Le traitement du Diabète de type 1

Le traitement du Diabète de type 1

Oui, rassurez-vous, il y en a un, et il marche plutôt bien !
Dans cet article, nous allons voir ensemble comment se soigne le Diabète de type 1. Quelles sont vos options et sur quels critères choisir votre traitement.

Vive les capteurs de glycémie !

Connaitre votre glycémie (taux de sucre dans le sang), c’est la base pour pouvoir adapter votre traitement ! Et là, on a fait un sacré saut car, si avant on devait se faire une glycémie avec un appareil de glycémie (vous savez le petit stylo auto-piqueur, la goutte de sang, la bandelette branchée à l’appareil tout ça tout ça…), et bien maintenant nous avons des capteurs de glycémie qui nous permettent de savoir votre glycémie non stop ! Vous pouvez voir une courbe, et cela a révolutionné le Diabète.

Votre glycémie doit idéalement être entre 0,80g/L et 1,80g/L. En dessous de 0,60g/L, c’est une hypoglycémie. Au-dessus de 1,80g/L, c’est une hyperglycémie.

Vous pouvez toujours continuer sans capteur, mais vous n’aurez que 3-4 glycémies par jour, quand vous les ferez, sûrement avant les repas, et vous ne saurez pas ce qui s’est passé entre. Les capteurs sont un outil extraordinaire je vous conseille de les adopter !

Le principe du capteur de glycémie est simple, c’est un dispositif que vous posez sur votre peau, pour 1 ou 2 semaines selon le capteur. À la pose, une petite canule s’insère dans votre peau (vraiment rien d’insurmontable niveau douleur, ne tournez pas de l’œil, ça va aller), et grâce à son petit terminal, ou votre téléphone selon le dispositif choisi, vous aurez les résultats !

Maintenant que vous avez compris l’intérêt des glycémies, parlons de l’insuline. Pour fonctionner, votre corps a besoin d’insuline, car c’est ce qui permet à votre sucre de passer dans vos cellules et vos organes, et de ne pas rester en trop grande quantité coincé dans votre sang !

 

Je vous parlerai ici du traitement dit de « l’insulinothérapie fonctionnelle ». C’est le plus récent, le plus adapté et selon moi, celui qui vous offrira la meilleure qualité de vie !

 

Le calcul des glucides

Si vous avez bien compris le principe du Diabète de type 1, vous savez que de base, il y a trop de sucre dans votre sang, puisque sans insuline, il est coincé.

La base du traitement est donc une insuline (dite « lente » si vous vous injectez l’insuline par stylo, ou dite « basale » si vous avez choisi une pompe à insuline) qui circule tout au long de la journée dans votre corps, afin de réguler votre taux de sucre. Si vous ne mangiez pas, ne faisiez pas de sport et n’étiez soumis à aucun stress ou émotion forte, cela suffirait à vous équilibrer.

Malheureusement, ou plutôt heureusement pour nous, notre vie est riche, tout comme notre alimentation, alors vous allez devoir en plus de cette « base », ajoutez de l’insuline rapide. À chaque prise de sucres, que ce soit un repas ou un goûter, vous allez apprendre à calculer les glucides, les repérer, et les adapter en doses d’insuline pour rester équilibré.

Ne vous inquiétez pas, vous pourrez apprendre le calcul des glucides en hôpital, et vous serez accompagné par votre diabétologue pour choisir vos doses. Vous ne serez pas seul, et très vite, vous deviendrez un as du calcul de glucides et des doses d’insuline qui en découlent.

Il y a autant de Diabètes différents que de diabétiques, aussi, vous apprendrez à vous connaitre, et prendre les décisions adaptées à votre profil.

Il existe de nombreux livres, index et applications mobiles qui peuvent vous aider pour apprendre à calculer les glucides. Et puis avec l’habitude, vous ferez tout de tête.

Bon, du coup, le luxe d’ignorer ce que vous mangez vraiment ne vous sera pas possible. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous aurez de bonnes connaissances en nutrition. Et ça, c’est la classe.

