Pourquoi j’ai choisi l’Omnipod !

Pourquoi j’ai choisi l’Omnipod !

Pourquoi j’ai choisi l’Omnipod !

Après mon article expliquant la vie trépidante d’une pro stylos passée sous pompe à insuline, voici celui qui raconte : pourquoi l’Omnipod ?

Nous sommes nombreux à nous poser la question du passage ou non sous Omnipod, la seule pompe patch remboursée à ce jour sur le marché français. Cet article est donc là pour vous faire un tour d’horizon de mes arguments pro-Omnipod, mais surtout de mon expérience.

L’Omnipod by Insulet

L’Omnipod est une pompe à insuline développée par Insulet. Elle est la seule pompe à insuline remboursée du marché français qui ne possède ni tubulure, ni cathéter ! On appelle ce type de pompe à insuline : une pompe patch.

L’Omnipod est remboursé par la Sécurité Sociale française, et est distribuée via un prestataire de santé. Ce dernier vous sera attribué grâce à votre diabétologue, qui est la personne qui pourra vous faire passer à l’Omnipod.

Elle se pose directement sur la peau (bras, cuisse, abdomen, dos, mollet, un peu ce que vous voulez tant que l’insuline passe bien) et fonctionne avec une télécommande. Car non, si vous vous posez la question, il n’y a aucun bouton sur le Pod. Tout se passe avec sa télécommande. (Que vous ayez un Omnipod normal ou un Omnipod Dash)

Ci-dessus, un sublime lama en porcelaine de Maison du Monde, mais surtout : la pompe Omnipod à gauche, et le lecteur du capteur de glycémie Dexcom G4 à droite (elle est belle ma courbe heiiiiiiiin).

Canon pour une pompe à insuline

Comme j’en avais parlé dans mon précédent article, il m’a fallu longtemps avant d’accepter l’idée que cette chose finirait collée à ma peau. C’est un cheminement personnel et pour ma part, suivre les comptes Instagram de quelques DT1, arborant fièrement leur pompe a été déterminant dans mon déclic.

Un beau jour, je me suis surprise à me dire « mais c’est plutôt sexy en fait, je me verrais bien avec finalement ». Riez autant que vous voulez, mais je vous livre la photo de mon déclic personnel :

La révolution pour le sport

La première chose qui me vient à l’esprit lorsque l’on me demande si je regrette mon passage à la pompe à insuline, c’est le sport. OMG, que ce serait dur de revenir sous stylos après avoir goûté au nirvana des réglages possibles pour le sport ! 

Je fais partie des gens qui ont du mal à gérer le sport, parce que je peux dépenser d’un coup si c’est un effort continu et modéré, ou au contraire s’il s’agit de cardio et de quelque chose de violent : monter en flèche et rester à 3g pendant des heures. Je suis aussi très sensible à l’adrénaline…

BREF, la gestion de mes séances, c’était un peu la roulette russe, sans exagération.

 

Les débits temporaires

Le principe des débits temporaires c’est que vous pouvez baisser ou augmenter comme vous le souhaitez votre débit d’insuline basale (équivalent de l’insuline lente).

En gros, si vous décidez de vous taper un petit jogging après avoir regardé Forest Gump, et bien vous prenez votre terminal Omnipod et vous lui dites, par exemple : « Fais-moi -50% d’insuline basale pendant 1h, merci ! » (les formules de politesse sont très importantes, il est susceptible)

C’est juste MAGIQUE, parce que cela veut dire que vous pouvez changer votre programme au dernier moment, sans avoir à devoir manger avant/pendant/après. Il ne vous restera plus qu’à trouver vos réglages selon vos besoins et types de sports pratiqués et VOILÀÀÀÀÀ !

L’Omnipod, une pompe facile

On ne va pas se mentir, l’Omnipod n’est pas la pompe à insuline la plus complexe ou la plus performante du marché. Mais selon moi, c’est aussi ce qui fait sa force auprès de beaucoup de diabétiques : elle est simple et agréable dans son utilisation.

Pour un premier passage sous pompe à insuline, je trouve qu’elle est absolument parfaite. Les multitudes de possibilités et contrastes dans la finesse des réglages vous émerveilleront longtemps je pense. C’est le jour et la nuit avec les stylos à insuline. Je ne vais pas revenir sur les différences majeures et les avantages d’une pompe à insuline face aux stylos, vous avez compris l’idée (j’en parle ICI pour les nouveaux, dans mon précédent article)

Confort et liberté

OK, il faut la porter, et c’est plus gros qu’un capteur de glycémie. Mais je peux vous assurer qu’elle saura vous faire oublier rapidement sa présence !

