Le poids des courbes de glycémie

Le poids des courbes de glycémie

Le poids des courbes de glycémie

En ce beau vendredi, j’aimerais vous parler du poids que peut représenter nos courbes de glycémie !

On ne cesse de le dire, les capteurs de glycémie ont révolutionné la vie de millions de diabétiques dans le monde ! Si vous entendez des diabétiques parler entre eux, le sujet est incontournable : « comment sont tes courbes ? »

Un Diabète plus présent

Lorsque nous nous faisions des glycémies capillaires traditionnelles, notre Diabète était bien moins omniprésent : une petite glycémie matin, midi et soir, et si vous ne faisiez ni d’hypoglycémie, ni d’hyperglycémie trop sévère, vous pouviez même ne pas y penser entre les repas. Avec les capteurs de glycémie, il n’y a pas de fuite possible, vous ne pouvez pas ignorer ce qu’il se passe : tout est là, sur l’écran. Et l’exigence est beaucoup plus élevée, car nous savons maintenant qu’avoir de bonnes glycémies 3 fois par jour ne veut pas forcément dire que votre Diabète est équilibré.

Grâce aux logiciels associés à votre capteur de glycémie, vous avez vos courbes. On appelle « la cible » la zone de bonne glycémie. Par exemple, le temps que vous avez passé dans la journée entre 1,80 et 0,80. (La cible est personnalisable selon vos objectifs)

L’obsession de rester dans la cible

Le fantasme de la courbe lisse

Lorsque le capteur FSL est sorti, j’ai bien cru que j’allais fuir Facebook à tout jamais. Un véritable raz de marée de photos de courbes de glycémie a submergé le réseau social et notamment les groupes spécialisés dans le Diabète. Un mélange entre d’horribles angoisses de découvrir l’apocalypse entre les repas, et la fierté de partager ses réussites lorsque la courbe était lisse.

De là est parti un fantasme irréalisable : « je veux une courbe lisse, tout le temps ».

Sachez que personne ne peut avoir un taux de glycémie aussi constant. Même un individu non diabétique ne peut se vanter d’avoir une courbe lisse. Votre courbe, c’est aussi votre vie, vos activités, vos émotions… Qu’est-ce que vous en déduisez si votre courbe ressemble à l’électrocardiogramme d’un défunt ?

Vous n’avez pas besoin qu’elle soit lisse. Vous n’avez pas à arrêter de vivre, constamment à la recherche de cette ligne droite qui finalement, n’a aucun sens… Vous voulez rester en bonne santé, vous voulez vivre. Et pour ça, je vous assure que vous n’avez pas besoin d’une courbe parfaite. La perfection, ça n’existe pas.

Ce que nous devons trouver, c’est un équilibre entre nos courbes et notre vie : faire en sorte d’être en bonne santé, sans s’arrêter de vivre.

Typiquement ce que je me dis quand je vois une courbe lisse. (Là bien sûr c’est une ligne droite, c’est un montage hein) 😉

Le rappel de nos « échecs » et la peur du futur

Le mot est fort : « échec ». Je ne pense sincèrement pas qu’on devrait parler « d’échec » lorsque l’on ne parvient pas à réguler son Diabète. Pourtant, nous sommes beaucoup à le ressentir comme tel.

Regarder sa courbe à longueur de journée, et vérifier combien de temps on a passé dans la cible chaque soir avant d’aller dormir, c’est épuisant quand tout ne se passe pas comme on le voudrait… De la même manière, la glycémie met souvent du temps à redescendre, et il est désagréable de ne pouvoir s’empêcher de vérifier ses résultats toutes les 2 minutes jusqu’à ce qu’enfin, nous soyons de nouveau dans la cible (surtout quand ça dure littéralement 2h).

De plus, vouloir contrôler ses glycémies n’a rien d’un jeu, on ne le fait guère par plaisir. C’est quelque chose de vital pour notre futur, et à moins long terme, pour notre qualité de vie et notre bien-être. En ce sens, il est tout à fait compréhensible que cela nous inquiète et nous fasse parfois perdre le nord.