Pompe à insuline ou stylos ?

Parlons de choses sérieuses maintenant ! Team pompe ou stylo ??

Pas de panique, l’avantage avec les traitements du Diabète de type 1, c’est que vous n’êtes jamais piégé : vous pouvez toujours changer.

Les stylos ou multi-injections :

Avec les stylos d’insuline, l’avantage, c’est que vous ne portez pas votre Diabète sur vous, à l’exception du capteur de glycémie, que je vous recommande vivement. Vous calculez vos glucides, vous choisissez votre dose, vous sortez votre stylo, un petit pic et retour dans la trousse de Diabète. C’est discret, mais vous devrez au minimum vous faire 4 piqures par jour, qui correspondent :
• aux trois injections de repas (plus, si vous prenez des goûters)
• à votre insuline lente, injectée à heure fixe (celle qui vous maintient à un taux correct tant que vous êtes à jeun)

Les stylos d’insuline se délivre sous ordonnance dans votre pharmacie. Vous en aurez donc toujours deux avec vous : votre stylo de lente et votre stylo de rapide.

Ils se conservent à température ambiante, entre 18 et 25°C mais craignent le grand froid ou les grandes chaleurs. À porter contre soi au ski donc, et à protéger en pochette isotherme à la plage, par exemple.

Tant qu’ils ne sont pas ouverts, les stylos d’avance se conserve au frigo.

La pompe à insuline :

La pompe à insuline se porte comme un capteur de glycémie : en contact direct avec votre peau. Il s’agit d’un boitier souvent relié à une tubulure et un cathéter (Il existe aussi des pompes dites patch, qui n’ont ni tubulure ni cathéter).

La plupart des pompes à insuline se règlent directement par le boitier, ou via une télécommande. Une canule insérée dans votre peau vous permet de vous administrer de l’insuline non stop, pour la « basale », et au besoin lorsque vous mangez. Ces injections ponctuelles s’appellent « bolus ».

Les réglages sont plus fins, il y a beaucoup plus de possibilités, mais il faudra la changer tous les 2-3 jours, et accepter de la porter sur vous. C’est un rapport différent. De nos jours, les enfants sont souvent passés sous pompe d’office, car c’est un dispositif très pratique et sécurisant pour les parents.

Lorsque vous avez une pompe à insuline, vous devez cependant vous munir d’un traitement de secours par stylos, au cas où la pompe aurait un problème. En terme de matériel, vous avez donc les deux.

Les flacons d’insuline ou recharges des pompes se conservent aussi à température ambiante, et non ouvertes : au frigo. De la même manière que les stylos, ils craignent le grand froid et la grande chaleur.

Voilà, une fois votre capteur en place et de l’insuline sur vous, vous êtes parés pour vous occuper de votre Diabète !

N’hésitez pas à discuter de tout cela avec votre médecin. Mais encore une fois, rien ne vous empêche de passer plus tard à la pompe à insuline, ou revenir aux injections par la suite. Il en va de même pour les capteurs de glycémie.


Bref, soyez libres et heureux !

Hypoglycémies et Hyperglycémies

Hypoglycémies et Hyperglycémies

DÉFINITION : Il s’agit de résultats de votre glycémie : de votre taux de sucre/glucose dans le sang. Votre glycémie devrait se situer entre 0,80 g/L, et 1,80 g/L.

Lorsque vous n’avez pas assez de sucre dans le sang, vous êtes en hypoglycémie : < 0,80g/L
Lorsque vous avez trop de sucre dans le sang, vous êtes en hyperglycémie : > 1,80 g/L

L’hypoglycémie, à l’instar de l’hyperglycémie, n’est pas un signe de Diabète.

Effectivement, vous avez sûrement déjà assisté à une hypoglycémie, ne serait-ce qu’en cours d’EPS, quand un de vos camarades a eu la charmante idée de ne pas manger le matin avant le cours de sport. L’hypoglycémie n’est pas propre aux diabétiques, tout le monde peut faire une hypoglycémie. L’hyperglycémie elle en revanche, n’est possible que pour les diabétiques, car un pancréas fonctionnel ne laissera jamais, même après une descente sauvage de pot de Nutella, la glycémie trop monter.