Parce qu’une fois que vous aurez fait de beaux jeûnes glucidiques, (OMG saviez-vous que le #2 du Diabète Enchaîné vous explique tout sur le sujet ?) pris vos marques et trouvé vos réglages, vous allez VRAIMENT trouver que c’est moins lourd à vivre au quotidien.

 Appuyer sur un bouton au lieu de sortir sa pochette et se faire une injection, ce n’est pas mal, hein.

Vous vous êtes plantés ? Rajoutez un bolus, ou faites un petit débit temporaire… (c’est plus sympa que de devoir se repiquer ou faire des squats)

OMG, dois-je vous rappeler qu’elle n’a PAS DE TUBULURE ?

Changer son Pod

L’Omnipod se change tous les trois jours. C’est une contrainte, même si avec le recul de mes 6 mois d’utilisation, je ne changerai pas cette variable. Pourquoi ?
1. Pour ne pas avoir de vilaines traces sur la peau.
2. Pour les fois où je regrette l’emplacement.
3. Parce que je varie les endroits selon mes besoins, j’ai donc une routine autour de ces trois jours et de ces changements possibles.
4. Trois jours, c’est parfait pour mes besoins en insuline, je ne pourrais pas plus, compte tenu de la taille du réservoir d’insuline.

Un changement simple et rapide

Bien entendu, vous allez galérer au début, car se sont de nouvelles habitudes à prendre, surtout si c’est votre première pompe à insuline !

Mais je vous rassure, vous allez rapidement prendre le coup de main ! Et même les soirs où vous serez confortablement installés devant Netflix et aurez la flemme de changer votre Pod, vous serez surpris de votre rapidité, finalement.

Activer le changement de Pod sur la télécommande/terminal
Remplir le Pod avec votre insuline rapide
Coupler le Pod au terminal
Poser votre Pod
Activer l’insertion

Fin de l’histoire. Je l’ai déjà fait en cata dans ma voiture en plein embouteillage, entre deux préparations de mes affaires de sport, et même pendant le chargement des nouveaux documents DRIVE de Nina pour le Diabète Enchaîné. EASY.

On peut le mettre où ?

Je ne vous apprends rien, chaque laboratoire finance des tests cliniques afin de conseiller un ou plusieurs endroits (si gros budget) de pose. Cela coûte cher pour le laboratoire, et ils ne vont pas s’amuser à financer le test de 10 zones de pose. En déclarant par exemple que le bras est un endroit validé, ils ne vont pas forcément penser au fait que vos bras vont devenir des gruyères à force… C’est à vous d’agir intelligement.

Mon conseil, c’est donc de tester d’autres zones. Osez vous aventurer sur d’autres endroits, et soyez attentifs aux résultats : si la pose vous fait mal, si l’insuline passe bien, si cela ne vous gêne pas pour dormir ou vous habiller, etc.

La pose des Omnipods ou des capteurs d’ailleurs, c’est comme tout dans le Diabète : il n’y a pas de recette magique, chacun est différent, et il faut tester !

Pour ma part : j’adore le dos, j’apprécie l’extérieur des bras et les cuisses. Je déteste le ventre niveau confort, le bas du dos ne tient pas chez moi et concernant le mollet : l’insuline passe mal.

Ouai je suis une folle moi. C’est devenu mon spot préféré. Oui, l’insuline passe bien chez moi et je dors bien, merci. 😉

En conclusion je suis une fan ABSOLUE de l’Omnipod ! Cette pompe à insuline a changé ma vie ! Elle est à ce jour, la seule que j’accepterais de porter, et elle a bouleversé ma qualité de vie. Je suis passée d’une HBA1C de 10%  à 7% en deux mois… Elle n’attendait que moi visiblement…!

Prochaine étape : Hâte de pouvoir tester un système de boucle fermée avec le capteur Dexcom (ils ont annoncé que le FSL serait aussi possible). Cette pompe boucle fermée Omnipod sortira l’année prochaine aux États-Unis. On l’attend de pied ferme en France ! 😍

LIRE L’ARTICLE DE NINA alias DIABETOPOLE sur la future boucle fermée d’Insulet !

J'espère que cet article vous aura intéressé !

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Pourquoi je suis passée à la pompe

Pourquoi je suis passée à la pompe

Pourquoi je suis passée à la pompe

Mieux vaut tard que jamais les amis, voici donc ENFIN mon article sur mon passage à la pompe insuline ! Non que ma vie soit si trépidante, mais c’est un sujet que l’on m’a souvent réclamé, car comme beaucoup, j’ai TOUJOURS refusé de passer à la pompe insuline. Il s’agit donc de mon expérience, mes raisons, mon avis.