Personnellement, lorsque j’ai raté un calcul de repas, sur-estimé une activité sportive ou simplement que ma glycémie s’est enflammée toute seule, je suis en colère. Je suis très en colère, et même si c’est mon capteur de glycémie ou ma pompe à insuline que je vais allégrement insulter, c’est contre moi-même que je ressens cette haine.

Je pense que le plus difficile en tant que diabétique, c’est d’accepter que nous ne sommes pas parfaits, et de pardonner toutes ces fois où on a fait de notre mieux, mais que ce n’était pas suffisant.

Apprendre à connaitre son Diabète pour adapter son traitement est un processus long et fastidieux. C’est aussi votre histoire intime avec votre Diabète. C’est quelque chose de personnel, pour lequel il n’y a aucune recette magique ou règle universelle. Mais j’en suis intimement persuadée, avec de la patience et suffisamment de tolérance envers nous-même, nous pouvons y arriver.

 

 

Vous n’êtes pas seul(e)s !

Je vous rassure, nous autres diabétiques ne passons pas TOUT notre temps à checker notre glycémie et insulter nos capteurs ! Nous aimons également partager ! 

J’aimerais donc terminer cet article en vous partageant ces associations et comptes Facebook et Instagram qui sauront vous redonner le sourire ! Bien sûr il s’agit de ma sélection personnelle, et je vous invite à chercher vous aussi de nouveaux horizons ! De belles rencontres vous attendent sûrement…

• les groupes Facebook

Ce sont des communautés formidables de personnes diabétiques qui partagent leurs expériences, répondent à vos questions et vous soutiennent ! Il vous suffit de chercher « Diabète », « DT1 », ou « diabétiques » dans l’outil de recherche Facebook et de sélectionner la section « groupes » afin d’en trouver la liste gigantesque ! Chacun a sa propre particularité et âme, vous trouverez forcément votre bonheur ! Il existe également des groupes spécifiques selon votre matériel médical (FSL, Omnipod etc.)

• les associations de partage, et de rencontre

Diab’aide : Anne et Elise sont très présentes sur les réseaux sociaux, sont aussi youtubeuses, et organisent régulièrement des évènements.
https://www.diab-aide.fr

La Type 1 Family : Il s’agit d’une association avec une super dynamique, très présentes sur les réseaux sociaux ! Ils organisent régulièrement des évènements et des rencontres entre diabétiques et leurs proches. (la photo ci-dessus)
https://www.type1family.org/fr

• les comptes Instagram français coup de cœur

@jaiundiabete
@aubepine_insta
@diabelifit
@les_aventures_de_mathilde

Et vous ? Regardez-vous souvent votre courbe ?

Laissez-nous un commentaire sur Facebook ou Instagram !

Porter son capteur de glycémie

Porter son capteur de glycémie

Porter son capteur de glycémie

Parlons capteurs de glycémie aujourd’hui !

Voici THE article que j’aurais adoré avoir à l’époque ! Explications, quelques témoignages et une multitude de photos de capteurs portés…!

Longue vie aux capteurs !

Quelle merveilleuse invention ! Cela nous a vraiment changé la vie en tant que diabétiques ! Pour rappel, nous devions avant toujours nous faire des glycémies capillaires traditionnelles, c’est à dire : sortir sa trousse d’appareil de glycémie, avec les petites bandelettes, l’auto piqueur et ses lancettes, se faire une petit piqure au bout du doigt, faire pénétrer la goutte de sang sur la bandelette et attendre entre 3 et 10 secondes le résultat sur l’écran. Nous le faisions avant les repas, donc en moyenne 3-4 fois par jour. Difficile d’avoir une véritable vision d’ensemble avec ça !

Aujourd’hui, nous avons les capteurs de glycémie !
Ils se posent sur la peau et vous permettent grâce à une application sur votre téléphone ou leur petit terminal, de voir vos courbes de glycémie sur une journée entière, minute par minute ! Une véritable révolution, car il est maintenant possible de comprendre vos réactions face au sport, aux émotions, à certains repas etc. en temps réel !