L’hypoglycémie

Il y a de nombreuses explications à une hypoglycémie pour un diabétique. Vous avez pu surdoser votre repas, sous-estimer votre activité sportive, courir de manière impromptue derrière votre bus jusqu’à l’arrêt suivant…

Il est important d’essayer de comprendre pourquoi, afin d’éviter au maximum ce désagrément. Mais dans l’absolu, commencez par vous sucrer.

Les signes de l’hypoglycémie sont pâleur, tremblements, état d’ébriété, irritabilité, vertiges, fatigue, hallucinations, faim, etc.

Que faire en hypoglycémie ?

L’important est de faire remonter votre glycémie. Si cela vous est physiquement possible, sucrez-vous avec raison. Nul besoin de boire votre bouteille de sirop cul sec. Normalement, quelques morceaux de sucres suffisent. Personne ne vous jugera si vous vous sucrez trop, mais il faudra par la suite gérer à l’inverse, une hyperglycémie, et vous n’avez pas envie de tomber dans le cercle vicieux des montagnes russes. Le mieux est de déterminer par expérience de combien vous avez besoin, et de se contenter du nécessaire.

Comment se re-sucrer ?

Vous n’aurez qu’une envie croyez-moi, vous sentir mieux, rapidement. Comme leur nom l’indique, les sucres rapides seront vos alliés. Lors d’une hypoglycémie, le plus efficace reste de manger du sucre, boire du sirop, un jus, du miel, de la confiture, ce que vous voulez tant qu’il s’agit d’un aliment ou d’une boisson avec des sucres rapides.

Notez que le chocolat n’est pas votre ami lors d’une hypoglycémie car comme tout aliment gras, il vous re-sucrera en gros traitre, c’est à dire fort certes, mais pas tout de suite.

Certains attendent un peu après avoir ingurgité du sucre, puis complètent avec un féculent : biscuit, pain, etc. C’est comme vous le sentez, chacun est différent. Pour ma part c’était la procédure quand j’étais enfant, mais cela fait très longtemps que j’ai arrêté de le faire car le sucre rapide me suffit pour remonter. (faut voir ce que je m’envoie à chaque fois aussi… je vous souhaite d’être plus raisonnable que moi ah ah)

Il est conseillé aussi de rester au calme après une hypoglycémie. Là encore, vous apprendrez à vous connaitre et adapter votre comportement.

L’hyperglycémie

Là aussi vous allez sûrement passer de longs moments à essayer de comprendre pourquoi votre glycémie a subitement décollé ! Mauvais calcul de glucides ? Stress ? Vous avez surestimé votre sport ? Parfois, on ne sait tout simplement pas. Il arrive que votre corps aie ses particularités.

Pour ma part, j’ai un pic d’hyper à minuit ainsi qu’à 4h du matin. J’ai donc adapté mon traitement en fonction, l’important c’est de s’adapter, on ne peut pas toujours tout expliquer.

Les symptômes de l’hyperglycémie sont la déshydratation, maux de tête, nausées, troubles de la vue, etc.

injection au stylo à insuline pour le Diabète de type 1

Que faire en hyperglycémie ?

Comme vous pouvez le deviner, il vous faut faire baisser la glycémie. Il n’est pas bon de rester trop souvent en hyperglycémie.

Pour désamorcer une hyperglycémie, il faut administrer de l’insuline. On peut les appeler « correctifs », et que ce soit par injection ou par votre pompe à insuline, ils vous permettront de retrouver une glycémie normale.