Qui sait, je pourrais vous faire envie de découvrir le monde des pompes à insuline (ou pas) ! En attendant, cela est toujours intéressant de savoir comment une pro-stylos est devenue une ambassadrice de la pompe à insuline Omnipod !

La pompe à insuline ? C’est hors de question.

Comme beaucoup, je me suis toujours refusé à porter une pompe à insuline. Cela a déjà été si compliqué pour moi de porter un capteur de glycémie, il m’était inconcevable de rajouter une pompe sur mon corps.

 À cette question innocente que me posaient régulièrement tous mes diabétologues, je répondais la même chose :

« Ça ne m’intéresse pas de porter une pompe à insuline, je trouve ça moche, contraignant, et ça me donne l’impression de balader avec ma perfusion à côté de moi, NON MERCI. »

Chacun vit son Diabète d’une manière différente, mais il est assez commun de constater que les personnes qui ont eu leur diabète jeune et ne sont pas passés immédiatement sous pompe ont du mal par la suite à embrasser ce changement.

Un changement vital

Contrairement à la plupart des DT1 sous stylos et fiers de l’être, il m’était IMPOSSIBLE de réguler mon Diabète avec ce traitement. J’avais donc un véritable intérêt à accepter la pompe. Croyez-moi, si j’avais été régulée sous stylos, cet article n’existerait pas.

Le problème de ma résistance à l’insuline

Étant insulino-résistante, comment réussir à gérer en multi-injections, le fait par exemple, que mon insuline mette 4h à agir le soir ? Je faisais mes doses avant le repas, et même parfois, il m’arrivait de faire ma piqure du soir 2h en avance, quand c’était possible. Mais ce n’était pas suffisant, rien ne marchait.

Je faisais des hypoglycémies une fois sur deux à cause du fait que je m’injectais des doses très importantes d’un coup… (et aussi parfois comme par magie, je devenais sensible à l’insuline et j’étais en MÉGA SUPER HYPO au bout de 30min)

J’ai aussi exploré la piste des repas à index glycémique bas, mais sans accompagnement professionnel, et cela n’a eu aucun effet sur ma glycémie, ou alors trop négligeable… Suivre les recettes sur le web et arrêter la nourriture transformée n’étaient pas suffisant pour mon profil. (je suis aujourd’hui accompagnée, et j’ai des résultats supers intéressants, mais cela sera le sujet d’un prochain article)

L’échec de la Metformine

(expérience personnelle)

Dans un dernier geste désespéré, j’ai essayé la Metformine, qui est le traitement pour les DT2.

Je l’ignorais avant d’oser en parler à mon diabétologue, mais c’est assez commun en réalité que des diabétiques de type 1 soit si résistants à l’insuline qu’ils doivent compléter leur traitement avec ce genre de cachets.

Malheureusement pour moi, ce fut un ÉCHEC CRITIQUE. Au bout de trois pauvres petits jours, je me suis tordue de douleur au sol, les intestins en feu. Cela arrive aussi, certains ne supportent pas la Metformine.

Après cette terrible expérience où j’avais connu la joie que mon insuline fonctionne plus rapidement, j’étais vraiment en colère, et fragile. En plus de la déception, pour une raison que j’ignore, mon Diabète a muté après la prise de ces cachets. Non, je ne parle pas d’un changement de cycle ou de petites originalités : de nombreuses choses fondamentales avaient changées, comme si je me retrouvais avec un tout nouveau Diabète.

– 30 min minimum pour remonter d’une hypo contre 5min avant
– 1h après chaque repas minimum avant que ma glycémie ne monte (contre 10-15 min ultérieurement)
– le soir, ma résistance à l’insuline est passé à 5h
– même ma quantité de resucrage supplémentaire a changé (plus importante)
– pour éviter les hypoglycémies pendant les repas, j’étais obligée de doubler mes piqures afin d’en faire une petite avant, et une plus grosse 1h après.

 

Après 22 ans de vie commune, je ne reconnaissais plus mon Diabète. C’en était trop pour moi, et cela faisait déjà quelques temps que je considérais de passer à la pompe à insuline. Alors dans un accès de colère et de résignation, je me suis dit que quitte à devoir TOUT reprendre, autant essayer la pompe Omnipod.

Pour limiter les dégâts, je devais me faire pas moins de 7 injections par jour (2 par repas + ma lente),et tout cela pour un résultat bien décevant en plus. Je voyais mal comment cela pouvait être pire.