Quelques notions

Glycémies capillaires traditionnelles

Rappelez-vous que la prise de glycémie traditionnelle et les capteurs sont deux systèmes différents. Pour faire simple, lorsque vous mangez du sucre, le glucose passe d’abord dans le sang. La glycémie capillaire, c’est à dire, prise avec votre appareil de glycémie, (contrairement au système des capteurs) mesure le sucre dans le sang directement. Les capteurs eux mesurent la glycémie depuis le liquide interstitiel. Autrement dit, il peut y avoir un décalage entre les résultats des deux systèmes, puisqu’une des deux sources et plus rapide. C’est NORMAL. La glycémie capillaire est la plus fiable en cas de différence.

 

 

Exemple de comparaison réussie entre glycémie capillaire (avec appareil Contour Next One) et résultat du capteur Freestyle Libre.

Glycémies prises par le liquide interstitiel

Le liquide interstitiel est l’espace entre les capillaires sanguins et nos cellules. La petite aiguille du capteur utilise ce liquide interstitiel pour mesurer la glycémie. Il est donc encore une fois, tout à fait normal de constater un léger décalage entre les résultats de votre capteur et le résultat de votre appareil de glycémie traditionnel.

Par exemple :  votre capteur vous indique 1,00 avec une flèche vers le haut indiquant que votre taux de sucre monte ? Et bien il est fort probable que si vous contrôlez votre taux de sucre avec un appareil de glycémie traditionnel, vous soyez déjà à 1,30. La glycémie du capteur de par son système vous indiquera dans une dizaine de minutes, dans notre exemple, un résultat proche du 1,30.


Ce décalage est donc présent lorsque votre glycémie évolue rapidement. Mais dans le cas de quelqu’un dont la glycémie est stable au moment du contrôle, il n’y aura probablement pas de différence entre les résultats des deux systèmes. C’est à ce moment là que vous vous souviendrez, en cas de mauvaise surprise, qu’un capteur ne demandant aucune calibration est certes pratique, mais ne peut pas être aussi précis que les autres. (c’est une des raisons qui m’a poussé à abandonner le FSL pour passer au Dexcom)

 

 

Bien poser son capteur de glycémie

Selon le capteur de glycémie que vous avez choisi, vous allez le garder entre 1 semaine et 2 semaines ! Il est donc important de bien le poser. Il est vivement recommandé de laver la zone avec du savon doux et de la sécher correctement avant de poser votre capteur. Évitez également de prendre une douche juste avant ou juste après, pour maximiser les chances de votre capteurs de ne pas se décoller de suite.

Donc en résumé :

– Nettoyer sa peau (oubliez le désinfectant)
– Éviter d’avoir la peau mouillée ou humide juste avant / après
– Si besoin, ajouter un produit pour qu’il colle mieux

Faire coller son capteur de glycémie

Si vous avez des soucis avec votre capteur de glycémie, et qu’il a tendance à se décoller, notamment par exemple avec la transpiration ou autre, sachez qu’il existe des produits extrêmement efficaces pour augmenter son adhérence : L’excellent SKIN-TAC par exemple, ou SKIN-PREP qui fait aussi protection cutanée. Le Cavillon Spray, le Tergadem, ou la teinture de Benjoin sont miraculeux pour beaucoup de personnes allergiques ou sensibles aux autres produits.

La chaleur, le sport, les crèmes hydratantes, les crèmes solaires, la sensibilité de votre peau etc. : il y a mille et une raison pour que votre capteur se décolle. Mais heureusement, il y a tout autant de solutions !

Je vous parlais de produits en pharmacie, mais vous pouvez aussi vous faire plaisir avec des patchs, bien plus funs et sexy ! Voici ma marque préférée :

Diab’s Follow. Leurs patchs sont magnifiques, plein de couleurs et ils tiennent très bien. Ils proposent aussi des underpatchs, c’est à dire des patchs avec un emplacement pour l’aiguille de votre capteur, qui se placent avant le capteur pour protéger votre peau d’éventuelles réactions cutanées.