Il est déconseillé de faire du sport en hyperglycémie, car vous pouvez aggraver la situation en produisant de l’acétone. Et sport et acétone, ça ne fait pas bon ménage du TOUT. (l’acétone de manière générale ce n’est pas bon hein… vous pouvez vérifier que vous n’en avez pas grâce à des bandelettes spéciales sur votre appareil de glycémie).

injection au stylo à insuline pour le Diabète de type 1

Les suivis médicaux du Diabète de type 1

Les suivis médicaux du Diabète de type 1

Lorsque l’on est diabétique de type 1, il y a certains examens médicaux obligatoires, afin de vérifier que vous soyez en bonne santé et prévenir les complications.

Avec ton diabéto tu t’allieras.

Évidemment, la première chose, c’est le suivi régulier avec un diabétologue. Choisissez-le(la) bien, car il/elle sera votre allié(e) ! C’est le diabétologue qui vous fournira les ordonnances et s’occupera des prises en charge pour la pose des capteurs ou de pompe à insuline.

Il est recommandé de consulter un diabétologue au moins tous les 3 mois.

Avant chaque consultation chez le diabétologue, veillez à faire votre hémoglobine glyquée : il s’agit d’une analyse sanguine qui détermine la moyenne de vos glycémies sur 2-3 mois.

Ci-dessous, une illustration vous aidant à comprendre les chiffres.

Examens médicaux annuels et Diabète

Il vous faudra également prendre rendez-vous annuellement avec des médecins tels que : l’ophtalmologue, le cardiologue, le dentiste. Voyez cela directement avec votre diabétologue ou votre médecin traitant : ils en profiteront également pour vous prescrire des analyses sanguines complètes une fois par an.

 

Redoubler d’attention

De manière générale, il faut redoubler d’attention lorsqu’on est diabétique, car tout peut aller vite. Lorsque vous êtes malade, n’hésitez pas à consulter, et veillez régulièrement à ce que vous soyez en bonne santé : pied, peau, cicatrisation, etc.

Mieux vaut prévenir que guérir !

 

Pass handicapé & parents de diabétiques

Pass handicapé & parents de diabétiques

Pass handicapé & parents de diabétiques

 

Étant diabétique depuis l’âge de 6 ans, je suis interpellée à chaque fois, et je souhaiterais exprimer mon avis sur la question. Même si chacun a son vécu et son opinion, j’espère que cet article sera lu, et que chaque parent de diabétique en retiendra un petit quelque chose. Parce que je suis inquiète pour les générations futures de DT1.

En tant que blogueuse sur le Diabète, je fais partie de beaucoup de groupes de diabétiques sur Facebook. Cela me permet de lire, comprendre et du coup répondre sur ma page et mon blog à des problématiques qui ressortent souvent.

Aujourd’hui je voudrais aborder le sujet des pass handicapés pour les parcs d’attraction. Depuis que je me suis inscrite à des groupes Facebook de parents de diabétiques, il ne se passe pas un jour sans que je tombe sur cette thématique.

Je précise que cet article concerne les parcs d’attraction. Je n’ai rien contre le statut handicapé, qui est une grande avancée et demeure une nécessité pour beaucoup de personnes concernées directement par un handicap, lié au Diabète ou non. <3

« Puis-je avoir un pass handicapé pour mon enfant diabétique ? »

« Comment se procurer des coupes files pour mon enfant DT1 ? »

« On m’a refusé le pass handicapé pour ma fille DT1 de 8 ans… »

J’en passe, vous avez saisi l’idée…

S’en suivent alors des réponses plus ou moins utiles, mais surtout, deux camps se forment :

• Les parents de DT1 qui accueillent le concept les bras grands ouverts
• Les diabétiques qui sont contre : « Je ne considère pas le Diabète comme un handicap » (c’est principalement les DT1 eux-même qui réagissent)

Découvrir le Diabète de votre enfant n’est pas franchement la plus belle chose qui vous soit arrivée, ni à vous, ni à lui/elle d’ailleurs. Le quotidien est changé, vos inquiétudes de maman décuplées, et oui, plus rien ne sera comme avant, c’est un fait.

Je pense qu’il est naturel de ressentir une certaine injustice, de la colère pour certains, de la frustration. Vous regardez votre petit Loup et vous vous dites « Pourquoi ?? ».

