
Incrément basal : 0,05 u/h

Base de la pompe réutilisable (dispositif réutilisable qui contient un système électronique permettant la mémorisation des programmes et des doses injectées.)
Réservoir et patch : jetable
Partenariat avec DASTRI : Oui (recyclage des composants)

L’application mobile EasyPatch®
Application mobile pour piloter la pompe : EasyPatch®
Système d’envoi des données : Bluetooth
Téléphones compatibles :  IOS 9.3.5 ou toute version supérieure, Android 8.0 ou toute version supérieure

Le PDM
fourni en plus
Dimensions du PDM : 4,84 x 7,62 x 0,93 cm
Batterie rechargeable
Tactile

La pompe TouchCare® s’adresse aux : Patients vivant avec un Diabète de type 1 ou de type 2, et dont la dose d’insuline quotidienne est inférieure ou égale à 60 U par jour.

Boucle fermée
Prévue
Medtrum travaille actuellement sur un système de boucle fermée, qui fonctionnera avec leur propre capteur de glycémie.
Plus d’informations : www.bonjour-medtrum.fr

La pompe Omnipod®

Le Pod
Dimensions du Pod : 3,9 x 5,2 x 1,45 cm
Poids du Pod sans insuline  : 25 gr
=> La Pompe Omnipod® est 50% plus grande et lourde.
Capacité du réservoir d’insuline : 200u
Durée  : Jusqu’à 3 jours
Pompe étanche : IPX8 (jusqu’a 7,6m de profondeur pendant 1h)
Le PDM n’est pas étanche.
Système d’insertion : Auto-insertion de la canule
Canule souple tangentielle (en biais)
Système propre pour chasser les bulles
Incrément basal : 0,05 u/h

Pod en une pièce : entièrement jetable
Partenariat avec DASTRI : Oui
(recyclage des composants via la boîte violette)

Pas d’application mobile pour piloter la pompe.

Le PDM Omnipod
Dimensions du PDM : 6,21 x 11,25 x 2,5 cm
Pile alcaline AAA (2)
Non tactile

Le PDM Omnipod DASH
Dimensions du PDM : 6,3 x 13,0 x 1,0 cm
Batterie rechargeable
Tactile

La pompe TouchCare® s’adresse aux : Patients vivant avec un Diabète de type 1 ou de type 2, et dont la dose d’insuline quotidienne est inférieure ou égale à 60 U par jour.

Boucle fermée
Prévue
Insulet travaille actuellement sur un système de boucle fermée, qui fonctionnera avec le capteur de glycémie Dexcom ou le FSL. Nous n’avons pas encore d’informations pour la France à ce sujet.

BILAN : La Pompe TouchCare® de Medtrum a l’air prometteuse. Elle se différencie de l’Omnipod avec un volume de près de 50% de moins que la pompe d’Insulet, la possibilité de piloter la pompe via une application mobile (PDM également fourni), et une canule en acier.

Du côté de l’Omnipod, on ne note qu’une seule valeur ajoutée sur le papier : l’étanchéité de l’Omnipod est plus importante avec un label IPX8 (jusqu’a 7,6m de profondeur pendant 1h), contre un IP28 (jusqu’à 1h  à une profondeur de 2,5m) pour la Pompe TouchCare® de Medtrum.

Autrement dit, si vous souhaitez vivre un baptême de plongée débutant, optez pour l’Omnipod. Mais 7,6m, ce ne sera pas bien suffisant si vous souhaitez continuer cette passion… Mais les deux vous laisseront profiter de l’été sans problème.

Du côté des évolutions vers une boucle fermée, c’est prévu pour les deux pompes à insuline. Reste à savoir qui sortira avant l’autre, et si l’algorithme de l’un comme de l’autre, réussira à s’acommoder de la précision moins importante qu’offre le système d’administration des pompes patch (Incrément basal : 0,05 u/h contre 0,01u/h pour la plupart des pompes à tubulure).

Bref, je vous tiens au courant de sa sortie et de son remboursement ! Elle vous intéresse ?

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DASTRI & Diabète : Le Guide Ultime

DASTRI & Diabète : Le Guide Ultime

DASTRI & Diabète : Le Guide Ultime

Que vous soyez diabétiques depuis longtemps ou non, vous avez certainement entendu parler de DASTRI. La filière DASTRI nous permet de collecter nos déchets perforants, et même certains dispositifs médicaux perforants connectés liées à notre Diabète (appelé e-DASRI, dorénavant). C’est un MUST. Aussi bien pour les petits doigts de nos agents de tri que pour la planète.