L’Omnipod sinon rien !

En réalité, même avant ma mésaventure avec le Metformine, j’avais beaucoup cheminé sur ma vision des pompes à insuline… Mais pas n’importe lesquelles !

Je concède que cela vous paraisse ridicule, mais les réseaux sociaux m’ont beaucoup aidé. Personnellement, je refuse de porter une pompe à insuline avec tubulure. Ce genre de dispositifs me font sentir affreusement malade. C’est pourquoi j’ai choisi la seule pompe patch sans tubulure du marché français remboursée à ce jour : L’Omnipod, de Insulet.

Certes, il faut aussi la porter, mais elle n’a pas de boitier, et je trouve qu’ils ont tout de même fait un effort sur le design. De plus, je savais que Le Jardin d’Aubépine proposait de nombreuses coques vraiment canons pour m’aider à traverser cette épreuve.

Je l’avoue donc, à force de regarder des photos de sportives avec l’Omnipod (et le Dexcom aussi pour la plupart car aux US il est très populaire comme capteur), j’ai fini par me dire : « Mais en fait c’est même un peu classe de porter ce truc… Moi aussi je peux le faire ! Ça va aller ! »

C’est la raison pour laquelle je vous avais fait un article très riche en photos sur les capteurs de glycémies ! À mon sens, accepter de porter son Diabète sur la peau passe également par le fait de changer sa vision sur ces dispositifs. En voyant à quel point on peut se les approprier et briller de mille feux quand même, en tant que femme en tout cas, cela m’a beaucoup aidé.

Pour lire cet article, c’est ici :
Commet bien porter son capteur ?

Le passage fut simple

S’il y a bien quelque chose sur laquelle je peux vous rassurer, c’est le passage à la pompe à insuline !

Concrètement, j’ai annoncé la nouvelle à mon diabétologue, qui a fait de son mieux pour ne pas me sourire d’un air triomphant, et il a fixé une date pour que je passe en hôpital pour sa mise en place.

Cela dépend de votre profil, mais pour ma part, étant débrouillarde, je ne suis restée que 2h sur place. Si vous préférez ou que votre diabétologue le juge nécessaire, vous pouvez être hospitalisés un ou deux jours afin que des médecins vous trouvent le bon réglage pour votre basale : le système d’insuline rapide au compte goutte qui va remplacer votre ancienne insuline lente.

Vous serez aussi accompagnés et pris en charge par un prestataire de santé, car les pompes à insuline et le matériel qui va avec ne se récupère pas en pharmacie : tout passe par votre prestataire de santé.

Vous avez donc une formation pour vous expliquer comment votre pompe fonctionne, et votre presta sera présent pour toutes les premières étapes de votre nouvelle vie de pompiste. Le but, c’est que vous soyez rassurés, serein et autonome dès que possible. Vous avez un pépin, ou un doute, vous pouvez l’appeler.

Bref, le plus long, c’est clairement de décider de passer sous pompe à insuline !

Ce qui change

Je vous avouerais qu’avant mon passage sous pompe, j’étais assez/trop confiante. On m’avait bien expliqué que certaines choses allaient changer, mais j’avais l’impression que c’était anecdotique.

Dans ma tête, j’allais arrêter de parler de rapide et d’injections et remplacer ces mots par « BOLUS », et adapter mon ancienne insuline lente par un dosage au compte goutte tout au long de la journée. Rien de bien méchant, non ?

Bon, en réalité, c’est un peu plus compliqué que cela. La plupart du temps, il y a tout de même un temps d’adaptation et de bonnes recherches de dosage.

L’insuline lente vs la basale

Posons-nous un moment, vous allez voir que c’est tout à fait logique. Le principe de la basale est que la pompe à insuline va vous délivrer une toute petite quantité d’insuline en continu, afin de vous maintenir à un taux stable. Il existe des équivalences entre les unités totales de lente et les réglages d’une basale. Mais vous allez vite vous rendre compte qu’un système précis au compte goutte est très différent d’une injection en une fois.

J’ai ainsi découvert combien mon ancienne insuline lente pouvait être approximative ! Pour commencer, je ne vous apprendrai rien en vous disant que les insulines lentes ne durent jamais réellement 24h… En faisant un jeûne glucidique, nous sommes nombreux à réaliser que notre courbe n’est pas tout à fait lisse. C’est normal… Comment lui demander plus ?