Capteur Protect est aussi une bonne marque et elle est disponible dans certaines pharmacies.

La Belle & le Diabète | Faire tenir son capteur de glycémie avec un patch

Capteurs de glycémie portés !

Passons maintenant à la véritable raison d’avoir créer cet article ! Voici une galerie de capteurs portés, afin de vous motiver, vous rassurer et aussi de vous informer sur les différents endroits où vous pouvez poser votre capteur ! Bien sûr selon le capteur des études ont été menées sur des zones comme par exemple la zone officielle du FSL : le bras. Sachez cependant que vous pouvez tester des tas d’autres endroits. Chacun est différent alors il faut tester, mais comme vous pouvez le voir, certains les portent sur le bras, le mollet, la cuisse, le bas du dos, les omoplates, le ventre etc.

Et ne vous inquiétez pas, non seulement le confort est top, votre qualité de vie va considérablement augmenter, mais en plus, vous resterez canon quoi qu’il arrive.

MON EXPÉRIENCE PERSONNELLE

J’ai commencé avec le FSL. Il était facile à mettre, discret, j’étais ravie. Je voyais bien que sur moi la précision laissait un peu à désirer mais j’étais tellement heureuse, je ne m’en formalisais pas. Puis petit à petit c’est devenu gênant pour moi qu’il me raconte n’importe quoi, et cerise sur le gâteau, au bout de 8 mois d’utilisation, je suis devenue gravement allergique. Je faisais des cloques et des brûlures après seulement quelques heures de pose. J’ai dû réfléchir à une alternative. Je suis passée au Dexcom.

Mon avis sur le Dexcom.

Je suis très satisfaite de ce capteur aujourd’hui. Il est extrêmement fiable et à titre personnel, je n’ai jamais eu de soucis avec.

En tout cas je ne me vois plus vivre sans capteurs. Ce dispositif a complètement changé ma vie, et je valide à 300% le concept !

Et vous ? Comment vivez-vous le port de votre capteur ?

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Diabète de type 1 et sport

Diabète de type 1 et sport

Dans cet article, je voulais aborder une thématique qui me tient très à cœur ! LE SPORT. Parce que bien sûr, on peut faire du sport !

On a tous déjà entendu que le sport était bon pour la santé, et cela s’applique également à tous les diabétiques. Le sport est bon l’organisme, notre résistance, le moral, la confiance en soi, bref, c’est vraiment quelque chose de très positif.

Comment gérer le sport avec un Diabète ?

J’ai souhaité écrire cet article aujourd’hui pour encourager tous ceux qui essaient de trouver leur équilibre dans le sport. Avec un Diabète de type 1, ce n’est pas facile. Je ne vais pas vous mentir, il est fort probable que vous galériez un peu le temps de comprendre comment vous réagissez face à sport.

Mais ne vous inquiétez pas, si vous vous laissez une chance, ça va super bien se passer !

Regardez il s’en sort tellement bien lui… 😉
@everyday_t1d

Aurais-je oublier de faire les présentations ? Voici Austin, un diabadass comme vous le serez bientôt ou l’êtes déjà !
@everyday_t1d

Quand le sport vous fait baisser la glycémie

Par définition, faire du sport vous fait dépenser de l’énergie, et donc va faire baisser le sucre dans votre sang : votre glycémie. Il y a donc beaucoup de diabétiques qui ont tendance à faire des hypoglycémies pendant l’effort ou juste après.

Chacun trouve alors la solution adaptée à son Diabète :
• baisser son insuline (si le sport est juste après un repas/goûter)
• manger un morceau avant
• manger un encas après
• régler sa pompe pour baisser son basal (créer un débit de basal temporaire)

etc.