Mais l’exercice peut vite tourner au cauchemar, tant le nombre et la variété de nos déchets sont importants ! C’est pourquoi je vous offre le GUIDE ULTIME de DASTRI pour les DT1, version 2022 !

Seulement 41% des
patients
rapportent leurs boîtes jaunes en pharmacie.

Pourquoi est-ce important de trier ses déchets perforants ?

DASTRI

DASTRI est un éco-organisme français créé en 2012. Sa mission ? Collecter et trier les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) tels que les aiguilles et autres déchets perforants. DASTRI ne collecte que les déchets des patients en auto-traitement, tels que les DT1.

Un peu de bon sens

Vous imaginez bien que de jeter nos perforants directement dans la poubelle n’est pas une bonne idée. C’est dangereux pour tous les professionnels de la gestion des déchets en France.

Sachez d’ailleurs que lorsqu’un agent de tri se blesse avec un perforant, tout un protocole médical de suivi est mis en place, ainsi qu’un traitement préventif très lourd. Cela dure environ six mois, afin de surveiller d’éventuelles infections (VIH, hépatites, etc.). C’est très stressant, aussi bien pour l’agent qui n’avait rien demandé à personne que pour son équipe et même sa famille.

 Plus d’informations : www.dastri.fr

injection au stylo à insuline pour le Diabète de type 1

Un geste pour la planète

Au-delà de l’aspect sécuritaire, trier nos déchets via les filières DASTRI est également un bon geste pour la planète.

Je ne vous apprends rien, en tant que diabétiques, nous produisons beaucoup de déchets, et notre emprunte carbone est largement supérieure aux non diabétiques. Participer aux collectes DASTRI, c’est aussi œuvrer pour l’environnement, et faire sa part dans la protection de notre planète.

Certes, le secteur de la santé est très règlementé vis à vis du tri des déchets, mais grâce à DASTRI, certains composants et déchets peuvent être recyclés ! En tous les cas, ils sont au moins collectés en toute sécurité et incinérés.
D’ailleurs, bon à savoir, les déchets incinérés font l’objet d’une valorisation énergétique !

LE GUIDE ULTIME
DASTRI & DIABÈTE 2022

Le Guide Ultime du tri de nos déchets médicaux : Dastri et Diabète | La Belle & le Diabète

LA GLYCÉMIE

Les capteurs de glycémie

Dexcom
DASTRI récupère désormais les applicateurs et transmetteurs des capteurs de glycémie Dexcom. Demandez la superbe « boîte violette ». Les déchets issus de dispositifs médicaux perforants connectés s’appellent les e-DASRI.

Les capteurs en eux-même sont à jeter dans les ordures ménagères. S’il y a du sang, soyez sympas et emballez-les…

Capteurs Medtronic :
Pour les capteurs Enlite et Guardian Link 2 et 3 : l’aiguille guide du système d’insertion va dans les boîtes jaunes DASTRI, et concernant le transmetteur (dure 1 an), il peut être recyclé dans les collectes DEEE (centres commerciaux, déchetteries, etc.) Enfin, l’applicateur, qui ne contient aucun perforant, est à jeter dans les ordures ménagères.

FSL :
Concernant les Freestyle Libre, Abbott a préféré créer sa propre filière de collecte : LIEN ICI

Glycémie capillaire

Les glycémies traditionnelles effectuées à l’aide d’un appareil de glycémie, d’une bandelette où mettre la goutte de sang et d’un autopiqueur s’appellent glycémies capillaires.

Lancettes
Vos lancettes d’autopiqueur sont des perforants : direction la boîte jaune DASTRI !

Les bandelettes
Vos bandelettes d’appareil de glycémie se jettent dans les ordures ménagères. Il est cependant recommandé de les mettre ensemble dans un sac, histoire de ne pas mettre du sang partout… 😉

SOUS STYLOS

La boîte jaune

Si vous avez opté pour le traitement par stylos d’insuline, votre principal déchet sera vos aiguilles ! Elles se collectent dans les traditionnelles boîtes jaunes DASTRI.