Le principe de la basale avec une pompe à insuline est que vous allez pouvoir créer des SEGMENTS. Autrement dit, vous allez pouvoir remarquer vos différents besoins en fonctions des moments de la journée, et lui dire : « OK coco, de telle heure à telle heure, j’ai besoin de moins/plus donc tu vas me faire ça ». C’est une révolution ! Fini la fatalité du pic de glycémie à 17h (c’est un exemple, hein…) !

Les nombreuses options d’une pompe à insuline

Petit à petit, vous allez découvrir et tester tous les réglages de votre pompe ! Je vais vous parler de mes trois préférés, et de ce que cela m’a apporté en terme de confort de vie !

– les débits temporaires pour le sport : Il s’agit d’une option qui vous permet de baisser ou d’augmenter votre basale. Cela se règle en pourcentage ! Prenons un exemple concret : lorsque je vais courir, je baisse ma basale de 50% pendant l’effort. Plus besoin de manger avant/pendant/après, et ma courbe n’y voit que du feu !

– l’arrêt de la pompe pour les hypoglycémies : Bien sûr, si vous êtes à 0,50 avec deux flèches vers le bas, vous pouvez vous asseoir sur cette option et vous rabattre immédiatement sur le sirop. Mais si vous prenez l’hypoglycémie suffisamment tôt, cela fonctionne du feu de Dieu ! Concrètement, vous être en train de descendre, et vous décidez donc d’arrêter votre pompe. Votre glycémie remonte rapidement et vous n’êtes plus obligés de vous gaver de sucre à chaque raté !

– la magie des bolus prolongés : Mon préféré de tous ! Avec mon insulino-résistance, cette option est M-A-G–I-Q-U-E. En gros, vous fractionnez votre bolus/dose d’insuline. Par exemple, je dois me faire 10 unités pour le déjeuner. Et bien je peux décider de balancer X unités de suite, (ou rien d’ailleurs) et le reste des unités sur une période de temps que je choisis (je choisis souvent de faire 1/3 de la dose de suite, puis le reste pendant 2h).

C’est utile si vous avez mon profil, car la résistance à l’insuline est forte quand on s’injecte tout d’un coup. Mais cela peut aussi vous changer la vie pour les repas chargés en glucides et en gras, comme les pizzas, etc, qui ont tendance à nous faire augmenter plusieurs heures après !

Pour les curieux, voici un article de Nina de Diabetopole qui l’explique super bien : Manger des pizzas sans sushi avec les bolus prolongés.

Mes arguments pour la pompe !

Pour commencer, si vous n’en avez pas envie et qu’en plus vous êtes bien régulés sous stylos, je m’interroge sur vos aspirations. Ne vous prenez pas la tête. Il n’y a pas de hiérarchie entre pompes à insuline et stylos. L’un n’est pas mieux que l’autre, plus démodé ou actuel… Ce sont juste des traitements différents.

En résumé, voici les arguments qui peuvent vous faire chavirer :

Vous avez besoin de plus de finesse dans vos réglages afin de mieux réguler votre Diabète.

Vous souhaitez vivre vos activités sportives plus librement (ne pas avoir à manger avant/pendant/après et pouvoir mieux gérer les imprévus)

Vous en avez marre de vous piquer plusieurs fois par jour.

Vous voulez pouvoir porter les superbes coques du  Jardin d’Aubépine mais pour cela, il vous faut un Omnipod ! 😉

Ce que je n’aime pas

Je ne vais pas vous mentir, il y a aussi des choses que je n’aime pas.

• Je me suis habituée à porter l’Omnipod, mais je pense que je ne m’habituerai jamais aux traces laissées par le dispositif. Il arrive que ça gonfle, que ça saigne, que ça fasse des bleus. Il se change tous les trois jours alors autant vous dire que des traces, vous en aurez un peu partout si vous marquez facilement comme moi.

• L’été, comme les capteurs, c’est un peu galère à faire coller… Je vis dans le sud de la France, alors tout y est passé : les colles de type skin prep, les sparadraps, les tergadem, les brassards etc. Quand il a commencé à refaire froid, j’étais vraiment SOULAGÉE.

Mais c’est tout. Vous l’aurez compris, je ne regrette absolument pas ce choix !

Cet article traitait donc de la raison pour laquelle je suis passée à la pompe à insuline Omnipod et comment je l’ai vécu.

Je trouvais intéressant de vous partager mon cheminement, mon expérience et mon avis actuel sur les pompes à insuline.

Dans un prochain article, je traiterai plus précisément de mon expérience avec l’Omnipod, afin d’informer ceux qui hésitent à l’adopter ou non ! Merci de vos lectures !

J'espère que cet article vous aura plu !