Heureusement nous avons aujourd’hui de nombreuses nouvelles technologies qui nous permettent de vivre beaucoup mieux. « Vivre comme tout le monde » n’est pas une expression que j’affectionne, car nous ne sommes pas comme les autres quoi qu’on fasse. En revanche, nous pouvons dire qu’avec de la patience, de la motivation et une certaine intelligence, on peut tout à fait « vivre comme on le souhaite ». Nous pouvons réaliser nos rêves, nos projets et être heureux. À mon sens les diabétiques sont juste des personnes qui doivent se battre davantage que les autres. Mais pour ça, il faut vivre, et être acteur de son bonheur. Il faut être un battant.

C’est là que votre rôle de parent est primordial. Pour lui rendre son sourire, vous devez sourire pour deux, prendre soin de lui/d’elle, l’accompagner. Vous aussi en tant que parents de diabétiques, vous êtes doublement sollicités, doublement plus forts.

« Être un battant et refuser de se résigner, ça s’apprend. »

 

À qui fait-on plaisir ?

La mécanique est simple. Vous souhaitez lui faire plaisir. Parce que vous l’aimez, parce que le/la voir sourire c’est votre carburant. Et peut-être qu’en ce moment, c’est difficile pour vous. Que ce soit récent ou non, on a tous des moments de chaos, des périodes compliquées durant lesquelles réguler le Diabète est épuisant.
« Allez, viens on va aller à Disney ».
Effet immédiat garanti : il/elle sourit.

J’aimerais maintenant que vous vous posiez la question sincèrement :

Votre enfant sera-t-il plus heureux parce qu’il pourra éviter les files d’attente sous couvert d’être considéré comme enfant handicapé ?

Bien sûr si on lui pose la question il/elle dira oui. Tout comme si vous lui demandez si un Kinder Bueno ou un peluche géante de Stich le/la rendra plus heureux(se) il / elle vous répondra probablement la même chose…

Personne n’aime attendre. Mais la patience est aussi un apprentissage de la vie. Aucun diabétique de ma génération n’a souffert des files d’attente… On discute, et ça ne fait qu’augmenter le plaisir lorsqu’enfin, c’est notre tour.

 

Pour qui est cette compensation, vous ou votre enfant ?

« Qu’est ce que vous lui enseignez en faisant ça ? »
Votre enfant est diabétique, et il le restera (sauf découverte majeure de la médecine, on croise les doigts). Quel message lui véhiculez-vous avec cette mécanique ? C’est un enfant, il ne sera pas perturbé qu’il soit marqué handicapé sur sa carte, je vous l’accorde.

Mais derrière ce détail, cette mécanique, le risque est de lui apprendre à profiter de sa maladie et à se victimiser. Ce n’est rien, et en même temps, C’EST TOUT.

Lorsque je lis les commentaires, je ressens la colère, la frustration et l’indignation des parents de diabétiques.

« Qu’est ce que ça peut vous faire, pour une fois qu’il y a un avantage à cette maladie de… »

« Je veux juste lui faire plaisir, ce n’est pas de sa faute s’il est diabétique, c’est dur pour lui »

« Quel est le mal à profiter ? ».

J’ai plaisir à penser qu’il faut apprendre aux jeunes diabétiques à être forts, acteurs, à profiter de la vie (et non des failles du système qui conduisent à se victimiser pour en bénéficier).

Il existe malheureusement des cas de diabétiques qui ont besoin de ces statuts à cause de complications, mais ce n’est pas le cas de votre enfant. Et vous ferez tout pour que ça ne lui arrive pas. Vous ne lui souhaitez pas. Vous l’aimez et vous souhaitez juste son bonheur. Apprenez-lui à être heureux avec son diabète. Pensez à lui, sur le long terme.

Je pense sincèrement que ce genre de comportements peuvent desservir les diabétiques adultes de demain. J’aimerais beaucoup avec cet article, laisser une trace dans les esprits des parents aimants qui ont pris cette voie.