Déchets ménagers

Les stylos à insuline
Vos stylos à insuline se jettent dans les ordures ménagères.

SOUS POMPE

La boîte jaune

Si vous avez opté pour le traitement par pompe à insuline, tous les perforants de votre traitement doivent aller dans la boîte jaune DASTRI (aiguilles du cathéter, seringues de remplissage, auto-inserteurs, etc.)

 

La boîte violette

La boîte violette concerne les utilisateurs de la pompe patch Omnipod. Il vous faudra RETIRER L’ADHÉSIF de votre Omnipod, puis jeter le Pod à l’intérieur de la boîte violette. Il sera ensuite recyclé.

 

Déchets ménagers

Les autres consommables non perforants
Les cartouches d’insuline, qu’elles soient en verre ou en plastique, les tubulures et tout autre déchet non perforant se jettent dans les ordures ménagères. S’il y a du sang, emballez-les.

Alors, prêt.e à devenir un Maître du tri de vos déchets médicaux ? Vous avez le pouvoir !

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Mon discours aux soignants

Mon discours aux soignants

#astenevent2022

Mon discours aux soignants

Si vous êtes sur cette page, c’est probablement que vous avez lu mon article sur l’#AstenEvent2022 ! Et que non seulement vous êtes arrivés jusqu’à la fin, mais que vous en redemandez encore ! Respect. Comme promis, voici le texte de la présentation que j’ai courageusement servi devant une audience de professionnels de santé.
ENJOY!

Asten Event 2022 - photo de groupe

La Belle & le Diabète,
les origines

Bonjour à tous, je suis Gisèle Nicolas !
– Acclamations de la foule en délire –
J’ai créé la Belle & le Diabète en 2016. C’était ma première page Facebook. J’aime le préciser parce que je trouve cela amusant que tout ait commencé par une page sur le Diabète, puisqu’ aujourd’hui, je suis entre autre, Community Manager. Je m’occupe donc des réseaux sociaux pour mes clients. Cette page a été un véritable tremplin professionnel pour moi.

Le Diabète m’accompagne dans ma vie depuis mes six ans et à l’époque, j’étais sous stylos, et en échec TOTAL dans la gestion de mon Diabète.

Cette page, je l’ai crée pour deux raisons :
• La première, je voulais trouver un écho à ma manière de vivre mon Diabète. Je souhaitais rencontrer d’autres diabétiques qui me ressemblent.
• La deuxième, je voulais casser les codes du Diabète, et communiquer autrement. En 2016, contrairement à aujourd’hui, il y avait très peu de comptes sur le Diabète. Et de manière générale, ils n’étaient pas très drôles.

J’ai donc commencé à publier sur un ton positif, avec un peu d’humour, et beaucoup de couleurs. Notamment par des infographies et illustrations. Le graphisme a toujours eu une place privilégiée dans ma manière de communiquer, c’est un peu ma patte.

La Belle & le Diabète, sensibiliser, informer et échanger autour du Diabète de type 1
La Belle & le Diabète, un blog, une page Facebook et un copte Instagram autour du Diabète de type 1

Le début d’une belle aventure

Aujourd’hui, La Belle & le Diabète, c’est une page Facebook, un compte Instagram, et surtout, un BLOG sur lequel j’écris des articles.
Je publie deux sortes d’articles :
• Les articles de type « lifestyle », dans lesquels j’écris sur nos émotions, nos ressentis et notre quotidien, que ce soit positif ou négatif. Je soulève certains problèmes, je plaisante sur d’autres. Cette partie là me tient très à cœur, car le Diabète, comme toute maladie chronique, c’est quelque chose d’intime, que l’on vit au quotidien…  Quelque chose que les non concernés ne pourront jamais réellement appréhender.

Lorsqu’on lit un texte et qu’on se dit « Ah mais OUI, c’est exactement ça que je vis », on ressent un réel réconfort, on se sent moins seul et c’est une saveur particulière.

C’est à la fois un honneur et une grande satisfaction de pouvoir écrire, et toucher les autres diabétiques avec mes articles. C’est très thérapeutique.

Le deuxième type d’article que j’écris est informatif. Comme beaucoup, je vais parler des actualités, innovations, sorties et remboursement de matériels. Et j’essaie d’aller un peu plus loin, en travaillant des comparatifs et analyses pour aider certains diabétiques à choisir leur traitement en toute connaissance de cause.