 

 

Chrithel Oerum, une instagrameuse que j’adore et qui pète la classe. Site internet : Diabetes Strong

Quand le sport vous fait monter la glycémie

Du sport qui donne des hyperglycémies ? Qu’est-ce qu’elle raconte elle ? Oui, oui. Vous avez bien lu. Le coupable ici s’appelle l’adrénaline. Encore une fois cela dépend des diabétiques, mais nous sommes beaucoup à réagir ainsi à l’adrénaline. Lorsque vous êtes excité(e), lors d’une compétition par exemple, vous êtes heureux(se), stressé(e) et votre fréquence cardiaque monte, avec votre glycémie. Ce genre d’émotions fortes peut provoquer des hyperglycémies.

De la même façon, un effort violent et rapide vous fera probablement davantage monter la glycémie (cross-training cardio-training, sprint, etc.) qu’une course longue distance à allure modérée…

 

 

Oui, oui, de nouveau Austin. DT1 POWEEEER
@everyday_t1d

Le sport, un moyen d’accepter son Diabète ?

J’ai envie de dire : OUI.

Je pense vraiment que le sport aide à se sentir mieux de manière générale, mais particulièrement pour les diabétiques car c’est un moyen très efficace de s’approprier son Diabète. Vous allez chercher à comprendre, avec comme but précis de pouvoir profiter joyeusement du sport que vous avez envie de faire. C’est ludique et agréable, et vos efforts vont vite payer !

Pour ceux qui portent des capteurs et des pompes à insuline, c’est aussi l’occasion de vous familiariser avec leur port. Je trouve que le rapport étroit avec notre corps durant le sport est très important pour accepter nos dispositifs médicaux. Lorsque vous réussirez votre séance, vous aurez l’impression de former une équipe avec votre Diabète. Vous aurez envie de partager avec la terre entière combien vous avez géré la situation. (Et bonne nouvelle ! Il y a Facebook et Instagram, c’est fait pour ça, allez-y ah ah)

Lissie, LA personne qui m’a littéralement réconciliée avec les capteurs, et poussée à vouloir une pompe Omnipod… (je veux dire elle est tellement jolie avec pourquoi pas moiiiii) @needlesandspoons

Qu’est ce que le Diabète ?

Qu’est ce que le Diabète ?

DÉFINITION : Notre corps a besoin d’énergie pour fonctionner : le glucose.
Mais afin que le glucose passe de notre sang à nos cellules et organes, nous avons besoin d’insuline. Lorsque le pancréas n’en produit plus, ou trop peu, on parle de diabète.

Le Diabète de type 1 n’est pas causé par une mauvaise alimentation. Il s’agit d’une maladie auto-immune.

Autant vous prévenir maintenant, vous allez en entendre des vertes et des pas mûres sur le Diabète. Les gens ont toujours de merveilleux conseils, recettes magiques et idées reçues sur le Diabète. Mais TRÈS RARES sont ceux qui savent de quoi ils parlent. Apprenez dès à présent à lâcher prise à ce sujet, et économisez votre énergie à des fins plus utiles.

La confusion concernant l’alimentation provient de la différence méconnue entre type 1 et type 2. Les diabétiques de type 1 ne représentent que 10% des diabétiques, et il est assez peu fréquent dans les médias de lire la spécification des types : non, on parle de sucre, de sédentarité, de personnes âgées et de « diabète ». C’est tout.

Il existe plusieurs types de Diabète.

Le plus répandu est le type 2 : il nécessite un régime alimentaire, pour aider le pancréas à gérer l’insuline, car les diabétiques de type 2 sont résistants à l’insuline. Le sport et une alimentation saine sont souvent la clé pour soigner le diabète de type 2. Il représente 90% des diabétiques. Il peut être héréditaire, et peut se guérir.

Ces notions de régime alimentaire, sport et guérison possible ne concernent pas les diabétiques de type 1 (pas plus que tous les êtres humains, quoi). Vous entendrez souvent des personnes vous assurer qu’il vous suffirez de courir un peu et de manger de la salade pour ne plus être diabétique. Rappelez-vous que les personnes qui connaissent la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 sont TRÈS RARES.

Aucun jus de papaye ou graines du Tibet ne vous guérira de votre diabète de type 1.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, qui vous accompagnera toute votre vie. Ne le combattez pas, ne vous en faites pas un ennemi, ne le vivez pas comme une déclaration de guerre. Acceptez-le, domptez-le, faites-en un allié. Vivez avec lui.