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L’omnipod Dash sort en octobre !

L’omnipod Dash sort en octobre !

L’omnipod Dash sort en octobre !

Un Omnipod, la belle télécommande en plus !

INSULET a annoncé la sortie de son Omnipod Dash depuis peu, mais il fait déjà beaucoup de bruit ! On retrouve le pod inchangé, mais belle surprise : le terminal est devenu un sublime objet aux allures de smartphone ! L’interface en est toute changée, pour un résultat plus user-friendly (traduction : en plus d’être beau, ça sera logique et agréable à utiliser… trop coooool !).

Quelques petites nouveautés pointent le bout de leur nez, mais en résumé, ce qu’il faut retenir, c’est que le terminal va enfin rentrer facilement dans votre sac, et que vous aurez l’impression de jouer avec votre téléphone pour gérer votre Diabète au quotidien !

Pour le commander, il faut se rapprocher de votre diabétologue. (soyez convainquant et soudoyez-le avec de la nourriture s’il le faut !) L’Omnipod sortira en octobre. Nous n’avons pas de date précise car la distribution dépend aussi des prestataires de santé.

Trop beau ce nouveau terminal !

C’est sûr que comparé au terminal actuel de l’Omnipod, c’est le jour et la nuit ! Il est fin, il est beau, il est moderne.

Il est clair que ce bijou de technologie s’inscrit davantage dans l’ère du temps, et pour ma part j’ai hâte de découvrir cette nouvelle interface ! Un après-midi à jouer avec devrait à tous nous suffire pour se l’approprier… Il a l’air si cool…. Je le veux, et le prochain article sur le sujet sera probablement mon retour d’expérience.

Ci dessus, l’Omnipod classique et son terminal (vous voyez bien la différence là, non ?)

Les nouveautés de l’Omnipod Dash

Rentrons dans le vif du sujet maintenant : à part que la télécommande est jolie, qu’est-ce qui change, concrètement ?

– Il est tactile, fini les crampes de doigts pour appuyer sur les touches !
– Il fonctionne avec une batterie rechargeable (La planète est raviiiie).
– Il permet un débit de base à 0 (Houuuuraaa), et c’est bien pratique pour les enfants par exemple !
– Il propose une fonction de suivie des sites d’insertion du pod : en gros vous pourrez noter où vous l’avez posé avec des notes, afin d’être sûr que vous diversifiez bien les endroits.
Monsieur fonctionne avec le Bluetooth, et donc, il a un petit capuchon bleu, pour ne pas le confondre avec les anciens (je sais, ça change TOUT….).

Comment se procurer l’Omnipod Dash ?

Comme toute pompe à insuline, l’Omnipod Dash est distribué via un prestataire de santé. Il est remboursé par la Sécurité Sociale française. Pour l’avoir, il faut en faire la demande auprès de votre diabétologue.

Faites-lui votre plus beau sourire et expliquez-lui en quoi alléger votre sac peut améliorer votre HBA1C… (si, si, si !)

L’Omnipod Dash sortira début octobre, mais selon les prestataires de santé, le délais pour l’obtenir pourra être plus long.

Si la sortie de l’Omnipod Dash vous motive à passer à une pompe à insuline pour la première fois, la procédure sera la même : tout passe par votre diabétologue.

 

Les anciens pods ne seront pas compatibles avec le nouveau système.

Ce qui m’amène à un point très important : soyons respectueux et ne jetons pas nos boîtes toutes neuves d’Omnipod « ancienne génération ».

Je sais que nous serons nombreux à être des utilisateurs de l’Omnipod actuel et vouloir changer pour passer au Dash. Je comprends que vous ayez envie de vite essayer cette nouveauté, mais gardons en tête que nous sommes extrêmement chanceux de ne rien payer. La moindre des choses serait donc de ne pas gaspiller le matériel médical précieux que nous avons gratuitement.

Plusieurs options s’offrent alors à vous :
– demandez à votre prestataire de santé s’il peut les récupérer si vous en avez pour 1 an par exemple
– soyez raisonnables et terminez vos anciens pods avant de commencer les Omnipod Dash

BREF, on a hâte !!

Le Diab’Note

Le Diab’Note

Le Diab’Note

Un carnet de glycémie,

mais pas n’importe lequel !

Pour ceux qui suivent Le Jardin d’Aubépine et La Belle & le Diabète sur les réseaux sociaux, le Diab’note n’a plus de secret pour vous ! Le lancement de ce nouveau produit a eu lieu le 3 septembre 2020 sur la boutique en ligne de Virginie (Le Jardin d’Aubépine : et oui, elle ne s’appelle pas Aubépine…courage vous allez vous en remettre)

Dans cet article, je vais revenir sur cette collaboration avec Le Jardin d’Aubépine, et la force de ce carnet de glycémie qui je l’espère (pour ceux qui veulent se relancer dans les notes écrites) deviendra votre nouvel allié !