 

Le pass handicapé est-il justifié pour les diabétiques ?

Pourquoi votre enfant ne pourrait-il pas attendre dans les files d’attentes ?

 

• Une hypoglycémie parce que ça dure longtemps ?
Si votre enfant fait des hypoglycémies  parce qu’il reste debout, je vous déconseille très fortement de l’emmener au palais de l’adrénaline (cf. réactions glycémiques aux attractions)
Je vous conseille également d’en parler avec son diabétologue, parce que ça veut dire qu’il/elle est trop basse ou juste à la limite si le simple fait de se tenir debout est risqué pour lui/elle. Votre médecin vous aidera à trouver une solution pour qu’il/elle puisse vivre correctement sans toujours faire des hypoglycémies… Je veux dire, si être debout pendant 1h est insoutenable, que dire d’aller se balader en nature, faire les boutiques, les courses, jouer dans la cours de récréation etc.

En fait, si on réfléchit quelques petites secondes à la situation, ça n’a pas de sens :

• si votre enfant est en hypo c’est à la file d’attente des jus de fruits qu’il devrait être prioritaire, et une pause s’impose avant de reprendre une activité

• si votre enfant est en hyperglycémie, il ne devrait pas en plus s’exposer à l’adrénaline ou l’excitation, qui lui feront davantage monter la glycémie.

 

Dans le cadre d’un parc d’attraction, votre enfant n’est pas handicapé avec un diabète de type 1, et ne devrait pas prétendre aux pass handicapés. C’est du bon sens. Demandez-vous si tout cela est vraiment nécessaire.

 Je vous assure, on s’amuse drôlement, même en faisant la queue. 

Le paysage français des capteurs de glycémie

Le paysage français des capteurs de glycémie

Le paysage français des capteurs de glycémie

Les progrès médicaux de ces dernières années ont complètement changés le paysage du Diabète de type 1. Faisons le point sur les capteurs de glycémie disponibles sur le marché français !

L’insulinothérapie fonctionnelle

Nous avions déjà beaucoup apprécié l’application de l’insulinothérapie fonctionnelle, principe selon lequel on n’adapte plus sa vie à ses injections mais ses injections à sa vie.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, il s’agit d’un « nouveau » principe de traitement du Diabète de type 1. Une injection d’insuline lente par jour à heure fixe permet un équilibre à jeun. Puis à chaque repas, grignotage, bref prise de glucides, il suffit de calculer les grammes de glucides et s’injecter de l’insuline rapide. La liberté. 

Pour ceux et celles qui comme moi, « mangeaient des pâtes à 19h à Noël », du fait d’une piqure matin et soir, nous obligeant à régler nos journées de la même façon, c’était la fête ! La fin d’années de frustration, de manger en cachette sans pouvoir cacher ses hypers… Une nouvelle ère quoi.

Ouiiii nous aussi on peut s’empoisonner avec du Nutella et contribuer à la destruction de la planète en prime ! Yeahhhh !

L’arrivée des capteurs

L’arrivée des capteurs a été une vraie révolution !

Véritable prouesse technique, elle a permis aux diabétiques de goûter à la liberté et de sauver leurs doigts en abolissant le long rituel de la prise de glycémie. Plus besoin de se poser et sortir son appareil, ses bandelettes, son auto-piqueur et de se laver les mains. Un geste simple pour scanner le capteur vous donne votre glycémie. On appelle cela le système de mesure de glucose en continu.

Le premier sur le marché à avoir été remboursé ne se présente plus : le Freestyle Libre, FSL pour les intimes.

Puisque l’on commence à avoir le choix, avec l’arrivée de nouveaux concurrents, je vous propose un petit comparatif.

N’hésitez pas à donner votre expérience.

Mes conseils pour choisir son capteur :

Bien sûr, l’aspect général de votre capteur compte. Ils sont plus ou moins gros, plus ou moins pratiques. Tout dépend de votre quotidien, de l’endroit où vous souhaitez le mettre, de votre sensibilité. Naturellement, vous choisirez le capteur qui vous plait le mieux.