Si vous êtes curieux concernant les autres types de diabète, tels que le diabète gestationnel, le LADA ou le MODY, voici un lien qui vous les présentera :
LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIABÈTE

Le Diabète de type 1 est caractérisé par un pancréas qui ne produit plus d’insuline : le sucre que vous ingérez (et vous faîtes bien) reste alors coincé dans votre sang, sans pouvoir nourrir vos cellules et vos organes. Or nous avons besoin d’insuline, alors vous devrez vous injecter de l’insuline vous même. Que vous décidiez de porter une pompe à insuline ou d’utiliser des stylos d’insuline et de vous piquer dès que nécessaire, la logique est la même : le but est de normaliser votre glycémie. (la glycémie est le taux de sucre qui se trouve dans votre sang ; un appareil de glycémie ou un capteur de glycémie vous aidera à le savoir)

 

Le traitement du Diabète de type 1

Le traitement du Diabète de type 1

Oui, rassurez-vous, il y en a un, et il marche plutôt bien !
Dans cet article, nous allons voir ensemble comment se soigne le Diabète de type 1. Quelles sont vos options et sur quels critères choisir votre traitement.

Vive les capteurs de glycémie !

Connaitre votre glycémie (taux de sucre dans le sang), c’est la base pour pouvoir adapter votre traitement ! Et là, on a fait un sacré saut car, si avant on devait se faire une glycémie avec un appareil de glycémie (vous savez le petit stylo auto-piqueur, la goutte de sang, la bandelette branchée à l’appareil tout ça tout ça…), et bien maintenant nous avons des capteurs de glycémie qui nous permettent de savoir votre glycémie non stop ! Vous pouvez voir une courbe, et cela a révolutionné le Diabète.

Votre glycémie doit idéalement être entre 0,80g/L et 1,80g/L. En dessous de 0,60g/L, c’est une hypoglycémie. Au-dessus de 1,80g/L, c’est une hyperglycémie.

Vous pouvez toujours continuer sans capteur, mais vous n’aurez que 3-4 glycémies par jour, quand vous les ferez, sûrement avant les repas, et vous ne saurez pas ce qui s’est passé entre. Les capteurs sont un outil extraordinaire je vous conseille de les adopter !

Le principe du capteur de glycémie est simple, c’est un dispositif que vous posez sur votre peau, pour 1 ou 2 semaines selon le capteur. À la pose, une petite canule s’insère dans votre peau (vraiment rien d’insurmontable niveau douleur, ne tournez pas de l’œil, ça va aller), et grâce à son petit terminal, ou votre téléphone selon le dispositif choisi, vous aurez les résultats !

Maintenant que vous avez compris l’intérêt des glycémies, parlons de l’insuline. Pour fonctionner, votre corps a besoin d’insuline, car c’est ce qui permet à votre sucre de passer dans vos cellules et vos organes, et de ne pas rester en trop grande quantité coincé dans votre sang !

 

Je vous parlerai ici du traitement dit de « l’insulinothérapie fonctionnelle ». C’est le plus récent, le plus adapté et selon moi, celui qui vous offrira la meilleure qualité de vie !

 

Le calcul des glucides

Si vous avez bien compris le principe du Diabète de type 1, vous savez que de base, il y a trop de sucre dans votre sang, puisque sans insuline, il est coincé.

La base du traitement est donc une insuline (dite « lente » si vous vous injectez l’insuline par stylo, ou dite « basale » si vous avez choisi une pompe à insuline) qui circule tout au long de la journée dans votre corps, afin de réguler votre taux de sucre. Si vous ne mangiez pas, ne faisiez pas de sport et n’étiez soumis à aucun stress ou émotion forte, cela suffirait à vous équilibrer.