Je ne note plus mes glycémies

On ne va pas se mentir, nous sommes très peu à noter nos glycémies à la main ! Personnellement, mon dernier véritable carnet de glycémie (c’est à dire avec des vraies glycémies et pas rempli à la va vite avant le RDV chez le diabéto hein) date de ma première année de lycée. OUCH.

Pourtant, c’était très répandu il y a quelques années, que s’est-il passé ?

La digitalisation de nos données

Depuis que nous sommes passés aux capteurs de glycémies, notre rapport aux carnets de glycémie a complètement changé. On trouve de plus en plus d’applications pour rassembler et synchroniser nos données. C’est pourquoi nous avons lentement mais sûrement arrêté de noter nos petits résultats dans ces cases trop petites.

Oui, ces cases toujours trop petites, ce qui m’amène au second point :

Des carnets désagréables à utiliser

On voit fleurir depuis quelques années de nombreux modèles de tableaux, partagés par les diabétiques sur les réseaux sociaux. « Voici le tableau que j’utilise pour noter mes glycémies, car je n’aime pas les carnets. Si ça peut aider d’autres DT1, je le partage ici ».

Et on comprend cette pratique : les carnets de glycémies actuels ne sont guère adaptés. Depuis l’insulinothérapie fonctionnelle (traitement qui consiste à calculer ses glucides et faire la dose d’insuline adapté), nos besoins ont changé. Nous avons tant à réfléchir avant chaque dose, et il y a tant de choses à noter…

Pourtant, les carnets sont quasiment tous en A6, les cases sont minuscules, les espaces de notes plus symboliques que pratiques : bref, personne n’aime les utiliser. Autre point important : ce sont des carnets de santé, ils ne sont pas forcément esthétiques.

 

Pourquoi noter ses glycémies ?

Oui, vous allez me dire : « pourquoi se lancer dans un carnet de glycémie si vous saviez déjà que plus personne ne note ses résultats et que tout est digitalisé ? »

Très bonne question Augustine, pour laquelle nous avons une réponse tout aussi pertinente : Parce que noter ses glycémies reste le meilleur moyen de réguler son Diabète.

Prendre le temps de noter

Pour en avoir discuté avec de nombreuses personnes, et compte tenu de notre propre expérience, Virginie et moi avons constaté une chose avec la digitalisation : « trop de données, tuent les données ».

Entre les courbes de tendance, les superpositions, les pourcentages, et toutes les données de doses d’insuline de nos pompes (ou stylos connectés), c’est la jungle !

La véritable jungle, celle qui vous amène à regarder rapidement votre HBA1C prévisionnelle puis quitter l’application. Au final, vous ne notez plus, mais vous n’analysez plus non plus.

Bien sûr, nous continuons à utiliser notre mémoire à court terme pour apprendre de nos erreurs et régler nos doses, mais cela n’est pas comparable avec la force d’une analyse bien faite sur toute une semaine, en un seul coup d’œil. Nous n’avons pas forcément envie de le faire, cela prend du temps et de l’énergie, mais c’est indiscutable : noter ses glycémies apporte du recul et une vision d’ensemble de nos résultats.

Un seul coup d’œil, beaucoup de réflexions

Les carnets de glycémie sont conçus avec des tableaux d’une semaine sur chaque page. Cela veut dire qu’en un seul coup d’oeil, vous pouvez apprécier l’équilibre (ou non) de toute votre semaine, et comparer facilement vos résultats d’un jour à l’autre.

C’est un outil fabuleux pour nous aider à prendre les bonnes décisions et changer nos doses si cela est nécessaire.

Le Diab’Note,

un carnet pas comme les autres

Le Diab’Note est un carnet de glycémie conçu par des diabétiques de type 1, pour des diabétiques de type 1 ! Et devinez quoi ? Cela se ressent. Chaque case ou espace a été réfléchi en amont, en prenant compte de nos expériences au quotidien. Il dure six mois !

 

Enfin la place de s’exprimer

Le Diab’Note est un carnet au format A5, facile à glisser dans votre sac, mais fonctionnel : vous aurez la place d’écrire. Fini les cases carrées qui vous font demander pourquoi les glycémies comportent 3 chiffres et une virgule. Les cases à remplir du Diab’Note sont adaptées à ce que vous avez à écrire, et vous pourrez même garder votre écriture habituelle !

