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Ces petites choses

DE DT1
qui rendent fou
dans un couple

BON CHANCE

Vous pensiez avoir trouvé l’âme sœur, mais quand le Diabète s’invite, ce n’est pas de tout repos !

TYPE 1

Diab-irrésistible

Tu te tais.

Lorsque votre moitié est diabétique, vous vivez les aléas de ce charmant compagnon, comme si c’était le vôtre. Mais ce n’est pas votre Diabète. C’est donc une situation quelque peu délicate, malgré vos bonnes intentions…

À vous de trouver le bon dosage (sans mauvais jeu de mot mouahahah) pour ne pas devenir intrusif et vous faire jeter par un diabétique en colère (la pire espèce du monde).

 

J’en parle souvent dans mes articles, c’est un ART de soutenir un diabétique. Parlez-en avec votre partenaire. Certains acceptent de tout partager, d’autres sont très persos dans la gestion de leur Diabète.

Ne vous amusez pas à deviner, demandez, tout simplement ! « Comment puis-je te soutenir ? » « Aimerais-tu que je sois plus présent.e ? »

La croix du DT3

Le DT3 (Diabète de type 3 : proches & famille), c’est cette personne de l’ombre qui vous aime très fort et fait de son mieux pour vous comprendre. Elle vit les variations glycémiques, les galères et les stress du Diabète avec vous, mais elle est accompagnante. Impliquée et en dehors à la fois, légitime et illégitime à donner des conseils, BREF, une place délicate et propre à chaque couple, dans notre exemple.

Le DT3, c’est un peu le compagnon qui vit avec l’enfant de son conjoint : il s’en occupe, mais concernant son éducation, il n’a pas les plein pouvoirs : il doit se plier aux exigences de son partenaire car l’enfant n’est pas le sien.

Encore une fois, parlez-en entre vous, et définissez le cadre et les besoins de chacun. Car rien n’est plus frustrant pour un DT3 plein de bonne volonté et d’amour, que de se recevoir un « c’est MON Diabète, alors tu te tais ».

 

Oser l'opinion ?

Selon votre couple, il peut être plus ou moins facile d’exprimer vos opinions concernant la gestion du Diabète de votre moitié.

Et qu’on se le dise, que cela plaise à votre partenaire ou non, des opinions, des idées et des jugements, vous allez en avoir, c’est naturel.

La question est de savoir si vous risquez votre vie ou non en les exprimant, et comment les exposer sans froisser l’autre.

Mais au bout du compte, c’est elle.lui qui vit avec ce Diabète, et donc peu importe qui a raison, le diabétique aura toujours le dernier mot. C’est la vie…! (Quoi ? Ça se sent que c’est une DT1 qui a écrit cet article ? Pourquoi ??)

 

Type
1croyable

Le timing.

 

On s’attaque à un gros sujet de couple : le timing ! Être diabétique implique quelques impératifs. Certains vont être très organisés, et tout anticiper pour une optimisation du temps et des activités. Et puis il y a les autres… Ceux qui attendent qu’il soit 23h et que leur pompe hurle à la mort pour la changer… Ceux qui laissent refroidir le repas amoureusement préparé, pour aller checker leur glycémie et s’envoyer leur insuline…

L'heure du repas

En tant que DT1, il nous faut vérifier notre glycémie avant chaque repas, et si possible calculer ce qu’on va manger pour s’injecter la bonne dose d’insuline. Certains s’appliquent même à faire leur bolus/injection 15 ou 30min avant.

Mais dans la vraie vie, on le fait au dernier moment…

Conséquence pour notre moitié ? Alors qu’il.elle a préparé le repas avec amour, et vient de servir le risotto cuit à la perfection dans votre assiette, on se souvient subitement qu’on est diabétique !

Pas le temps de complimenter notre partenaire, on se lève et on va se scanner, ou pire, faire sa glycémie. On sort avec la pompe et on fait quelques recherches sur les grammes de glucides du risotto, alors que ça fait 2h qu’on sait que c’est ce qu’on allait manger à midi.

Le temps que tout soit fini, le risotto est froid et votre partenaire, VÉNÈRE.

Puisque cet article est pour les DT3, je m’adresse à vous : On sait. On sait que ça vous énerve. On n’a pas vraiment d’excuse mais on n’arrive pas trop à changer… Vous nous aimez quand même ?

 

Le changement de matos

Là encore, il serait possible de mieux s’organiser et anticiper chaque changement : le changement de capteur, le changement de cathéter de la pompe à insuline, ou encore le renouvellement de nos boîtes d’insuline à la pharmacie… Mais….LA FLEMME…?