Malheureusement, ou plutôt heureusement pour nous, notre vie est riche, tout comme notre alimentation, alors vous allez devoir en plus de cette « base », ajoutez de l’insuline rapide. À chaque prise de sucres, que ce soit un repas ou un goûter, vous allez apprendre à calculer les glucides, les repérer, et les adapter en doses d’insuline pour rester équilibré.

Ne vous inquiétez pas, vous pourrez apprendre le calcul des glucides en hôpital, et vous serez accompagné par votre diabétologue pour choisir vos doses. Vous ne serez pas seul, et très vite, vous deviendrez un as du calcul de glucides et des doses d’insuline qui en découlent.

Il y a autant de Diabètes différents que de diabétiques, aussi, vous apprendrez à vous connaitre, et prendre les décisions adaptées à votre profil.

Il existe de nombreux livres, index et applications mobiles qui peuvent vous aider pour apprendre à calculer les glucides. Et puis avec l’habitude, vous ferez tout de tête.

Bon, du coup, le luxe d’ignorer ce que vous mangez vraiment ne vous sera pas possible. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous aurez de bonnes connaissances en nutrition. Et ça, c’est la classe.

Pompe à insuline ou stylos ?

Parlons de choses sérieuses maintenant ! Team pompe ou stylo ??

Pas de panique, l’avantage avec les traitements du Diabète de type 1, c’est que vous n’êtes jamais piégé : vous pouvez toujours changer.

Les stylos ou multi-injections :

Avec les stylos d’insuline, l’avantage, c’est que vous ne portez pas votre Diabète sur vous, à l’exception du capteur de glycémie, que je vous recommande vivement. Vous calculez vos glucides, vous choisissez votre dose, vous sortez votre stylo, un petit pic et retour dans la trousse de Diabète. C’est discret, mais vous devrez au minimum vous faire 4 piqures par jour, qui correspondent :
• aux trois injections de repas (plus, si vous prenez des goûters)
• à votre insuline lente, injectée à heure fixe (celle qui vous maintient à un taux correct tant que vous êtes à jeun)

Les stylos d’insuline se délivre sous ordonnance dans votre pharmacie. Vous en aurez donc toujours deux avec vous : votre stylo de lente et votre stylo de rapide.

Ils se conservent à température ambiante, entre 18 et 25°C mais craignent le grand froid ou les grandes chaleurs. À porter contre soi au ski donc, et à protéger en pochette isotherme à la plage, par exemple.

Tant qu’ils ne sont pas ouverts, les stylos d’avance se conserve au frigo.

La pompe à insuline :

La pompe à insuline se porte comme un capteur de glycémie : en contact direct avec votre peau. Il s’agit d’un boitier souvent relié à une tubulure et un cathéter (Il existe aussi des pompes dites patch, qui n’ont ni tubulure ni cathéter).

La plupart des pompes à insuline se règlent directement par le boitier, ou via une télécommande. Une canule insérée dans votre peau vous permet de vous administrer de l’insuline non stop, pour la « basale », et au besoin lorsque vous mangez. Ces injections ponctuelles s’appellent « bolus ».

Les réglages sont plus fins, il y a beaucoup plus de possibilités, mais il faudra la changer tous les 2-3 jours, et accepter de la porter sur vous. C’est un rapport différent. De nos jours, les enfants sont souvent passés sous pompe d’office, car c’est un dispositif très pratique et sécurisant pour les parents.

Lorsque vous avez une pompe à insuline, vous devez cependant vous munir d’un traitement de secours par stylos, au cas où la pompe aurait un problème. En terme de matériel, vous avez donc les deux.

Les flacons d’insuline ou recharges des pompes se conservent aussi à température ambiante, et non ouvertes : au frigo. De la même manière que les stylos, ils craignent le grand froid et la grande chaleur.

Voilà, une fois votre capteur en place et de l’insuline sur vous, vous êtes parés pour vous occuper de votre Diabète !

N’hésitez pas à discuter de tout cela avec votre médecin. Mais encore une fois, rien ne vous empêche de passer plus tard à la pompe à insuline, ou revenir aux injections par la suite. Il en va de même pour les capteurs de glycémie.


Bref, soyez libres et heureux !