Pour prendre un exemple précis, j’ai écris un article comparatif sur les différentes boucles fermées en France. Tous les diabétiques parlent de boucles fermées. Mais parmi ceux qui sont susceptibles d’en avoir une, très peu sont au courant qu’il existe plusieurs systèmes, et qu’ils ont chacun leurs forces et leurs faiblesses. Je pense que c’est ESSENTIEL d’être mis au courant pour choisir ce qui nous conviendra le mieux. C’est selon moi, un droit FONDAMENTAL.

Des personnes accessibles

Les petits diabétiques perdus…<3

Via La Belle & le Diabète, je reçois énormément de questions de patients diabétiques qui sont…perdus !

En même temps il faut les comprendre, ils vivaient une vie paisible et tout à coup, on leur balance la mauvaise nouvelle à la tête et un flot d’informations très difficiles à digérer. Une fois la consultation terminée, concrètement, le nouveau diabétique va cogiter, oublier la moitié des informations qu’on lui aura donné, il comprendra de travers l’autre moitié et c’est nous, Fédérateurs accessibles et empathiques sur les réseaux sociaux qui les recevons sur nos messageries.

Lorsque le patient ne reçoit pas la bienveillance dont il avait besoin, ou n’a pas été suffisamment rassuré, il va sur les réseaux sociaux et il tape : « diabète ». Et devinez qui s’appelle « La Belle & le Diabète » et ressort dans les premiers ? C’est moiiiii.

Et je fais au mieux, vraiment, j’essaie. Mais je suis graphiste et webmarketeuse. Je ne suis ni diabétologue, ni psychologue.

Au fil de mes articles, je me suis rendue compte qu’on était BEAUCOUP à se sentir seul dans la gestion de notre Diabète. Et c’est de ça, dont je voudrais vous parler aujourd’hui.

Du lien avec nos diabétos

(Ça y est, on rentre dans le vif du sujet)

Moi la première, avant de passer sous CamAPS FX, je détestais tous mes diabétologues.
– Ça y est, ils ne sourient plus. –
J’étais en colère, déçue. J’avais le sentiment de ne pas être écoutée, et encore moins comprise. Mes questions restaient sans réponse et il y avait un sérieux décalage entre mes consultations et ce qui se passait dans ma « vraie vie ».

On a beau être entouré de beaucoup de professionnels de santé, en réalité, nous sommes énormément à nous sentir seuls sur le front.

– Je vais être honnête, c’est quelque chose qui me touche tellement que j’en ai eu des frissons en le disant… –

Avec l’avènement des capteurs, des pompes connectées et aujourd’hui des boucles fermées, notre manière d’appréhender le Diabète a complètement changé.

Nous savons tellement plus de choses, et sommes devenus tellement plus exigeants. Au delà d’une bonne HBA1C, nous cherchons un meilleur temps passé dans la cible, un meilleur équilibre psychologique et alimentaire. Le Diabète, plus que jamais, doit aujourd’hui englober TOUTES ces notions.

Et plus d’une fois, du haut de mes 24 ans de Diabète, et de mon expérience de 12 diabétologues différents, j’ai eu envie de rappeler que j’étais un être humain à part entière, avec mes émotions, et mes limites. Que j’étais tellement plus qu’un chiffre.

Je pense que la prise en charge du Diabète a pris un retard par rapport à notre réalité. Et que le lien entre les diabétologues et les patients a été rompu.

C’est pourquoi je suis tellement heureuse d’avoir été invitée aujourd’hui. Parce que devant moi, je vois des professionnels de santé empathiques, qui ont compris dans quelle direction aller pour améliorer la prise en charge du Diabète et aider leurs patients.

– Et c’était d’ailleurs le soucis de cet évènement : l’audience se composait de la crème de la crème. Pour la prochaine, on veut ceux qui auraient besoin d’entendre tout ça. –

Lorsque j’ai été suivie par mon premier prestataire de santé, j’ai découvert ce que « l’accompagnement » signifiait. Étant fille de militaire, j’ai beaucoup déménagé et n’ait pas eu la chance d’être suivie par le même hôpital, tout au long de ma vie. C’est d’ailleurs certainement la raison pour laquelle j’ai toujours eu des difficultés à me lier avec des professionnels de santé, malgré une réelle envie.