Quel durée ?

Je me doute que le plus long vous conviendra parfaitement, cependant il vous faut aussi garder à l’esprit que la plupart des capteurs sont des « patchs ». Si vous avez la peau sensible, le contact de la colle et du sparadrap plus de 7 jours ne vous sera peut-être pas agréable voir même impossible. 

Calibration ou pas Calibration ?

Là aussi je devine que vous préfèrerez ne plus utiliser votre lecteur traditionnel. Cependant du fait du décalage entre la glycémie dite capillaire (traditionnelle qu’on connait bien, avec la goute de sang) et la glycémie prise du liquide interstitiel (nouveau système arrivé avec les capteurs) peut vous faire changer d’avis. Hormis le fait qu’il faut comprendre que la glycémie donnée par le capteur aura environ 5-10 min de retard par rapport à la glycémie traditionnelle, il arrive que sans calibration, le résultat reste approximatif.

Certaines personnes n’ont aucun problème, mais si ce n’est pas votre cas, vous serez quelque peu énervé de découvrir que votre belle journée à 1,30 était en fait une journée à 2,00… C’est bête hein ? Un mini correctif et vous auriez géré la situation… La précision, c’est la vie.

Les alertes, bon plan ?

Là c’est personnel. La possibilité d’être alerté (vibration ou sonnerie) lorsque vous êtes en hypoglycémie ou en hyperglycémie peut être très intéressant pour certains, ou envahissant et superflu pour d’autres.

FSL

Le capteur des laboratoires Abott est à ce jour le plus connu en France. Il est celui qui offre le plus de confort, de discrétion et de liberté. Il est bien sûr remboursé.

– dure 15 jours

– se pose très facilement

– donne les courbes

– ne fait absolument pas mal à la pose

– possède le système d’alerte hypo/hyper (seulement le FSL V.2, mais il n’est pas encore remboursé par la Sécurité Sociale…)

– ne demande aucun calibrage (moins précis que ses concurrents)

Dexcom

Le capteur Dexcom (G4) est remboursé en France (voir avec votre diabétologue pour les conditions). C’est le moment de réfléchir s’il vous conviendrait mieux ou non que le FSL, ou si vous allez le choisir pour être votre premier capteur ! Le dernier en date est le G6, mais il n’est pas encore sorti en France. Le G5 n’est pas encore remboursé.

– dure 7 jours

– se pose facilement

– donne les courbes

– alertes hypo/hyper

– calibration toutes les 12h (=> précision)

Gardian Connect

Le Guardian Connect des laboratoires Medtronic n’est pas encore remboursé seul. Le remboursement du capteur s’applique cependant à ceux qui disposent de la pompe Enlite 2 couplée avec. (La pompe est remboursée aussi bien sûr)

– dure 6 jours

– se pose facilement

– donne les courbes

– alertes hypo/hyper

– calibration toutes les 12h

L’Eversense

Ce capteur est en phase de test en France. Il s’agit de la toute dernière technologie des laboratoires Roche. L’Eversense est le fameux capteur sous la peau dont vous avez peut-être déjà entendu parler. On a hâte qu’il sorte et SURTOUT qu’il soit remboursé…

– dure 6 mois

– nécessite une intervention (très courte 5min) pour inciser et placer le dispositif

– capsule sous la peau + transmetteur amovible dessus

– donne les courbes tant que le transmetteur est en place

– alertes hypo/hyper

– calibration toutes les 12h

Voici pour l’instant le paysage français des capteurs…! On aime la liberté que cela procure, les courbes qui nous aident à mieux nous comprendre et la synchronisation directe sur les appareils ou nos téléphones via les applications adaptées.

De nouveaux concurrents sont en marche, mais puisque ce n’est pas pour tout de suite, et qu’ils ressemblent beaucoup à ceux déjà en place, je n’en parlerai pas dans cet article.

Que dire à part que nous avons hâte qu’ils soient tous remboursés pour pouvoir faire notre choix !