La pompe :
Oui, on préfère attendre que notre pompe à insuline hurle à la mort à minuit, alors qu’on est calé dans le lit… Oui, ça fait 8h qu’elle nous prévient qu’il va falloir la changer…. Mais c’était jamais le bon moment… (comment ça minuit c’est le pire des moments, au final ?)

Le capteur :
Nos applications mobiles nous préviennent quand le capteur arrive à expiration, mais nous sommes frileux de le changer avant… (on veut le rentabiliser, on a peur d’être à cours, on a la flemme, on veut profiter encore un peu de notre glycémie…) Du coup, même si on sait qu’il va nous lâcher en plein milieu d’une activité et qu’on va devenir infecte car stressé.e, on attend quand même qu’il meure tout seul. Et ce n’est pas la peine de nous faire la remarque, OK ? x)

Le stock d’insuline :
Oui, on a vraiment attendu le dimanche aprem pour se rendre compte qu’on avait plus d’insuline en stock… Oui, on se souvient que vous nous aviez prévenu depuis 1 semaine… Mais ce n’est tout de même pas de notre faute si les pharmacies sont fermées le WE, hein ??!

Chers DT3, je comprends votre peine et votre frustration. Mais je pense qu’il faut le vivre, chaque jour de sa vie, pour comprendre qu’on n’a pas envie d’être parfait tout le temps, et qu’optimiser ce genre de choses est bien la dernière de nos priorités, même si ça vous fait vriller. Un petit chocolat pour vous détendre ?

 

RESTE ZEN.

Les impondérables.

 

Et évidemment, vivre avec un DT1 c’est aussi accepter qu’on ne contrôle pas un Diabète. On fait de son mieux, mais à la fin de la journée, il fera bien ce qu’il veut. On subit alors les hypos, les hypers, les surprises, les sautes d’humeur, les questions existentielles et la fatigue.

Les jours sans

Comme pour toute maladie chronique, il y aura des jours tranquilles, où vous y penserez à peine, et d’autres, durant lesquels ça sera TRÈS dur d’oublier que votre partenaire est diabétique.

Des jours horribles, avec beaucoup de variations glycémiques, des réactions qui feront sortir votre moitié de ses gonds et fatalement, la bonne humeur et la légèreté ne sera plus au RDV.

Il y a les jours, mais aussi les périodes. Personne n’est jamais TOUT LE TEMPS équilibré, et on a tous ces longs moments où on est fatigués, et que tout nous semble impossible à surmonter. Un Diabète, ce n’est pas tout rose, et il n’y a pas vraiment de mode d’emploi universel.

On compte sur vous pour nous aimer encore plus fort et nous aider à quitter le nuage noir.

 

Les hypos nocturnes

Une hypoglycémie nocturne, ce n’est drôle pour personne. Ni pour nous, pauvres petits diabétiques qui essayions de dormir et avons l’impression qu’on va mourir avant d’arriver jusqu’au frigo…

Ni pour vous, accompagnants, à qui on demande gentiment d’aller se lever à notre place si nos dernières forces nous ont quittées….

Une mention spéciale pour toutes ces nuits où on vous a réveillé en croquant nos morceaux de sucre directement dans le lit… Le bruit, les grains dans les draps… Il y a de quoi faire la gueule, on sait.

La place du Diabète

Enfin, je terminerai par la place du Diabète. Pour ceux qui aiment et ont besoin d’en parler, il tient une place importante.

Le Diabète a beau être une maladie qu’on considère clairement comme une nuisance parfois, il n’en fait pas moins partie de nous. Il est notre quotidien, et nous sommes beaucoup à avoir besoin d’en parler.

Cela peut être incompris, et je comprends, chers petits DT3. Pourquoi avons-nous ce besoin viscéral d’en parler ? N’est-ce pas remuer le couteau dans la plaie ? N’as-ton pas justement envie de l’oublier ?

En parler nous aide à l’extérioriser, le faire circuler, mais aussi mieux le comprendre, car faire comme s’il n’existait pas ne nous aidera pas à comprendre ce qui s’est passé dans la journée et améliorer demain.

Voyez cela comme un débriefing, un brainstorming, mais aussi un simple partage de ce que l’on vit au quotidien. On ne vous demande pas d’aimer notre Diabète, mais acceptez-le, comme faisant partie de nous.

 

Joyeuse Saint-Valentin !

Merci à vous tous, qui nous aimez, prenez soin de nous et nous aidez à accepter notre Diabète et profiter de la vie ! On vous aime aussi très fort !

(enfin pas moi car je passe le 14 février seule avec mon chien ahahaha)

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