J’ai eu du mal à passer sous CamAPS FX, car bien qu’il s’agisse d’une boucle extraordinaire et qui n’est certainement pas sortie de nulle part, tous les professionnels de santé autour de moi ont essayé de me dissuader de l’adopter. On m’a parlé de « danger pour le patient », « de me retrouver seule », « de partir vers l’inconnu ».

Mais la vérité, c’est que chaque jour est un voyage vers l’inconnu pour nous. Le danger et les risques font également partie de nos vies, et pour pleinement accepter notre Diabète et nous épanouir, je pense qu’il faut devenir ACTEUR.

En choisissant ma boucle fermée, je suis devenue actrice de mon Diabète, et j’ai repris ma vie en main.

J’ai choisi MES prestataires de santé, j’ai choisi MON diabétologue, pour qui je traverse plus de 800 km tous les trois mois.

– Magnifique sourire en direction du Dr. Saïd Bekka… Il était obligé d’accepter de prendre une photo avec moi après ça…! –

Aujourd’hui, j’ai une équipe à mes côtés. De véritables alliés pour dompter mon Diabète, et je me sens sereine et écoutée. Et avec mon Diabète, j’en avais besoin. « La Belle & le Diabète » n’est pas un nom sorti de nulle part, mon Diabète est un MONSTRE, dont j’attends toujours la métamorphose.

Trouver un diabétologue efficace et que j’apprécie sincèrement m’a rendu tellement heureuse que j’ai même envisagé de déménager à Chartres, alors que j’habite à 25min des Calanques.

Le Dr. Saïd Bekka & Gisèle Nicolas de la Belle & le Diabète

Une véritable détresse

Sur mon blog, je reçois tellement de messages de détresse, des demandes de conseils, des témoignages et des cas pratiques, qui ne devraient pas m’être destinés.

J’ai plaisir à répondre aux gens et à aider ceux que je peux conseiller, mais je sens bien que quelque chose ne va pas. Je pense que le rôle des réseaux sociaux est de donner espoir, de fédérer, d’inspirer, de motiver, d’informer et de rendre le sourire aux gens.

Cela ne devrait pas être une plateforme de demandes de conseils médicaux spécialisés ou d’auto-médication. À mon sens, cela arrive car la communication avec nos professionnels de santé est devenue défaillante.

– Lâchage de micro, demi-tour et sortie. Ahahah je plaisante ! –

Pour moi, les Fédérateurs du Diabète éthiques et responsables, et j’entends par là, ceux qui sont consciencieux et font attention à ce qu’ils publient, ils sont parfaitement complémentaires avec les professionnels de santé.

Et que ce soit un groupe sur Facebook, un forum en ligne ou une page telle que la mienne, nous avons tous un grand rôle à jouer.

Les choses changent !

Avant le Dr. Bekka, (Avant Bekka c’était quoiiiii…sinon un préambule… oui, oui, c’est la chanson de Calogero), que j’ai rencontré il y a 7 mois, jamais aucun diabétologue ne s’était intéressé à mon travail, à ce que je faisais et aux messages que je véhiculais via mon blog. Ça m’a rendue fière bien sûr, qu’il ait regardé. Mais surtout, je me suis dit, ça y est, les choses sont en train de changer.

Mon message aujourd’hui c’est donc d’attirer votre attention sur notre désir ARDENT et véritable BESOIN de créer un véritable lien avec nos professionnels de santé.

Appuyer aussi sur le fait qu’avec l’avènement des nouvelles technologies et la circulation libre des informations, notamment sur le web, les patients diabétiques se sont émancipés. Nous avons « repris » le pouvoir, si on peut dire ça comme ça, et nous souhaitons devenir acteurs de nos vies et de notre Diabète.

Bien sûr, il y aura toujours des DT1 que tout ceci n’intéressera pas, et qui se laisseront guider sans se poser de questions. Mais pour les autres, un changement s’impose. La finalité reste la même : nous souhaitons avancer ensemble pour vivre au mieux AVEC notre Diabète.

Ma question est donc simple : Que pouvons nous faire ensemble ?

Un petit mot sur mon discours ou un message d’amour ?

BREF.

C’était l’Asten Event 2022.

Et on espère qu’il y en aura d’autres !