 

Pompes à insuline ou stylos ?

On est d’accord qu’une personne sous pompe à insuline a des problématiques et des besoins différents d’une personne sous injections par stylos ? Alors POURQUOI ne proposer qu’un seul carnet ??

La première bonne résolution du Diab’Note est qu’il existe une version différente selon votre traitement.

Qu’est-ce qui change ?

Au delà de détails appréciables tels que l’utilisation d’un vocabulaire adapté (bolus/injections, basale/insuline lente, etc.), nous avons travaillé sur les différents besoins ! La version pompe à insuline comprend des espaces dédiés pour écrire vos réglages de basales par plages horaires, et des cases suffisamment grandes pour noter vos bolus prolongés par exemple ! Tandis que la version stylo vous laisse la possibilité, dans un encart dédié, de modifier votre dose d’insuline lente sans rature.

La page IF et jeûne glucidique (qui ne se substitue guère à une consultation avec votre diabétologue) est également différente d’un traitement à l’autre. Mais je vous laisse découvrir ces subtilités, ce serait bête de tout vous dévoiler ici !

 

L’esthétique du Diab’Note

Une collaboration de feu tout en douceur

 

Si Virginie a fait appel à moi, c’est avant tout car je suis graphiste de formation. Nous avons donc réfléchi le Diab’Note ensemble, et j’ai réalisé toute la partie création graphique sous le regard bienveillant mais critique de Virginie, du Jardin d’Aubépine.

Pour nous, le graphisme était aussi important que l’aspect fonctionnel et pratique, car s’il y a bien une raison qui ressort toujours lorsqu’on demande à un diabétique pourquoi il n’utilise plus de carnet de glycémie, c’est que « c’est moche ».

Et n’en déplaise à tous fabricants de carnets de glycémie actuels, c’est une triste réalité. Pourtant, cela ne nous a pas paru si compliqué de se pencher sur une version femme et une version homme, d’apporter de la couleur et d’essayer de faire quelque chose de joli, qui ne vous rappelle pas forcément que c’est un carnet médical.

Car avant d’être un carnet médical, le Diab’Note est surtout un carnet d’expérience. Toute votre vie se retrouver notée au travers de glycémies, de doses, d’annotations et de dessins d’humeur (comment ça vous n’avez jamais dessiné dans votre carnet ?)

Bref, vous m’en direz des nouvelles !

Virginie et moi sommes très friandes de retours, que ce soit pour nous adresser des mots d’amour ou pour nous suggérer des améliorations ! C’est comme cela qu’on progresse !

Pour les plus curieux, voici le VLOG que Virginie a réalisé sur l’aventure du Diab’Note ! Notamment je suis montée à Nancy pour le lancement !

Je vous le dis de suite, vus l’accueil et les affinités qui sont en train de se créer entre nous, ce ne sera pas la dernière fois que vous me verrez en compagnie de la belle Virginie ! 😉

Longue vie au Jardin d’Aubépine !

Le Diabète Enchaîné #2 !

Le Diabète Enchaîné #2 !

Pour ce deuxième numéro du Diabète Enchaîné, Nina et moi avons décidé de parler du… jeûne glucidique !
Ne vous laissez pas influencer par cette couverture humoristique, le jeûne, ça n’est pas forcément un enfer… Et surtout, c’est un fabuleux outil pour nous aider à équilibrer notre cher Diabète !

Dans ce #2, on vous livre des recettes, notre expérience et tout ce qu’il faut savoir sur le jeûne glucidique ! Vous trouverez une superbe interview d’Alban Orsini, (vous ne savez pas qui c’est ? FONCEEEEEZ) de beaux témoignages et des actualités en tout genre.

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#2 : Le jeûne glucidique

Pour ce deuxième numéro, nous avions des tonnes et des tonnes de sujets, mais Nina et moi avons décidé de traiter le jeûne glucidique. Pourquoi ? Et bien déjà parce qu’il est un outil vraiment fabuleux pour équilibrer son Diabète, qu’on en parle dans tout bon stage d’IF (insulinothérapie fonctionnelle : traitement du diabète de type 1 par calcul des glucides et administration adaptée de l’insuline), et  que nous sommes TRÈÈÈÈS nombreux à avoir eu le temps d’en faire au moins un pendant le confinement.

 

Bref, que vous soyez déjà un adepte ou que le simple fait d’en entendre parler vous hérisse le poil et vous donne faim : jetez-y un œil, vous y apprendrez peut-être des choses intéressantes !

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